C’était 2017

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Photo de la semaine (du 24 au 30/12/2017)

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Des oiseaux dans la ville (décembre 2017)

Qu’il s’agisse de Bordeaux ou de Paris, le mois de décembre s’avéra ornithologiquement sympathique. Je rappelle que le troglodyte mignon est revenu dans mon jardin :

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Mais il y eut aussi, dans le jardin et ailleurs, la mésange à longue queue :

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Hors du jardin, le chardonneret est assez présent … :

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… tout comme la grive :

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Le héron cendré attend son heure de pêche (ici à Paris) … :

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… qui coïncide avec celle de la pause chez les cormorans (Paris toujours) :

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Mais le plus surprenant, en banlieue bordelaise fut ce grèbe, que je n’avais jamais vu à cet endroit auparavant :

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Une baignassout’ à Paris

Petite définition pour les nouveaux visiteurs : le terme « baignassout' » désigne les vacanciers sur l’île d’Oléron. C’est un petit peu péjoratif. Par extension, je désigne par « baignassout' » tout touriste restant dans les sentiers battus. Et ça m’arrive à moi aussi. Mea culpa.
Donc, pour en revenir au sujet du jour, j’ai fait Paris à Noël. Je passe sur les aspects météorologiques, sans intérêt. Commençons la balade : il faut à tout prix voir la Tour Eiffel, sinon Paris n’est pas Paris et moi je ne suis plus baignassout’. Je tente ma chance du côté de la Concorde, en plein bain de foule. Sauf que brume il y a et que la Tour Eiffel se retrouve sans tête :

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Continuons l’aventure par les Champs-Elysées. Bain de foule, suite. Des artistes de rue jouent, le public rit, mais, ne mesurant pas 1,90m, je me contente de voir le spectacle à travers les écrans des smartphones des spectateurs :

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C’est donc ça, Paris ? une ville dont il manque des bouts ? C’est le lendemain et le surlendemain de Noël que les choses s’améliorent. Tout d’abord par un détour par la Place Blanche et le sublime Moulin Rouge qui me ramène invariablement vers French Cancan, de Jean Renoir (une pure merveille des années 1950, avec Jean Gabin en premier rôle). Une madeleine en quelque sorte :

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Et puis enfin, de la terrasse de l’Institut du Monde Arabe, la vue sur l’île Saint-Louis, l’île de la Cité et Notre-Dame, avec un beau ciel gris prometteur de pluie (promesse fort bien tenue, mais la météo n’est pas le sujet du jour) :

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Pas de réveillon sans champignon…

P1170619… mais pour aller les cueillir, c’est trop tard. Gnarf gnarf voilà ma ruse : le champignon est là mais tu ne le sauras pas. Car les coins à champignons, ça ne se dit pas, c’est la règle. En plus, c’est la nuit, et la forêt devient terriblement sombre et dangereuse, avec ses chevreuils-garous et autres bestioles facétieuses. Je serais toi, je ne me lancerais pas, d’ailleurs ta Tata qui pique voudrait que tu coupes la bûche.
Et puis, n’oublions pas la tradition, dans notre beau sud-ouest, seuls les cèpes ont droit au titre de champignons, alors la malheureuse chanterelle (quand même 19,95 € sur le marché, et certaines sont des fausses sans intérêt culinaire), la malheureuse chanterelle, disais-je, passe inaperçue. Même quand, sous la végétation, des dizaines de spécimens mesurent plus de 8 cm de diamètre ? Aucune, aucune hésitation, pas de réveillon sans champignon !

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Photos réalisées et champignons prélevés en Nouvelle Aquitaine en décembre 2017 (je n’en dirais pas plus, ça reviendrait à te donner ma carte bleue avec son code, faut rester sérieux)

Photo de la semaine (du 17 au 23/12/2017)

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Les surprises de l’estran vaseux

Je ne me lasse jamais du Bassin d’Arcachon, quelque soit le temps, même sous ciel nuageux comme aujourd’hui, et surtout quelle que soit la marée. La marée haute transforme le Bassin en miroir d’eau géant, la marée basse dégage très loin une bande vaseuse et herbeuse où paissent les oies et les cygnes. D’où balades régulières au fond du Bassin, sur les communes d’Andernos et Arès. Cet après-midi, c’était basse-mer. Il y avait des nuages, mais on voyait néanmoins très bien les cabanes tchanquées de l’île aux Oiseaux, pile en face d’Arcachon, et pourtant c’est loin d’Andernos :

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En zoomant un peu plus, et même carrément trop, pour bien voir les oies bernaches, j’ai cru distinguer un élément peu courant, on dirait l’arrière d’un panneau stop. S’agit-il d’un vraiment panneau, signalant quelque danger ou donnant un ordre quelconque aux bateaux à marée haute (mais le panneau dépasse-t-il assez ?) ou est-ce un canular voire une vue de l’esprit ?

