Collection 443

Photo de la semaine (du 18 au 24/03/2018)

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L’oiseau-mystère enfin identifié

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Une rémiz penduline dans l’agglomération bordelaise (début mars 2018)

Fin janvier, entre autres oiseaux urbains, j’avais observé un joli petit piaf beige dont j’ignorais le nom. Un peu par hasard, j’appris hier qu’il s’agissait d’une rémiz penduline, une sorte de mésange très agile, capable de s’agripper à une branche d’une patte et de prélever sa nourriture de l’autre.
Cet oiseau est plutôt végétarien en hiver, mais il se met à la viande à la belle saison, notamment pour nourrir les petits : insectes, larves, araignées et chenilles sont alors au menu. Je n’ai pas revu cet oiseau récemment, et pourtant j’aimerais beaucoup voir son nid, apparemment en forme de poire et suspendu à la fourche d’une branche flexible, une sorte de nid balançoire en quelque sorte.

Source : oiseaux.net

Le fort inutile

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Le fort Boyard vu de l’île d’Oléron (mars 2018)

Dès sa création, au XVIIe siècle, l’arsenal de Rochefort aiguise les convoitises des Hollandais et des Anglais. L’estuaire de la Charente est donc régulièrement l’objet d’attaques militaires, y compris un siècle et demi après sa construction : c’est ainsi qu’en 1809 les Anglais passent à l’attaque en lançant des navires en feu sur l’escadre rochefortaise, ce qui incitera Napoléon à construire en urgence le fort d’Enet (piqûre de rappel). Il faut dire que l’Anglais en ce temps-là est vénère : Napoléon kiffe la guerre et protège à tout prix ses belles armes. Pour verrouiller une bonne fois pour toute l’accès à l’arsenal de Rochefort, il est en train de construire le fort Boyard, une ellipse de pierre dont il est possible de tirer dans toutes les directions, à condition toutefois que la construction soit achevée.
Et construire une bâtisse pareille en pleine mer, ce n’est pas rien. Si le projet est validé en 1801, il faut attendre 1803 pour que les travaux commencent, sur une base rocheuse recouverte par la mer y compris à marée basse. Tout commence donc par des travaux d’enrochement, entre l’île d’Oléron et l’île d’Aix :

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La chose est techniquement complexe, d’autant plus que les Anglais décident d’en empêcher la construction (d’où leur attaque de 1809). Ils réussissent partiellement leur coup, car, s’ils ne parviennent pas à prendre Rochefort cette fois-là, la construction du fort Boyard est interrompue, puisqu’il n’y a plus assez de navires de guerre pour défendre le chantier.
C’est Napoléon III qui reprend le sujet en 1848. La base du fort peut ainsi être enfin achevée, et la construction du fort proprement dit commence en 1857, selon les plans de Montalembert (mort en 1800), c’est-à-dire pour correspondre aux besoins de la guerre du XVIIIe siècle. Les temps ont changé et le fort n’est plus adapté aux besoins modernes. L’artillerie a fait d’immenses progrès : les tirs sont désormais à beaucoup plus longues portée, et tout navire ennemi croisant dans le secteur peut aussi bien être intercepté depuis l’île d’Oléron que depuis l’île d’Aix. Le fort Boyard, dont la construction a été si longue et si complexe, est dépassé avant d’être achevé, inutile donc, jusqu’à ce qu’une chaîne de télé s’en empare en 1990 et décide d’y produire le jeu que l’on connait.

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Le fort Boyard et l’île d’Aix vus depuis l’île d’Oléron (mars 2018)

Source : L’Histoire par l’image

Collection 442

Photo de la semaine (du 11 au 17/03/2018)

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Collection 441

Photo de la semaine (du 4 au 10/03/2018)

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Le milan, c’est maintenant !

P1190018Le milan noir est un oiseau migrateur dont l’arrivée sur ses terres de reproduction annonce clairement le changement de saison. Si, pour les astronomes, le printemps débute le 20 mars, pour les naturalistes, il coïncide avec le début de la saison des amours chez de nombreuses espèces animales. C’est pour cela que les migrateurs qui hivernent dans la région sont sur le départ, et que ceux qui y nichent sont en train d’arriver.
Le milan noir, dont 50% des effectifs d’Europe de l’Ouest nichent en France, est visible depuis quelques jours en Aquitaine, et j’en ai vu un aujourd’hui même à Bordeaux, planant au-dessus du quartier des Chartrons. C’est souvent lui qui ouvre le bal de l’arrivée des migrateurs au printemps en Aquitaine.
En France, le milan noir n’est pas une espèce menacée, mais, selon l’observatoire des rapaces de la LPO, il est néanmoins classé « à surveiller ». En effet, si ces milans-là sont de plus en plus nombreux dans certaines régions d’une large moitié sud, leur nombre tend à diminuer dans le Jura, la Champagne et la Lorraine.
Indépendamment de cet aspect statistique, l’arrivée du milan noir me procure le même effet que le passage des grues dans le sens sud-nord : le printemps arrive. D’ailleurs, aujourd’hui à Bordeaux, même s’il n’y avait pas de soleil, il faisait quand même 18°C.

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Collection 440

Photo de la semaine (du 25/02 au 03/03/2018)

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Des oiseaux dans la ville (février 2018)

Les mois de février se suivent et se ressemblent. L’an dernier déjà, je me plaignais du peu de piafs vus dans le mois, accusant le temps qui passe et le temps qui manque. C’est que février est un mois court.
Je n’ai finalement eu que peu de temps pour effectuer des ornitho-balades en zone urbaine. Les virées en ville eurent parfois un autre but, comme chercher la neige, par exemple : c’était avant-hier, j’en ai parlé cet après-midi. Il n’y avait aucun oiseau visible ni même franchement audible. La ville était étrangement silencieuse, comme si gens et bêtes étaient entrés en hibernation en même temps.
Bref, pour revenir à nos moutons, et donc à nos oiseaux, je n’en présenterai que deux ce mois-ci. Tout d’abord le chardonneret, hyper présent :

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Et puis, caché derrière des branches, le pipit, que je n’avais pas vu depuis de longs mois :

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À part cela, j’ai aperçu le martin pêcheur, revu le faucon crécerelle, mais seulement en début de mois, et nourri des mésanges bleues dans mon jardin. Un vol de grues est passé sur Bordeaux hier soir. Le printemps arrive et la série « Des oiseaux dans la ville » s’achève. C’était aujourd’hui le dernier épisode, avant une autre série, sur un autre thème, un jour peut-être.

Puisque je vous dis qu’il a neigé !

Promis juré, il a neigé à Bordeaux. Un tel événement semble peu probable, tant les températures sont douces depuis hier (13°C actuellement sous le ciel gris). Et pourtant …
Bordeaux a bien, pendant un petit temps, participé au grand grelottement qui a saisi le pays dès le début de la semaine. Et il y eut même une pincée de flocons mercredi matin. Sur l’heure du déjeuner, il fallait déjà être un enquêteur averti voire un très fin limier pour en trouver la preuve, et en fin d’après-midi tout avait disparu. Mais cette preuve de la neige, je l’ai :