Photo de la semaine (du 22 au 28 avril 2018)

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De la Corse à l’Alsace

Je sens que l’esprit moqueur me rattrape. Qu’une fois encore je vais me permettre de me gausser sottement de mes contemporains. Ce n’est point charitable, j’en ai conscience. Mais quand je lis ça dans une liste d’ingrédients d’une recette de cuisine, je ne peux pas m’empêcher de m’esclaffer :

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Collection 447

Un éléphant, ça trompe, ça trompe …

Que voyez-vous là, amis blogonautes de passage ou habitués ? Ne serait-ce point encore une de ces chenilles voraces qui gloutonnent le buis ou autre plante, comme moi ma douzaine d’huîtres chaque dimanche ?

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Que nenni. Il s’agit en fait d’une fougère, Dryopteris cycadina en bon latin, surnommée « fougère trompe d’éléphant ». Pour en savoir plus sur cette plante asiatique, cliquez ici et . Quant aux photos qui illustrent cette petite note, elles ont été prises au jardin public de Bordeaux aujourd’hui même.

Vorace pyrale

1-P1190619.jpgC’était il y a un an, ou peut-être deux (je ne vois pas le temps passer) : un beau matin, ou un joli soir, déambulant dans le jardin, j’ai constaté que le petit buis, en pleine santé la veille, n’avait plus une feuille. Plumé jusqu’à l’os, les branches à l’air et l’air d’avoir littéralement brûlé, alors qu’il ne faisait quand même pas si chaud.
Il y a un an (cette fois c’est sûr, l’article est daté), Le Figaro expliquait de manière assez simple et claire ce qu’il arrivait à ces pauvres buis, car le mien ne faisait, bien sûr, pas figure d’exception. Rebelote cette année : depuis une petite semaine, le petit buis est à nouveau attaqué.
Le coupable de cette destruction massive façon blitzkrieg est arrivé en France en 2008 et se répand depuis sur le territoire. Le guerrier vorace n’est autre que la chenille d’un papillon d’aspect ordinaire : la pyrale du buis. En regardant bien entre les feuilles, dont elle partage les mêmes couleurs, on finit par voir cette chenille, pas bien grosse ni très longue, mais souvent en nombre suffisant pour détruire un buis en moins de 24 heures.
L’article du Figaro présente divers moyens de lutte, y compris bio (ce qui est récent). N’ayant qu’un seul tout petit buis, je me débarrasse des chenilles à la main (mais pas à main nue) et inspecte l’arbuste plusieurs fois par semaine. Une surveillance constante qui s’impose dès que les beaux jours arrivent, ce qui fut le cas la semaine dernière (pas loin de 30°C à Bordeaux au week-end dernier).

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Photo de la semaine (du 15 au 21 avril 2018)

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Le tournepierre, fidèle au poste

carréP1190562.jpgIl y a un an, sur le port de La Cotinière (commune de St-Pierre-d’Oléron) et grâce aux bons soins du web, j’identifiais un joli limicole aux pattes oranges et au plumage bigarré : le tournepierre à collier.
Cet oiseau niche à proximité du cercle glacial arctique, mais il hiverne sous des latitudes plus faciles à vivre. En France, on le trouve essentiellement sur la partie du littoral s’étendant de la presqu’île du Cotentin jusqu’aux îles charentaises, c’est donc normal que j’ai revu un grand nombre de tournepierres récemment sur l’île d’Oléron, notamment au mois de février (piqûre de rappel). Néanmoins, les effectifs les plus nombreux sont relevés en Bretagne (il y a une centaine chaque hiver rien que dans la réserve naturelle de la baie de St-Brieuc).
C’est un grand migrateur, et il peut donc venir de loin : certains spécimens arriveraient chaque année de l’ouest de la Sibérie et du nord-est du Canada, même si le gros des troupes vient plutôt de Scandinavie ou du nord des îles britanniques.