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Certains pètent dans la soie, d’autres se mouchent dans …

En surfant sur le web hier, j’ai lu à plusieurs reprises qu’une nouvelle marque de papier toilette et mouchoirs est née dans le Sichuan (Chine), et porte le ravissant nom de « Caca de panda ». Face à l’abondance d’articles racontant cette histoire (ce sont ceux de Novethic et du Monde qui m’ont inspiré cette petite note), je ne pouvais pas faire autrement que participer à l’enthousiasme ambiant.
De quoi s’agit-il donc ? est-ce du vrai panda ? oui. Du vrai caca ? oui aussi. Et même du vrai crachat en sus, car non seulement le panda défèque beaucoup (10 kg par jour pour un panda adulte), mais il recrache en masse (50 kg). Il faut dire que le bambou, nourriture quasi-exclusive de cet ursidé, est difficile à digérer. Il faut bien éliminer les fibres, et ce n’est pas ce qui manque dans le bambou.
D’où l’idée d’une firme papetière chinoise de considérer le panda comme une usine à recracher de la fibre, débarrassée de son fructose si difficile à ôter quand on veut travailler le bambou pour en faire du papier, que celui-ci serve à se moucher ou à s’essuyer délicatement le fessier.
Pour entrer dans la phase industrielle du projet, la firme a prévu de collecter les déjections des pandas dans trois réserves naturelles puis de les faire bouillir avant de les transformer en papier. Une analyse est bien sûr prévue pour éviter les bactéries. Côté business, vu l’immense cote de popularité du panda en Chine, il y a du blé à se faire : la boite de mouchoirs pourrait être vendue autour de 5,50 €, ce qui augmente furieusement le prix du rhume saisonnier. Mais quand on aime le panda, on ne compte pas.

Collection 429

Photo de la semaine (du 10 au 16/12/2017)

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C’est la saison de l’huîtrier

1-P1170371.jpgL’huîtrier-pie est un limicole au bec rouge capable de casser les coquilles de nombreux mollusques, et pas seulement celles des huîtres, ce qui pourtant peut déjà être considéré comme une prouesse quand on considère à quel point ces bêtes sont parfois difficiles à ouvrir, même avec le couteau ad hoc.
En ce qui concerne la petite — mais croissante — population résidant en France (à peine plus de 4% des spécimens hivernant en Europe, et au mieux 0,5% des nicheurs), l’huîtrier-pie est surtout présent sur les rivages de la Manche.

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Cependant, depuis quelques années, le nombre de ces oiseaux augmente sur le littoral atlantique, jusque sur le Bassin d’Arcachon (il y a des couples nicheurs sur le Banc d’Arguin). C’est pour cela que j’en vois à chaque hiver sur l’île d’Oléron, où les coquillages sont encore assez nombreux (y compris les huîtres des parcs ?). Selon l’INPN, il se pourrait que la hausse des effectifs en France soit liée à la surexploitation des coquillages sur les aires habituelles de présence de l’huîtrier-pie, nettement plus au nord, mettant notamment ainsi en évidence une des conséquences de la surexploitation de la mer des Wadden (Pays-Bas).

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Photos prises sur l’île d’Oléron en décembre 2017

Collection 428

Le troglo dans sa jungle

Redim-P1170327 2.jpgL’avez-vous reconnu sur la photo publiée dimanche ? il s’agissait bien sûr du tout petit troglodyte mignon, un micro-piaf qui dépasse à peine de l’herbe du jardin (qui n’a certes pas grand chose à voir avec un gazon anglais tondu à ras).
Le troglodyte mignon fait partie, selon le site nature33, des 163 espèces d’oiseaux nicheurs en Gironde. Toujours selon ce même site, il est même dans le « Top 10 » des espèces d’oiseaux nicheurs les mieux réparties dans le département, au même titre que le moineau, qui semble pourtant beaucoup plus fréquent, du moins dans mon jardin. Mais mon jardin n’est pas toute la Gironde …

Photo de la semaine (du 3 au 9/12/2017)

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Collection 427

Les Cabanes en Fête
Andernos, 2 décembre 2017

Photo de la semaine (du 26/11 au 2/12/2017)

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