Des oiseaux dans la ville : février 2017

Février fut un petit mois. Pas seulement parce-qu’il compte moins de jours que les autres, mais parce-que les photos urbaines furent plus rares : le temps qui passe ne fut pas suffisant pour titiller la bergeronnette et le merle noir, le temps qu’il fait, souvent venteux (alerte orange encore aujourd’hui), a provoqué la fermeture des parcs et jardins. C’est aussi ce vent qui empêche les oiseaux de voler droit, et qui cloue les mouettes en ville, parce-que, à la mer, c’est pire :

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Il y eut néanmoins quelques jolis plaisirs, comme le troglodyte mignon … :

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… et un cormoran très punk :

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Mais surtout, en ce mois de février, les oiseaux ont commencé la construction des nids, la drague bat son plein, et même chez la volaille décorative des parcs et jardins de Bordeaux, les familles se sont déjà agrandies, comme on peut le voir avec les oies d’Egypte :

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Afficher sa passion pour le rugby

p1090940Les supporters de telle ou telle équipe de baballe (ronde ou ovale, peu importe) collent parfois un autocollant aux couleurs de l’équipe adorée à l’arrière de leur voiture. Si le véhicule n’est pas une automobile mais une plate à huîtres ? On s’adapte, on voit grand, on investit dans la peinture, en l’occurrence jaune si l’équipe aimée est le Stade Rochelais. La fierté du Charentais-Maritime s’exprime ainsi dans les grande largeur, avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Et il a bien raison, parce-que de toutes les baballes, c’est l’ovale que je préfère. Et cette année, la baballe de La Rochelle fait preuve de beaucoup de talent.

  • Photo prise sur l’île d’Oléron le 19/02/17, au lendemain de la victoire de La Rochelle contre le Stade Français (37 à 18).
  • Pour en savoir plus sur les exploits du Stade Rochelais en baballe ovale, consultez L’Equipe.

Du zoo au marais

p1090829Dans les années 1970, le zoo de Branféré, dans le Morbihan, abrite des ibis sacrés. Ce sont de magnifiques oiseaux blancs et noirs de la famille des cigognes, et qui d’ailleurs ont à peu près le même régime alimentaire que ces dernières. Originaires d’Afrique, ces magnifiques oiseaux étaient vénérés dans l’Egypte antique, Egypte dont ils ont depuis totalement disparu.
Dans leur zoo breton, les ibis vivent en liberté. Et donc quittent aisément le parc. Dans les années 1980 et 1990, on en retrouve des spécimens en Loire-Atlantique, Vendée et Charente-Maritime. Dans ce département, ils ont été observés pour la première fois en 1983, notamment sur l’île de Ré et dans les marais proches de Brouage, où ils sont désormais relativement nombreux.
Des inquiets pour la préservation de la faune autochtone se sont émus de la présence de l’oiseau, comme ils s’étaient émus de celle du ragondin. A ce titre, des campagnes d’élimination de l’ibis ont été lancées : plus de 1500 d’entre eux ont notamment été tués en Loire-Atlantique en 2013, au mépris de la convention de Berne signée en 1979, et qui a pourtant inscrit l’ibis sacré sur sa liste des animaux à protéger au niveau mondial.

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Photos : marais de Brouage (Charente-Maritime), hiver 2017
Source : LPO et Ouest-France

Le cri du troglo

p1090744Comme il est écrit sur le site oiseaux.net, le troglodyte mignon est « un oiseau pétulant et furtif qui aime se faire entendre ». Il peut donc se mettre à chanter, bien fort, dès que les premiers signes du printemps apparaissent (en gros, maintenant). Pour avoir une idée du chant du troglo, cliquez ici.
De loin, aujourd’hui, j’ai entendu tout autre chose : c’était le cri dudit troglo. Vous pouvez essayer de l’écouter en lançant la vidéo ci-dessous, en faisant autant que possible abstraction des sons urbains environnants :