Des oiseaux dans la ville : janvier 2017

Avant la vague de froid qui a transformé les jardins et les humains en glaçons, le martin-pêcheur (ci-dessous à gauche) et le faucon crécerelle (ci-dessous à droite) ont confirmé leur présence dans l’agglomération bordelaise :

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Puis le froid vint …, et arriva avec lui une petite nouvelle dans le jardin, la fauvette :

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Il fut aussi possible de voir parfois le chardonneret :

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Le rougegorge gonfla ses plumes du mieux qu’il put pour conserver la chaleur :

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Les mouettes ne parurent pas le moins du monde gênées par la couche de glace sur les mares diverses et variées :

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Néanmoins, depuis quelques jours et indépendamment du redoux qui s’affirme (15°C cet après-midi), des signes de printemps apparaissent. Certains passereaux commencent à jouer à « vole après moi que je t’attrape », et quelques mouettes rieuses arborent déjà le plumage noir facial qui indique l’entrée dans la saison peace and love :

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Et elle fut nommée « Côte d’Argent » …

p1090500Nous sommes en 1905. Le journaliste bordelais Maurice MARTIN propose que le littoral qui s’étend de Royan jusqu’au Pays Basque porte le nom de « Côte d’Argent ». C’est d’ailleurs pour cela que l’homme est connu, alors que ses étude de commerce et ses débuts dans le négoce du vin le destinaient à une toute autre forme de célébrité, du moins a priori.
Le fait de donner une couleur aux côtes françaises est alors dans l’air du temps : c’est la Côte d’Azur qui a ouvert le feu en 1887, suivie de la sublimissime Côté d’Emeraude en 1894.
Cette appellation couvre aujourd’hui une zone plus petite qu’en 1905 : la région de Royan se nomme Côte de Beauté depuis 1931, quant à la Côte Basque, elle se nomme … Côte Basque !
En déambulant du côté du Bassin d’Arcachon aujourd’hui, alors que la marée avait apporté le presque beau temps pour le reprendre à peine six heures plus tard, j’ai bien compris que cette expression de Côte d’Argent était pertinente. La luminosité était telle que même le nom de Côte de Mercure aurait pu être adéquat, mais c’est sans doute moins glamour.

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Source : Wikipédia
Photos : Bassin d’Arcachon, 28/01/17

Les chats du Château sont-ils des chats en trop ?

OléronUn article sur un site dédié aux animaux de compagnie attire mon attention : « L’île d’Oléron, dépassée par sa population de chats ? ». L’article ne traite pas de l’île dans son ensemble mais seulement d’une commune du sud de l’île, la plus proche du viaduc : Le Château d’Oléron. Comme il est dit dans l’article, les chats ne passent pourtant pas le pont pour se rendre sur le continent. C’est logique. Que pourraient-ils bien y trouver qu’ils n’ont pas sur l’île ? et puis ce pont, il est long, bruyant et dangereux.
Les chats sont indispensables sur le port, où ils chassent les rongeurs. C’est pour les garder sur zones que des gens bienveillants, notamment des artistes et artisans, leur laissent quelques gamelles pleines à disposition. Le maire de la commune lui-même est conscient de l’importance des félins.
Mais tout le monde ne pense pas ainsi : les chats se reproduisent vite, jusqu’à douze petits par an et par femelle. Une association se charge actuellement de la stérilisation des chats errants, et elle est débordée. Le site Wamiz, qui publie l’article cité plus haut, propose un sondage : êtes-vous favorable à une loi obligeant la stérilisation des chats domestiques ?

Photo : un chat errant du Château d’Oléron en mai 2015

Comme s’il avait neigé

Comme partout en France depuis quelques jours, un froid glacial et perçant s’est abattu sur la Charente-Maritime. Un beau froid sec, sans le moindre flocon de neige. Et pourtant, Sud-Ouest a récemment montré de biens jolies photos de paysages quasi-enneigés, du moins en apparence : sur l’île de Ré, puis sur une des plages de Fouras.
Sur l’île d’Oléron, les chenaux sont plus ou moins pris par la glace, et la douve qui entoure la citadelle du Château d’Oléron l’est aussi. Au plus près du rivage, là où la pente est très douce, la mer a légèrement gelé (il suffit de -2°C pour cela), et ce phénomène, identique à celui qui forme les banquises, donne l’impression qu’il a neigé sur le sable, or il n’en est rien : c’est juste la marée qui a apporté la glace sur la plage.