Photo de la semaine (du 23 au 29/04/2017)

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Un joli costume pour le mariage

tournepierreP1110457.jpgDe loin, j’ai cru voir des bécasseaux. Le vol est quasiment le même, la taille est à peine supérieure, et puis, il est tellement habituel de voir des bécasseaux sur l’île d’Oléron qu’on s’y attend forcément.
La balade avait lieu sur le port de La Cotinière. Les fameux oiseaux crapahutaient, pour les uns, au ras de l’eau, pour les autres sur les chalutiers, cherchant alors pitance sur les filets.

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C’est en y regardant de plus près qu’il parut évident que de bécasseau il n’y avait point. Le plumage tout d’abord, chamarré et aux couleurs chaudes comme un pelage : l’oiseau a un petit côté peluche assez sympathique. En gambadant sur le site oiseaux-birds.com, j’appris que c’était un plumage saisonnier et réservé aux mâles puisqu’il s’agit d’un plumage nuptial.

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Mais au fait, si bécasseau ce n’est point, qu’est-ce donc ? il s’agit du tournepierre à collier, un opportuniste niveau tambouille, qui cherche donc un peu partout de quoi satisfaire son appétit, y compris en soulevant pierres et algues, d’où son nom. Et ça, le bécasseau, pourtant aussi limicole que le tournepierre, ne sait pas faire. De même, le bécasseau garde la tête rentrée dans les épaules alors que le tournepierre peut fort bien la dresser pour voir au loin.

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Photos prise à La Cotinière (île d’Oléron) en avril 2017

Collection # 395

C’était dans le journal … le 25 avril 1917

À force de voir leurs bateaux coulés par les sous-marins allemands, les Américains ont fini par craquer. Le vieil isolationnisme (la doctrine Monroë date de 1823) semble avoir vécu, et le président Wilson déclare la guerre à l’Allemagne le 6 avril 1917. Déclarer la guerre est une chose, la faire en est une autre. La préparation prend un peu de temps : les premiers soldats débarqueront en Europe en juillet, sans pour autant partir aussitôt au combat. C’est qu’une guerre, ça se prépare. Il faut trouver des hommes, en faire des soldats, et pour cela les entraîner au maniement des armes. C’est justement ce que présente L’Excelsior en ce mercredi 25 avril 1917 (cliquez sur l’image pour la voir en grand et dans son contexte, et donc comprendre avec quoi les futurs soldats s’initient à l’art de la guerre) :

 

Et maintenant, que vais-je faire ?

Nous pourrions tous entonner la chanson de Bécaud, mais en fait j’ai la réponse : il faut virer la pétasse, empêcher, quoiqu’il nous en coûte, la tueuse de république et de démocratie d’accéder au pouvoir suprême, bloquer dans sa course la challenger du preum’s de pouvoir utiliser l‘article 16 de la constitution. Donc, dans deux semaines, nous nous serrons les coudes et nous jouons collectif. Tous ensemble ! Tous ensemble ! Quant à Monsieur Mélenchon, que je peux respecter par ailleurs quoique n’ayant pas voté pour lui, je pense que son actuel refus de donner une consigne de vote est une erreur : il faut sauver la démocratie, point barre. Dans ma commune, les résultats provisoires donnent ceci, je crois que je vais continuer d’y vivre, on n’y est pas si mal : Capture d_écran 2017-04-23 à 22.42.58a

Photo de la semaine (du 16 au 22/04/2017)

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La chansonnette [1]

JEAN-LOUIS FOULQUIER
Et dans l’air flottait ton parfum
1977

Les visites dans la mine d’or qu’est le site de l’INA apportent toujours leur lot de surprises, lot qui fait qu’on y retourne le lendemain, c’est addictif. Et donc, pas plus tard qu’il y a cinq minutes, je suis tombée sur une émission de 1977, diffusée en plein après-midi pour les femmes au foyer, c’était encore un peu la mode à l’époque. L’émission s’appelait « Aujourd’hui madame ». Sur le plateau : que des nénettes, à deux hommes près. Ces dames ont le look réel ou supposé de leurs téléspectatrices : c’est normal, certaines sont des téléspectarices. La première qui s’exprime porte queue de cheval et cardigan violet, elle déboule en direct du XVe arrondissement de Paris. Cette dame, sous des abords gentillets, tacle l’artiste invité au niveau du genou. Il est vrai que sa chansonnette ne casse pas trois pattes à un canard, mais après tout, son auteur et interprète est avant tout homme de radio. Le quidam ainsi visé est Jean-Louis Foulquier, pas si à l’aise au milieu de cette rangée de femmes bien alignées sur leurs chaises. Et, en direct, il chante sa bluette.  Le player du site de l’INA faisant des siennes (c’est habituel), vous pouvez retrouvez la chanson en question sur YouTube et retrouver l’extrait de l’émission en cliquant ici :

Collection # 394

C’était dans le journal … le 18 avril 1917

La classe 18 (c’est-à-dire les jeunes gens qui auront vingt ans en 1918) vient d’être appelée : des ados de 19 ans vont partir en guerre. L’objectif, comme le rappelle une caricature parue dans L’Echo de Paris, est toujours le même (cliquez sur l’image pour la voir dans son contexte original, et surtout en plus grand) :

Et puis, mais on n’ose pas le dire dans les journaux, il y a un autre objectif : revenir vivant. Et entier.

