Des oiseaux dans la ville : août 2017

Un peu fade, ce mois d’août, que ce soit à Bordeaux ou à Toulouse. Il y eut bien quelques merles et moineaux, des hordes d’étourneaux, mais l’exception ne fut point la règle, ce qui est finalement logique.
À Bordeaux, le faucon crécerelle a fait un retour remarqué au début du mois … :

aoûtP1150200.jpg

… tandis que quelques rares cormorans, avec leurs jolis yeux bleus, ne se décidaient pas à migrer vers l’océan. Le spécimen ci-dessous a été vu aujourd’hui même au Jardin Public :

aoûtP1150627.jpg

À Toulouse, où je n’ai passé que quelques heures en fin de mois, ce fut sur la Garonnette (un vieux bras de Garonne) que le miracle eut lieu. Tout d’abord du quasi-ordinaire en milieu humide, quoique urbain, avec l’aigrette garzette … :

aoûtP1150522.jpg

… et surtout un petit limicole que je n’avais pas encore eu l’occasion d’observer, à savoir un chevalier cul-blanc :

aoûtP1150523.jpg

Collection # 413

Souvenir du Voyage à Nantes 2017
Laurent PERNOT, La Terre où les arbres rêvent
Nantes, Place Royale, juillet 2017

Dress code pour pêche à pied

Les prochaines grandes marées ne sont prévues que pour les alentours du 8 septembre, alors à quoi bon en parler dès aujourd’hui ?
C’est que la pêche à pied, ça se prépare, d’autant plus qu’une nouvelle règle vestimentaire vient de voir le jour. À vous de juger du côté, sinon esthétique, du moins pratique de la chose :

Constat réalisé en Charente-Maritime en août 2017

Photo de la semaine (du 20 au 26/08/2017)

P1150485

Stadshuset

Le suédois, c’est facile : « stad » c’est la ville, « huset » la maison (comme le « house » britannique), donc Stadshuset, c’est l’hôtel de ville. Je le dis tout net, ce n’est pas le bâtiment que j’ai préféré à Stockholm : un peu lourd, un peu trop « c’est moi le plus grand, nananère », bref limite pompeux (huit millions de briques rouges ont été nécessaires à son édification). Néanmoins, la bâtisse plantée sur les berges du lac Mälaren mérite quand même le détour, ne serait-ce que pour des raisons symboliques : c’est là que, chaque année, a lieu le banquet faisant suite à la remise des prix Nobel (sauf celui de la paix, décentralisé en Norvège). C’est un bâtiment relativement récent eu égard à la longue histoire de la ville : il a été achevé en 1923.

Photos réalisées en juillet 2017

Collection # 412

Echos locaux (mardi 22 août 2017)

  • Je sors de table (13 h et quelques) et donc je parle tambouille. Normal. Le jambon d’Auvergne (avec sa pointe d’ail) a obtenu son IGP en 2015, ce qui le porte au même rang que le Bayonne (IGP depuis 1992). Il fait sa pub dans La Montagne. Dans le même temps, suite à un printemps glacial puis un début d’été odieusement chaud, les vendanges commencent ou sont sur le point de commencer un peu partout. Bordeaux n’est pas en reste, mais mon regard se porte aujourd’hui sur le sud des côtes du Rhône : hier, les blancs ont commencé à être cueillis en Gigondas, Tavel, Châteauneuf-du-Pape, etc. (Le Progrès de Lyon).
  • Puisque c’est l’été et donc, pour bon nombre de mes contemporains, c’est un temps de vacances, certains d’entre eux tentent le couple plage-baignade, y compris sous des latitudes un chouia septentrionales : nous sommes dans la région Hauts-de-France (je ne me ferai jamais à ce nom), et les plus téméraires bronzent et font trempette tout nus. Pas facile, mais pas pour des raisons climatiques (26°C à Berck, c’est jouable) : deux plages seulement l’autorisent, une à Berk (Pas-de-Calais) et une dans la Somme. Et encore ça chouine dans les parages. C’est que ça doit pas être très moral, tout ça (La Voix du Nord).
  • Avez-vous l’esprit joueur ? si c’est le cas, rendez vous en Charente-Maritime, plus précisément à Corme-Royal. Non seulement la région est magnifique (les clochers romans de Saintonge, la vallée de la Seudre, les îles, …) mais on peut s’y baigner (à poil ou pas) dans plusieurs endroits. Une fois tous ces loisirs épuisés, en fin de semaine, vous pourrez participer à un loto-bouse : pour tout savoir sur cette tradition, plus habituelle dans les régions du nord parait-il, lisez Sud-Ouest.

