Des oiseaux dans la ville : mars 2017

Le mois de mars commença fort bien : les grues décidèrent de repartir vers le nord, le faucon crécerelle continua à se percher sur son lampadaire (mais je n’ai plus revu ce bel oiseau par la suite), et la bergeronnette des ruisseaux fit son retour devant l’objectif Leica tagadaschtoumpf qui fait les jolies images :

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Du côté de la volaille décorative des parcs et jardins, les jeunes oies d’Egypte ont bien grandi, elles maîtrisent désormais leur sortie de mare sans problème et ont acquis la propreté (ce qui rend la photo floue, c’est bien la peine de jouer avec du Leica tagadaschtoumpf) :

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Toujours chez les aquatiques, les canetons du colvert sont sortis de l’œuf et du nid dans la foulée, c’est pour cela qu’ils font partie des oiseaux dits « nidifuges » :

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Ce fut aussi le mois de la grive, vue de multiples fois et même parfois en couple (c’est bien la saison peace and love qui commence) :

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Il y eut aussi des couples de geais :

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Le mois de mars est bien sûr marqué par le retour de certains migrateurs : les hirondelles volent à toute vibrure, mais elles ne sont pas encore très nombreuses. Le milan noir est revenu lui aussi, poussant ses cris de chats au-dessus de mon jardin :

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Pour finir, place à l’oiseau mystère du mois : à peu près de la taille du moineau, son plumage fait penser à celui de la grive. Il se pourrait que ce soit un pipit, mais je n’en suis pas totalement sûre :

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Roubaix, cité tauromachique

C’est une affiche dénichée par hasard qui a récemment attiré mon attention : cliquez ici pour voir de quoi il retourne.
Nous sommes à Roubaix à la toute fin du XIXe siècle, donc dans une région fort éloignée des traditions tauromachiques, celles-ci étant davantage l’apanage du sud du pays, en particulier d’une partie du sud-ouest. Mais à la fin du XIXe siècle, la mode est aux espagnolades, celle-ci dépassant le cadre folklorique un peu cucul de la paella dominicale et des castagnettes. Les Roubaisiens se prennent de passion pour le pack « Espagne » complet, donc avec corrida. C’est ainsi que des taureaux et des toréros guerroient dans un torodrome à partir de 1899, ledit torodrome ayant été construit tout exprès pour ce nouveau loisir, six ans après le début des premiers combats. Des toreros et matadors, et parmi les meilleurs, font le déplacement depuis l’Espagne pour assurer le spectacle devant une foule particulièrement nombreuse : le torodrome pouvait accueillir jusqu’à 10 000 spectateurs.
Néanmoins, ce passe-temps sanglant attira de vives critiques de la part d’une frange non négligeable de la population : en 1904, le torodrome est détruit, mais les combats continuent jusqu’à la veille de la Grande Guerre, la dernière lutte ayant lieu le lundi 15 juin 1914 dans le vélodrome de la ville.

Sources : Archives Départementales du Nord et Bibliothèque Numérique de Roubaix

Collection # 391

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais une grenouille ?

L’adage populaire pourrait être exact : il fut vu de l’hirondelle le jour même de l’ouverture officielle du printemps, le printemps astronomique, celui des calendriers (le printemps « biologique », ici surnommé « saison peace and love » commence un bon mois plus tôt). Puis ladite hirondelle fut revue deux jours plus tard : il faisait néanmoins très frais et humide. La belle migratrice ne faisait donc point le printemps, mais tentait tant bien que mal de clôturer l’hiver.
Ce n’est donc pas vers les oiseaux que je me tourne pour déclarer ouverte la saison printanière 2017. Hier, au détour d’un étang du bassin d’Arcachon, j’ai vu ma première grenouille de l’année, et depuis il fait beau ; Météo France nous annonce du carrément chaud pour jeudi. Certes, d’autres anoures avaient ouvert le bal : les rainettes mi-frévrier, puis les crapauds une  dizaine de jours plus tard, mais ce sont bien les grenouilles qui ont apporté le vrai soleil bien franc, celui qui transforme les fleurs en fruits et qui attire les butineurs dans le romarin. Bon printemps à tous.

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Photo : Bassin d’Arcachon, fin mars 2017

Photo de la semaine (du 19 au 25/03/2017)

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Collection # 390

Photo de la semaine (du 12 au 18/03/2017)

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C’était dans le journal … le 15 mars 1917

La guerre a pour effet bien connu le ralentissement du commerce. Les importations de canne à sucre étant fortement ralenties, des raffineries doivent fermer. Il faut donc se serrer la ceinture sur le sucre : une carte de rationnement spécialement dédiée à ce produit est mise en place à la fin du mois de février 1917 (modèle ici).
Rebondissant sur cette instauration de la « carte de sucre », Le Siècle rapporte une anecdote dont les fondements me semblent fantaisistes : il s’agit du sucre « à la mode de Bretagne ». Il est ainsi mentionné une coutume peu ragoutante (et probablement fausse, mais les journaux parisiens aiment se gausser des mœurs des terres exotiques) : lorsque le sucre manque dans les maisons bretonnes, on en pend un morceau au bout d’un fil, au-dessus de la table. Lorsque l’on veut sucrer un met quelconque, on lèche le sucre puis on le passe à son voisin. Bon appétit !

 

Collection # 389

Photo de la semaine (du 05 au 11/03/2017)

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Collection # 388

Photo de la semaine (du 26/02 au 04/03/2017)

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La Charente-Maritime, département préféré des cigognes ?

P1090885.jpgLa cigogne blanche est l’oiseau emblématique de l’Alsace ; d’ailleurs, la voir dans d’autres régions françaises sembla pendant très longtemps impossible. Et pour tout dire, pendant longtemps, elle n’était même que le produit de l’imagination, ayant quasiment disparu du sol français : en 1974, il ne reste plus que neuf couples de cigognes en Alsace, un en Ille-et-Vilaine et un dans la Manche.
C’est alors que des ornithologues se lancent dans le sauvetage de la cigogne blanche. En Alsace, comme dans plusieurs régions d’Europe, des cigognes originaires du Maghreb sont installées dans des enclos et vivent en captivité jusqu’à ce qu’elle s’habituent à leur nouvel environnement, ce qui prend deux à trois ans. Les résultats s’avèrent plutôt positifs.

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Néanmoins, le département de Charente-Maritime opte pour une solution moins « carcérale » : à partir de 1978, des plateformes destinées à recevoir les nids sont installées sur des poteaux dans les zones humides du département, notamment du côté de Rochefort. Ces plateformes ont pour but de décourager les cigognes de s’installer dans les arbres, les nids de 400 kg jetant à terre les arbres les moins costauds, surtout en cas de tempête. Les cigognes retournent néanmoins spontanément dans les arbres, il est vrai que seuls les plus résistants ont tenu le choc face aux rafales des tempêtes de 1999 et 2009 : ils peuvent donc supporter les nids. Les cigognes ne dédaignent pas non plus les pylônes électriques. Bilan pour l’année 2011 (je n’ai pas trouvé plus récent) : 185 nids dans les arbres, 98 sur les plateformes et 32 sur des pylônes électriques.

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Source : LPO
Photos : marais de Brouage, mi-février 2017

Collection # 387