Photo de la semaine (du 09 au 15/04/2017)

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Ornitho-balade sur la bordure extérieure

En ces temps printaniers, il est toujours fort tentant de déambuler dans la nature et d’observer les oiseaux du moment, en mode peace and love ou pas. J’eus la chance d’effectuer une de ces merveilleuses balades il y a pile une semaine, sur le sentier littoral du Teich, dans la partie qui longe le parc ornithologique. En gros, c’est par là :

Sans être dans le parc lui-même, on peut y voir quelques oiseaux intéressants. En général, quand on circule dans le coin au printemps, c’est pour voir des cigognes. Sur ce coup-là, je fus légèrement déçue : la cigogne se faisait rare. Je n’en ai vu qu’une, perchée sur son gigantesque nid, et encore de loin :

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Mais pour les autres oiseaux, ce fut un festival. Il y avait de l’échasse blanche … :

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… du grèbe huppé … :

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… du tadorne de Belon … :

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… et, pour finir, une très belle grande aigrette :

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Collection # 393

Balade dominicale au parc floral

Cela faisait au moins un an que nous n’avions pas déambulé dans le parc floral de Bordeaux, qui, à ma connaissance, est le plus vaste parc de la ville et où, surtout, le côté sauvage est encore bien préservé (nous y avons vu, il y a déjà fort longtemps, des traces de sanglier). En ce dimanche d’avril-ne-te-découvre-pas-d’un-fil mais ôte quand même le pull car il fait plus de 25°C, en ce dimanche disais-je, nous avons d’abord vu de l’araignée :

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Puis des insectes ressemblant à des cousins, qui convolaient en d’injustes noces, parce-que entre cousins, quand même, ce n’est pas bien raisonnable :

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Dans le jardin des villes jumelles, de plus en plus à l’abandon et donc fort délabré, une brave grenouille prenait le frais sur une triste grille métallique :

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Mais le clou de la balade était ailleurs. Nous vîmes une si jeune tortue que sa carapace semblait encore molle :

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Et surtout nous avons vu, mais à contre-jour, un joli rapace, a priori un faucon, mais savoir s’il était crécerelle ou autre fut peu aisé, la lumière jouait contre nous :

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Photo de la semaine (du 02 au 08/04/2017)

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Il y a un Martien dans la mare !

P1100815Enfin tout dépend de l’image que l’on se fait des Martiens. Mais ce rouge et bleu sur la tête sans plume ni duvet a un petit côté extraterrestre qui n’est pas pour me déplaire. Ce volatile temporairement haut en couleurs est le petit de la poule d’eau : en grandissant, il deviendra gris-noir comme papamaman, c’est moins rigolo.
La bobine de gallinule junior est colorée, mais vous n’avez pas vu les pattes ! Assez vite jaunes comme celles des adultes, mais surtout quasiment de la même taille : le poussin de deux semaines chausse du 42 alors que môman le couve encore s’il fait froid la nuit. Grand dadais, va !

Photo réalisée du côté de Bordeaux en avril 2017

De qui sont ces têtards ?

Revenons quelques mois en arrière : en fin d’hiver, je fus ravie de constater que de nombreux crapauds avaient pu rejoindre leur mare habituelle pour y jouer l’ouverture de la saison « peace and love », ce qui avait été plus difficile l’année précédente car de nombreux crapauds étaient morts en chemin. Le 21 février, je gravais donc dans la mémoire du disque dur la preuve des amours de ces anoures-là :

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Plus récemment et fort logiquement, je vis des têtards cherchant pitance dans les végétaux en surface. Les têtards, ce sont les petits zigouigouis sombres sous la masse végétale :

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J’en conclus que les crapauds avaient clôturé la saison « peace and love » en beauté et avaient pu rejoindre leurs abris bien terrestres avec le sentiment du devoir accompli. Sauf que, pas plus tard qu’avant-hier, je vis ceci sur la même mare, juste à côté des têtards :

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Une belle grosse grenouille bien verte. Et depuis, le doute me taraude. De qui sont ces têtards ? du crapaud ou de la grenouille ? en quoi vont-ils se transformer ? en cranouilles ? en grepauds ? nous le saurons (ou pas) dans un prochain épisode.

Collection # 392

Photo de la semaine (du 26/03 au 01/04/2017)

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