C’était 2018

La chansonnette [23]

Hubert-Félix Thiéfaine
22 mai
1978

Dernier épisode des chansons qui sentent vaguement l’eau bénite avant reprise d’une activité normale. L’événement majeur de mai 68 ne fut pas une rébellion estudiantine, mais un banal accident de la route dont fut victime un brave séminariste. Premier album de Thiéfaine. Et titre par lequel il a commencé son concert à l’Arena de Bordeaux en octobre dernier.
Bien que ce soit encore un peu tôt, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et vous dis à l’année prochaine. Portez vous bien.

Collection 476

Photo de la semaine du 9 au 15 décembre 2018

La chansonnette [22]

Claude Nougaro
Plume d’ange
1977

Poursuivons notre virée spirituelle du temps d’Avent, cette fois avec l’histoire d’un « ange réglementaire » qui offrit une de ses plumes à l’auteur du conte que vous allez entendre. Posez-vous un quart d’heure et écoutez cette si belle histoire.


Collection 475

L’habit ne fait pas le moine, …

… mais la « veste de haute visibilité » pourrait bien faire le révolutionnaire. Du moins c’est ce que craint le gouvernement égyptien, scrupuleusement démocratique comme l’on sait.
Je lis ainsi dans Slate que l’usage de cette fameuse « veste de haute visibilité », plus communément appelée « gilet jaune », est désormais étroitement contrôlé en Egypte. Les grossistes doivent avoir une autorisation de la police pour en commander, et les commerçants ne peuvent plus les vendre à n’importe qui. Il faut montrer patte blanche pour s’encanailler en fluo, sous peine de sanction.
Que craint donc monsieur Sissi ? que la révolte qui gronde en France s’exporte. Le gilet jaune a d’ailleurs été récemment vu sur des protestataires à divers endroits d’Europe, mais aussi en Irak. Si Sissi s’inquiète, c’est peut-être que la colère s’insinue en Egypte aussi. D’ailleurs, à toutes fins utiles, il se pourrait que le gouvernement égyptien prenne quelques mesures économiques en urgence, dont on suppose qu’elles seront plus à même de calmer les esprits que des interdits vestimentaires.

Photo de la semaine du 2 au 8 décembre 2018

La chansonnette [21]

Alexis HK
Torture jésuite
2018

Poursuivons la petite série des chansons de l’Avent. Nous abordons aujourd’hui « un sujet pas du tout clivant : la culture judéo-chrétienne », comme l’a dit Alexis HK lors de son concert à L’Inox à Bordeaux, en novembre dernier. Alexis HK n’a pas, à ce jour, enregistré ce titre sur CD, et ne le chante que sur scène.


Une petite phrase en passant [4]

« L’argent des riches est plus efficace que celui des pauvres, qui permet rarement de résoudre quoique ce soit. Quand un pauvre essayer de régler quelque chose avec de l’argent, il le perd. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est pauvre ».

Arto Paasilinna, La cavale du géomètre, 1994 (1998 pour la traduction française)

Collection 474

Grèbe urbain

En ce moment, au Jardin Public, le cormoran est le roi. Les carpes n’ont qu’à bien se tenir ! Et donc, il y a peu de temps, j’observai un de ces cormorans, qui plongeait invariablement pour ne rien rapporter : les carpes se tenaient bien.
Le cormoran plonge, ressort un peu plus loin, replonge, et ce qui ressort est … un petit bouchon flottant, qui replonge aussitôt. Beaucoup beaucoup, mais vraiment beaucoup plus petit qu’un cormoran, le grèbe, car grèbe il y a, farfouille lui aussi dans la mare pour chercher tambouille. Outre le fait que, croyant voir surgir un cormoran balaise, je me trouve face à un petit grèbe dodu, la surprise est liée à la présence même de ce grèbe en pleine ville. Il s’agit du grèbe castagneux, que j’ai surtout l’habitude de voir sur le bassin d’Arcachon dès que l’automne arrive. Un plongeon de plus, et je ne vis plus le petit grèbe.

Un grèbe castagneux dans le Jardin Public de Bordeaux au début du mois de décembre 2018

Photo de la semaine du 25 novembre au 1er décembre 2018

La chansonnette [20]

Georges Brassens
Tempête dans un bénitier
1976

En ces temps d’Avent, où la compulsion consumériste surfe sur la vague de la Nativité, il m’a semblé bon de ranger un peu tout le fatras bondieusard, quitte à fâcher le blogonaute pieux égaré sur mes terres impies. D’où quelques chansonnettes catholico-bizarres, voire plus ésotériques encore. La première de cette série date de 1976. J’avais alors huit ans et Jeannette chantais Porque te vas à la radio . Mais il faut rester sérieux, se souvenir de Vatican II, et surtout de ce que Brassens en fit : « il ne savent pas ce qu’ils perdent, tous ces fichus calotins, sans le latin, la messe nous emmerde ».