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Pour aller plus loin : migraction.net, oiseaux.net

Photos prises sur le port de La Cotinière en avril 2018

Collection 446

Photo de la semaine (du 8 au 14 avril 2018)

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Quatorze à la douzaine

Si j’en crois le site oiseaux-birds.com, la femelle colvert pond entre 8 et 13 œufs en moyenne, ce qui doit aboutir, si tout va bien, à autant de canetons. Ce matin, la première couvée vue cette année présentait 14 poussins, bien groupés. Sauf un. Il y a toujours un caneton qui reste à l’écart de la fratrie, j’ignore pourquoi mais je l’ai souvent remarqué.
Donc quatorze. Ce n’est pas rien pour une nénette que son mec a laissée juste après la ponte. Elle a assumé seule la couvaison, elle se débrouille seule aussi pour aider les petits à trouver leur nourriture et à ne pas se perdre en chemin. Et pourtant, l’an prochain, elle retrouvera un autre mâle, tout aussi goujat que le précédent, et l’histoire se répètera.

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Photo réalisée le 13/04/2018 dans l’agglomération bordelaise

 

Collection 445

Tirer un trait sur la côte

Il y le vent, l’océan, les vagues, les grandes marées :

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Et puis aussi le réchauffement climatique qui fait monter la mer sur la terre. La mer grignote le sable, et ça va vite :

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Tellement vite que les arbres, racines à l’air, semblent plantés à l’envers :

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Puis les arbres tombent, les uns après les autres. Il n’y a plus rien pour retenir la dune :

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Ce sont donc les vagues, qui, en se répétant, sapent la dune. Et comme elle est fragilisée, la houle cogne encore plus fort. La dune qui était douce et ronde semble taillée à la hache, en ligne quasiment droite :

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Photos réalisées sur la plage de Vert Bois (Dolus d’Oléron) à la fin du mois de mars 2018

 

Photo de la semaine (du 1er au 7 avril 2018)

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La chansonnette [13]

Jacques HIGELIN
Je suis mort, qui qui dit mieux (live 2013)

Il est mort, ben v’là aut’chose. C’est une belle journée de soleil, on se dirige mollement mais surement vers le week-end, et les infos nous plombent l’ambiance : ce Jacques-là ne nous éblouira plus sur scène.

 

C’était dans le journal … le 4 avril 1918

Hier soir, au dîner, on a fait risotto. C’est bon le risotto, et ce n’est pas nouveau : déjà, pendant la Première Guerre mondiale, et même hors d’Italie, on appréciait cette manière de consommer le riz. J’en ai d’ailleurs trouvé une recette à la dernière page de L’Intransigeant, un rizotto (avec un « z ») à la mode de Parme :

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Certes, le riz est ordinaire, mais le principe est grosso modo celui que j’emploie encore aujourd’hui, du moins au départ, préférant toutefois le bouillon à la simple eau chaude. Mais, en temps de guerre, on faisait avec ce que l’on avait.
C’est le mode de cuisson qui m’a étonnée : il est question d’une caisse norvégienne, dont j’apprends en trainant sur Wikipédia qu’elle s’appelle aussi « marmite » norvégienne, quoique n’ayant pas forcément la forme d’une marmite, et n’étant peut-être même pas d’origine norvégienne. Mais qu’importe. C’est le principe, très ancien, qui est intéressant, car il est fort bien adapté à la pénurie de charbon, banale pendant la guerre, qui incite la ménagère à faire quelques économies d’énergie.
La fameuse caisse, ou marmite, est un récipient isotherme dans lequel on place la casserole bien chaude. Une fois hermétiquement fermée, la caisse permet de poursuivre la cuisson sans dépenser davantage d’énergie. C’est un très vieux système, qui a néanmoins été remis au gout du jour assez récemment, notamment par des ONG soucieuses de limiter la consommation d’énergie. On peut, en outre, la fabriquer soi-même : méthode et mode d’emploi en cliquant ici.

Collection 444

La saison des « premières »

J’aime le printemps pour le retour de tout ce qui annonce les beaux jours. C’est d’une platitude sans nom que de dire cela, mais c’est ainsi, ça fait partie des petits plaisirs de la vie. Il y a donc, en ce début de printemps, les premières asperges, les premières fraises, les premières fleurs dans les cerisiers, la promesse d’une belle floraison de la glycine, et aussi, et même surtout, les premières hirondelles, qui arrivent peu à peu :

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Une hirondelle en Charente-Maritime, 1er avril 2018

Photo de la semaine (du 25 au 31/03/2018)

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