Le territoire des goélands

Grande plage de Saint-Trojan (c’est sur Oléron, Charente-Maritime, pour les nouveaux visiteurs de ce blog qui vivent à l’est du méridien de Greenwich), tous les étés, mêmes jours, mêmes heures. Les goélands sont là et pas ailleurs, ils occupent la plage et la dune sur une dizaine de mètres de large, s’en éloignent à peine quand chiens ou humains les perturbent. Et puis reviennent, sans faire trop de bruit (ce qui est rare pour cet oiseau-là). Certains sont jeunes, des petits de l’année reconnaissables à leur plumage gris, les autres sont adultes. Et ils vivent là, en bande, face au large. Le bonheur, non ? Que demander de plus ?

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Photos attrapées avec bonheur à St-Trojan-les-Bains en août 2017

Photo de la semaine (du 13 au 19/08/2017)

P1150310

Ma chère huître

IMG_2080Une huître à 3 € pièce ! le prix, chez moi à Bordeaux, de la demie douzaine ! 28 couronnes suédoises, c’est bien ça : 3 euros, et pour de la vulgaire normande encore (il faut compter au moins O,50 € de plus pour la meilleure de la bande, la Marennes-Oléron).
Mazette, fichtre et diantre, ce n’est point donné. Il faut dire que, pour être dégustée en terre suédoise, l’huître a voyagé : 90 % des huîtres européennes étant produites en France, celles qui sont gloutonnées ailleurs sont presque à coup sûr des produits d’importation. Et puis, serait-ce raisonnable de tenter l’ostréiculture dans cette pauvre Baltique, peu salée, peu profonde, et surtout odieusement polluée ?

Photo prise dans un resto de Stockholm en juillet 2017 où, toute proportion gardée, le homard était nettement moins cher

Collection # 411

Ile de Sandhamn
Archipel de Stockholm, juillet 2017

Une autre grive

P1140915À la maison, c’est-à-dire à Bordeaux, nous avons la grive musicienne et, dans une moindre mesure, la grive draine. J’avoue, je confonds un peu les deux.
Dès le premier jour à Stockholm, un oiseau de format « grive » a attiré mon attention, mais ce n’était pas comme à la maison : une manière un peu différente de se tenir, une tête chapeautée de gris. C’était diffus et confus, mais c’était quoi ? une grive assurément, mais laquelle ?
Il s’agit de la grive litorne, qui niche (et donc se reproduit) en Scandinavie puis hiverne un peu plus au sud, notamment en France. Cette grive-là apprécie les zones humides : à Stockholm, où un tiers de la ville est composée d’eau, elle est servie !

P1140544

Photos prises à Stockholm en juillet 2017
Source : oiseaux.net

Lotus

lotus-P1150275.jpg

L’événement n’a rien d’exceptionnel : il se produit tous les étés. Et pourtant, même Sud Ouest en parle. Brièvement, mais quand même. Il faut dire que l’événement est magnifique, détournant de sa principale préoccupation (en l’occurrence : voir des grenouilles) tous les admirateurs du jardin botanique de Bordeaux. L’événement n’a donc peut-être rien d’exceptionnel mais il est important : les lotus sacrés sont en fleurs (et, accessoirement, les jeunes grenouilles vont bien).

Photos prises avec bonheur au jardin botanique de Bordeaux (le grand, celui de La Bastide), le 11 août 2017

Photo de la semaine (du 06 au 13/08/2017)

P1150226

À Bordeaux à vélo …

… on dépasse les autos. Air connu. À certains endroits, et même pas forcément aux heures de pointe, ça marche aussi à pied. C’est dire à quel point s’obstiner à circuler en voiture dans cette ville relève de plus en plus du défi, voire de la sottise (sauf cas de force majeure, bien sûr). Le vélo est donc un moyen malin de déambuler dans Bordeaux, mais aussi de s’en échapper. Et on peut vraiment aller loin :

Photos prises hier, près du Pont de Pierre

Il ne fait pas la tête, …

P1140201… c’est son bec qui donne au fuligule morillon l’impression qu’il tire la tronche, voire qu’il fait la g… . Mais ce canard-là n’est pas plus asocial que les autres anatidés (« anatidé » désignant la très grande famille des canards, oies, cygnes, …), voire moins : son nid peut être proche de celui des mouettes ou des sternes.
On le voit facilement en Scandinavie en été, y compris dans les parcs et jardins urbains dès lors qu’il y a de l’eau (d’où sa forte présence à Stockholm) : c’est là qu’il compte fleurette à madame (une madame différente chaque année), et qu’ensemble ils font des petits (jusqu’à 11 œufs, pondus en général à la fin du mois de mai). Lorsque les frimas se précisent, les fuligules mettent cap au sud : beaucoup d’entre eux hivernent en France, mais les plus téméraires tentent l’aventure jusqu’en Afrique.

