Collection 469

Se souvenir du ciel bleu

Dire que nous sommes passés de l’été à l’hiver en quelques jours relève de l’euphémisme le plus pur. Même en un jour, si l’on considère que des températures frôlant les 15°C fin octobre ont encore un petit côté estival : c’était le cas samedi. Depuis hier, on gèle, on pèle et on grelotte, sous un ciel gris aussi déprimant que le résultat des présidentielles au Brésil.
Mais samedi encore, le ciel était bleu et la bière fraiche était la bienvenue : une bière nantaise du feu de dieu, bien méritée après une chouette balade urbaine. Et au cœur de cette balade, il y eut le théâtre Graslin, planqué derrière sa fontaine, sous un ciel tellement bleu qu’en ce jour tellement gris, je me demande encore si c’était bien dans la vraie vie.

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Théâtre Graslin (Nantes) – 27 octobre 2018

Photo de la semaine du 21 au 27 octobre 2018

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C’est vrai que ça pue

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Clathre rouge observé à Bordeaux en octobre 2018

Je vois très souvent des clathres rouges, dont la forme permet de les identifier à coup sûr : une sorte de cage rouge, qui a valut à ce champignon le surnom de « cœur de sorcière ». J’ai pu régulièrement constater que le clathre rouge attirait les mouches par son odeur désagréable, qui, selon certains sites et blogs (Nature LN par exemple), évoque la viande en putréfaction.
J’ai récemment testé l’odeur dudit clathre, en m’approchant pour le prendre en photo. Je décrirais plutôt l’exhalaison comme celle de WC jamais lavés, doublée d’une forte odeur d’égout. Ce qui ne donne pas envie de tester le soi-disant goût de radis de ce champignon à l’état jeune, alors qu’il ressemble alors à un œuf.

 

Collection 468

Photo de la semaine du 14 au 20 octobre 2018

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Collection 467

Tristesse finlandaise

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Arto Paasilinna en 2007 (Wikimedia Commons)

« Les plus redoutables ennemis des Finlandais sont la mélancolie, la tristesse, l’apathie ». C’est ainsi que commence Petits suicides entre amis, une des multiples pépites d’Arto Paasilinna, auteur prolixe et finlandais qui vient d’avoir le mauvais goût de mourir, lui qui pratiquait l’humour à assez haute dose, surtout quand il était noir.
Je me suis remis le nez dans Petits suicides … lors de mes vacances en Finlande, et depuis je gloutonne du Paasilina, comme les Finlandais, cette « nation de guerriers », « se rassasient de saucisses graisseuses » lors des fêtes de la St-Jean.
D’un petit détail ne tenant même pas lieu de fait divers (songeons au célèbrissime Lièvre de Vatanen), Paasilinna pondait un roman aux ramifications complexes, inattendu, toujours d’une grande drôlerie. C’est ce côté fantasque qui va désormais manquer à tous ces lecteurs, cette impression d’être emmenés sur le fil d’un funambule qui ne sait pas toujours lui-même où il va. Nous le suivions malgré tout avec une totale confiance, car les livres de cet homme-là ont le pouvoir de rendre heureux.

Photo de la semaine du 7 au 13 octobre 2018

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La chansonnette [19]

Petula Clark
L’agent secret
1966 ou 1967

Une petite chansonnette sans prétention, rendant hommage à un personnage de ciné, à savoir James Bond, le fameux 007 qui, lui, ne se fit pas zigouiller comme ses prédécesseurs (même le 04, « ils ont fini par l’abattre »). Rappelons au passage que Petula Clark, bien qu’aussi British que Bond lui-même, a chanté en français, en espagnol, en allemand, et, je crois même en japonais.

Collection 466

Photo de la semaine du 30 septembre au 6 octobre 2018

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Collection 465

Le bassin d’Arcachon à marée basse au début de l’automne 2018

Même L’Équipe

lequipe-coverTous les médias ou presque, aujourd’hui, ont rendu hommage à Charles Aznavour, ce sacré bonhomme qui a chanté avant tous les autres les sujets alors tabous, comme le divorce (avec Désormais) ou l’homosexualité (Comme ils disent). J’ai particulièrement apprécié l’article des Inrocks, faisant le lien, preuve à l’appui, entre Aznavour et le rap. Les unes des journaux ont rarement traité d’autre sujet ce matin, même L’Equipe y est allé de son hommage, discret, parce-que la chanson n’est quand même pas le cœur de métier d’un quotidien sportif. Cette allusion à Emmenez-moi était néanmoins bien vue et bienvenue. J’ai moi aussi participé à la ferveur populaire du moment en regardant l’émission Personne ne bouge qu’Arte lui avait consacré l’année dernière (disponible sur le site de la chaine jusqu’à la fin du mois). Et ce fut un joli moment, très joyeux et agréable, pas nostalgico-pleurniche pour deux sous. Si cela vous tente, cliquez ici, mais dépêchez-vous, car le 1er novembre, le carrosse audiovisuel se transformera en citrouille.

Une petite phrase en passant [1]

« Si Galilée, Darwin, Spinoza, Pasteur, Einstein et tant d’autres avaient été de grands mondains écumant les afters au petit matin, après avoir dansé toutes les nuits comme des endiablés, nous en ­serions encore à gratter les silex sous la pluie… »

Dr David Gourion, dans une interview au journal Le Monde le 2 octobre 2018