Collection 439

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Les (horodat)ors de la République

C’est une scène d’un vieux film qui me vient soudainement à l’esprit : Yves Montand tente de réveiller Louis de Funès en agitant des pièces dans une assiette, en chantonnant « il est l’or, il est l’or monseignor ». De Funès se lève d’un bond : « il en manque une ». C’était, je crois, dans La folie des grandeurs.
À Bordeaux, point de folie des grandeurs, ou alors pas trop, mais une volonté de faire raquer l’automobiliste dès qu’il gare son char à l’intérieur des Boulevards. La grogne monte, Sud-Ouest s’en fait régulièrement l’écho, et je deviens accro aux transports en commun (ce qui n’est pas un mal, bien au contraire). Je ne suis pas là pour ronchonner ce soir, mais plutôt pour sourire. Et si cette envie de faire payer celui qui stationne devait s’appliquer quelque soit le lieu, et même en intérieur ? si cet or, monseignor, devait retentir partout, fut-ce sous les ors de la République ? jusques et y compris dans un joli salon du XVIIIe siècle de l’Hôtel de Ville ? Jugez plutôt à partir de cette photo médiocre et floue, prise ce matin même :

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Photo de la semaine (du 18 au 24/02/2018)

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Protocole commotion pour le pic épeiche

S’il vous arrive de vous préoccuper du tournoi des six nations ou du Top 14, vous connaissez l’expression « protocole commotion » par cœur. Le rugby est devenu tellement violent, tellement bourre-pif, tellement rentre-dedans tête la première, que, dès qu’un joueur a du mal à se relever, il a droit au protocole commotion, une batterie de tests visant à vérifier que son cerveau peut encore servir à autre chose qu’à recevoir des coups. Car ce n’est quand même pas la fonction première de la tête de l’hominidé, comme le signale un article du Monde (accès réservé aux abonnés) à propos des joueurs de football (l’article ne précise pas s’il s’agit du bon vieux foot ou du football américain).
L’article ne se trouve néanmoins pas à la page des sports, pour la bonne raison que son sujet n’est pas le joueur de baballe mais un oiseau tambourineur effréné : le pic épeiche.
Pour cet oiseau, le tambourinage ultra-rapide est un langage. Il permets aux pics de se reconnaître entre eux, mais aussi de draguer. Des chercheurs américains se sont posés la question de l’existence de lésions au niveau du cerveau de ce pic-là, puisque les joueurs de football en ont. Ils ont disséqués dix spécimens de pics épeiche, afin d’y chercher la protéine tau, mise en cause notamment dans la maladie d’Alzheimer : huit des dix pics étaient positifs.
Pourquoi donc cogner jusqu’à s’en détruire le cerveau semble-t-il si vital chez un oiseau ? Une hypothèse serait que le pic épeiche choisirait son partenaire sexuel en fonction des muscles du cou et du dos : les plus musclés seraient aussi les plus à même d’encaisser les chocs. Peut-être aussi que cette fameuse protéine tau n’a pas les mêmes effets délétères chez l’oiseau que l’humain. Aucune conclusion définitive à ce jour n’est proposée, mais on cherche, on cherche.

Copenhague / Klampenborg / Jægersborg

Photo réalisée au Danemark au printemps 2015

Collection 438

Tous les espoirs sont permis

P1180694Vous avez vu la photo laissée ici ce matin ? Prise hier sur le bassin d’Arcachon, elle montre le début de ce que nous attendons tous : le retour des beaux jours.
Depuis des mois, il pleut il mouille et je ne vois même pas de grenouille. Au mieux un ou deux rayons de soleil par semaine et quelques heures de ciel bleu. Marre de l’hiver.
Mais depuis hier, la proximité du printemps se confirme : les grues repartent vers le nord.

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Photo de la semaine (du 11 au 17/02/2018)

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