P1140975

Source : oiseaux.net
Photos prises à Stockholm en juillet 2017

C’était dans le journal … le 10 août 1917

La guerre fait faire des bonds gigantesques à l’industrie aéronautique. De nouveaux usages apparaissent (l’avion n’est donc plus seulement un largueur de bombes), qui trouveront rapidement un usage civil. Et donc, rapporte Excelsior, des Californiens sont, en cet été 1917, en train de tester l’ancêtre assez lointain du Canadair, c’est-à-dire l’avion-pompier. Néanmoins, il ne s’agit pas ici d’un bombardier d’eau mais d’un avion transportant les pompiers et leur matériel. Cliquez sur l’image pour la voir dans son contexte :

 

Collection # 410

Une tradition scandinave : le sauna
Archipel de Stockholm, juillet 2017

Des oies sur le départ

Entre mon séjour à Stockholm, qui s’est achevé le 19 juillet, et aujourd’hui, les choses ont du bien changer : les oiseaux migrateurs, qui nichent (et donc se reproduisent) en Scandinavie sont désormais sur le départ pour des contrées plus méridionales, dont la France (pensons aux bernaches cravant qui s’installent en Charente-Maritime et en Gironde dès le début de l’automne). Les oies en font partie, les petits sont à peu près autonomes, d’ici deux à trois semaines, le grand voyage pourra commencer.
Et des oies, à Stockholm, il y en a. J’ai aperçu, lors d’une balade en bateau dans l’archipel, quelques oies cendrées :

oies-P1140599.jpg

Il y a aussi, comme un peu partout, des bernaches du Canada, la plus grande des oies bernaches mais pas forcément la plus aimable :

oies-P1140920.jpg

Et surtout, en particulier sur l’île de Djürgarden, il y a de véritables troupeaux de bernaches nonnettes :

oies-P1140204.jpg

Les humains ne les inquiètent pas le moins de monde. La photo ci-dessous a été réalisée sans zoom :

oies-P1140219.JPG

Regarder la lune, ça rapporte !

P1140780C’est une toute petite sculpture découverte lors d’une déambulation matinale dans le vieux Stockholm. Dans la cour intérieure d’un immeuble transformée en square public, Pojke som tittar på månen (en bon français : « le garçon qui regarde la lune ») attire les regards et accessoirement les dons en nature (ce jour-là, un Tic-Tac, mais le web regorge de photos le montrant affublé d’une écharpe, d’un bonnet, …) et en espèces sonnantes et trébuchantes, y compris des euros, tout comme le petit bassin tout proche.
Je ne comprends pas cette manie qu’ont certains de mes contemporains, qui consiste à se vider les poches sur ou à côté de monuments publics. D’ailleurs, la toute première fois que j’ai aperçu (car voir était impossible) cette statuette, celle-ci était entourée d’une masse compacte et bruyante de touristes armés de perches à selfies (amenez-moi son inventeur, que je le maraboute jusqu’à la 13e génération !), chacun y allant de son obole, peut importe si la monnaie déposée n’est pas couleur locale (de toute façon, en Suède, on paye par carte).
Y aurait-il de la superstition dans l’air, qui inciterait le quidam à faire une offrande à la plus petite sculpture publique de la ville ? Rien a priori ne l’indique. L’auteur de l’œuvre, Liss ERIKSSON (1919-2000) a sculpté ce petit bonhomme dans les années 1960, en se souvenant de son enfance, lorsque, de sa fenêtre du quartier de Södermalm, il rêvassait en regardant la lune. Rien qui, donc, ne devrait attirer le pognon aux pieds mêmes du lardon de métal. Cela dit, les pépettes ne sont pas perdues pour tout le monde : j’ai cru comprendre qu’une église était officiellement chargée de les récupérer pour ses bonnes œuvres.

P1140779

Photo de la semaine (du 30/07 au 05/08/2017)

P1150201

Margaretha attend près du théâtre

P1140312Le premier soir, alors que nous venions d’entrer dans la ville de Stockholm pour quelques jours de vacances et que nous cherchions un lieu sympathique pour dîner, nous sommes passés près du théâtre royal et nous avons croisé la statue de Margaretha, sans alors connaître son nom. Une œuvre tellement réaliste que nous nous sommes même demandé, mon cher et tendre et moi-même, s’il ne s’agissait pas d’un artiste de rue tenant la pose pendant des heures.
Mais non, nous sommes bien face à une vraie sculpture, réalisée par l’artiste suédoise Marie-Louise EKMAN, qui est aussi peintre et auteur dramatique, et qui a commencé à faire parler d’elle dans les années 1960. Des éléments de son œuvre sont actuellement (et jusqu’au 17 septembre) exposés au musée d’art moderne de Stockholm.
Quant à la personne représentée par la statue proche du théâtre, il s’agit d’une comédienne née à Stockholm : Margaretha KROOK (1925-2001), qui a notamment joué dans des films de Bergman, dont Persona (1966), qui évoque les relations entre une actrice devenue muette et son infirmière, à l’inverse fort bavarde. La statue, elle, ne manque en tout cas de faire parler autour d’elle : les passants s’arrêtent, touchent même parfois, intrigués par tant de réalisme.

Collection # 409

SÖDERMALM
Quartier du sud de Stockholm, juillet 2017