Un homme, un vrai, un bleu

Je crapahute en douceur dans une herbe rase et passablement piquante, vers un cours d’eau sur lequel volettent probablement des libellules : c’est ma motivation du jour en fin de balade dans la réserve naturelle du marais de Bruges. Sauf que l’herbe rase et passablement piquante bouge. Il y a ça :

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Un beau lézard vert adulte, mesurant sans problème ses trente centimètres (queue comprise). Un beau mâle adulte, reconnaissable à sa tête bleue.

Photo réalisée dans l’agglomération bordelaise en mai 2017

Le jabot de l’ado

P1120461Les néo-piafs sont donc sortis des nids et commencent à vivre leur vie. Récemment, je parlais ici-même d’un jeune rougegorge qui n’avait rien de rouge : la couleur, c’est un truc d’adulte.
Mais elle finit par venir, cette belle couleur rouge, ou plutôt orange foncé. Peu à peu elle recouvre le duvet à petits pois de l’enfance. Dois-je en conclure que le rougegorge ci-contre est un adolescent, un presque grand ?

Photo prise à Bordeaux en mai 2017

Bain de soleil

P1120231Il fait assez chaud en ce moment. Ce n’est pas encore l’été, mais la tentation est forte de chauffer ses vieilles douleurs au soleil printanier. Ce qui est valable pour les humains l’est aussi pour les oiseaux. La semaine dernière, je vis ainsi un brave pigeon  avachi sur le sol, les ailes à l’aise : l’oiseau prenait un bain de soleil (photo ci-contre à droite).
Le site Ornithomedia s’est intéressé au sujet en juillet 2016, et a fourni quelques explications relatives à cette pratique ; pratique qui semble rendre l’oiseau très mou, limite hagard voire benêt, comme ici le merle :

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Selon les différentes recherches scientifiques compilées par Ornithomedia, ces bains de soleil auraient plusieurs fonctions : la première, assez évidente au demeurant, serait de réguler la température. Soit pour récupérer de la chaleur après une nuit un peu fraiche, soit pour l’évacuer quand vraiment ça cogne trop, en étalant ses ailes au maximum. Mais cela pourrait aussi favoriser la lutte contre les parasites, au même titre que la trempête dans une mare ou le bain de poussière. La chaleur gêne certains parasites et permet de les éliminer de certaines parties du corps peu accessibles par les méthodes classiques, comme la bonne vieille flaque d’eau. Autre chose aussi : cette pratique semble innée chez la plupart des oiseaux, comme on peut le voir avec cette jeune grive :

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Photos : Jardin Public de Bordeaux, mai 2017

Iris timide

Il faut que je vous avoue un vice terrible, un vice caché, un que même papamaman n’est pas au courant : à mes heures perdues, je botanise. Si. J’ai souvent sur moi un mini sac en plastique dans lequel j’entasse des graines au fil de mes balades. Et quand je n’ai pas de sac, les graines finissent dans les poches du pantalon ou de la veste. C’est mal. Je sais. Et parmi les graines ainsi volées à dame nature, il y en a une série bien rouge que j’aime beaucoup : l’iris des marais, avec ses fleurs d’un beau jaune vif. C’est ce que j’ai semé à la volée dans mon jardin il y a à peu près deux ans. Et depuis, à défaut de faire de la fleur, ça fait de la feuille. Rien que de la feuille. C’est très beau, une feuille d’iris, avec son vert franc et sa forme bien droite. Mais de fleur il n’y eut point : la pécheresse que je suis était bien punie. Sauf que, ce matin, une jolie petite fleurette a pointé son nez. Un mini iris de rien du tout mais fort charmant :

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Et oui, il est mauve. Petit et mauve. Rien à voir avec l’iris des marais. Mais qu’ai-je donc semé ce jour-là, qui fit au final autre chose que de la feuille d’iris ? Non seulement la fleur est jolie, mais en plus elle se laisse butiner. Tant de libertinage dans un si petit jardin, est-ce bien raisonnable ?

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