Des oiseaux dans la ville : novembre 2016

Nous sommes toujours à Bordeaux. Le mois de novembre s’est achevé comme il avait débuté : sous un beau ciel bleu, mais les températures ont sérieusement dégringolé (3°C ce matin à l’heure de filer au taf) et plusieurs jours furent gris et même humides.
Dès le 1er novembre (puis ensuite aux alentours du 20), les grues cendrées survolaient la ville, mais bien sûr sans s’y arrêter :

grues

Un jour de grand soleil, je vis un troglodyte mignon, que je ne réussis à apercevoir de nouveau qu’aujourd’hui, de manière brève :

troglo

Le 10 du mois, une aigrette garzette s’est posée en banlieue nord, pas bien loin du lac. Je ne l’ai jamais revue depuis :

aigrette

Puis vint l’oiseau mystère sans lequel cette rubrique n’aurait pas lieu d’être. Je pense à un pinson mais peut-être pensé-je de travers. Pincez-moi si pinson ce n’est pas :

pinson

Plus il fait frais, plus les étourneaux se rassemblent en ville :

etourneaux

Il en va de même pour les mouettes rieuses, qui arborent leur plumage d’hiver, avec juste un petit trait noir sur la face. Elles cherchent pitance un peu partout, trouvant fort agréable ce poisson mort qui flotte dans une mare du Jardin Public lorsque la nuit tombe :

mouette

Même scénario pour les cormorans, déjà bien présents le mois dernier, et qui trouvent fort agréable d’étendre leurs ailes depuis les plus hautes branches des plus grands arbres de la ville :

cormoran

Le héron cendré a, lui aussi, pris ses quartiers d’hiver, s’étirant tranquillement après la sieste :

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Pour finir, la mésange à longue queue, attirée par les mangeoires bien garnies, est de plus en plus présente dans mon quartier :

mesange-a-longue-queue

Collection # 374

Mésanges charbonnières
Novembre 2016

mesanges

Et la sitelle se piqua d’être un pic

p1070983La sittelle torchepot, joli oiseau orange et gris très courant dans les parcs de Bordeaux, court sur le tronc des arbres de haut en bas et de bas en haut, inlassablement. La sitelle, tête rarement en l’air puisque baissée vers le sol, arpente les micro-forêts urbaines sans bruit. Jusqu’à aujourd’hui, où, pour la première fois, j’ai levé le nez et l’objectif très très haut (d’où le flou de la photo) vers le sommet d’un très grand arbre, attirée par le « tic-tic » caractéristique du pic-vert, quoique un poil plus irrégulier d’un point de vue rythmique. Ce n’était point un pic mais une sittelle, qui picotait l’écorce de l’arbre.

Photo : Bordeaux, novembre 2016

Elle ne passera pas l’hiver

p1070936Elle ne passera pas l’hiver, mais sa descendance, oui. C’est la règle chez les libellules : quand l’automne se fait trop piquant, que l’hiver arrive, les adultes meurent.

Mais les œufs et les larves sont bien planqués pour affronter la dure saison qui arrive, et ils seront prêts à se transformer en vraies libellules au printemps, qui à leur tour pondront des œufs qui deviendront des larves, etc.

Photo : Arès, novembre 2016

Photo de la semaine (du 20 au 26/11/2016)

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Soit le champignon se trompe de saison, soit je me trompe de champignon

p1070802Ce message est un SOS, un cri d’alarme, un message que si je n’ai pas la réponse je ne vais pas faire le bon dodo réparateur qui rend la prof efficace le vendredi à 7 h 55. Vous voyez l’importance de l’enjeu, alors aidez-moi. S’il vous plait (imaginez la blogueuse à genoux, suppliant les internautes de sa petite voix fébrile).
Je suis passée aujourd’hui devant un jardin tout ce qu’il y a de plus privé (d’où ma non-cueillette) et j’ai vu et mal photographié (car à la sauvette, lieu privé, tout ça) le champignon ci-contre. Un grand mou blanc qui frise de la tête et qui ressemble à une morille. Morille : 3 fourchettes dans ma bible des champipis. C’est la note maxi. Mais la morille, au mieux, se pointe fin février. C’est une printanière. Alors morille ou alien ? J’attends vos réponse, via le canal des commentaires ou sur Twitter ou sur Facebook. Merci beaucoup.

Ça piaille dans la brume

1p1070798-jpgC’est un vrai temps d’automne. Ou un temps à corriger des copies. Au choix. Ou les deux. Lever le nez vers la fenêtre revient à voir un paysage tellement triste qu’on le croirait en noir et blanc. Le ciel est gris sale et bas.
Lever le nez, est-ce bien raisonnable quand copies il y a ? Que faire quand au dehors on entend le cri des grues qui, pas folles, filent fissa vers un sud plus chaud ? La correctrice de base n’est ni sourde ni de bois, et l’appel des grues est le plus fort. La correctrice de base lève le nez, ouvre la fenêtre, trouve que ça pique un peu au niveau thermique, et surtout admire les oiseaux, dont les silhouettes apparaissent façon ombres chinoises. Je vous assure que les photos sont en couleurs. Et que les élèves de terminale ont bien du mal à comprendre le fonctionnement du FMI. Et si, demain, je leur parlais des oiseaux migrateurs, pour voir ? Peut-être cela leur donnerait-il des ailes ?

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Collection # 373

La sittelle torchepot
Jardin Public de Bordeaux, novembre 2016

sittelle

De gauche à droite, de droite à gauche, …

p1070619Le mouvement est régulier, en aveugle, un peu comme ces chercheurs de trésors qui arpentent les plages armés d’un détecteur de métaux. Mouvement latéral régulier et répétitif, il faut en mettre un max dans la cuillère. Une deux, une deux, une deux …
Car la spatule blanche mange à la cuillère, c’est ainsi. Farfouillant inlassablement dans la vase, elle y récupère des vers, des larves, des minuscules crustacés. Elle ouvre grand le bec-cuillère, puis elle y retourne. De gauche à droite, de droite à gauche : n’y voyez rien de politique, la spatule mange et puis c’est tout.

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Pour en savoir vraiment beaucoup plus : oiseaux.net
Photos : Domaine de Certes (Audenge), novembre 2016

Photo de la semaine (du 13 au 19/11/2016)

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Ils sont venus, ils sont tous là

L’automne est un merveilleux moment pour tous ceux qui aiment les oiseaux : les migrateurs viennent se poser pour quelques heures voire s’installent pour l’hiver, ceux qui habitent ici se regroupent voire forment troupeaux, comme si cela leur donnait chaud.
Aujourd’hui, nous avons fait le tour du Domaine de Certes, à cheval sur les commune d’Audenge et de Lanton. Nous sommes donc sur le Bassin d’Arcachon, face à la ville qui lui a donné son nom.
Parmi les migrateurs hivernant dans le coin, il y a bien sûr les bernaches cravant, arrivées sur zone depuis à peu près un mois :

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Nous avons vu aussi beaucoup de cormorans, preuve que tous ne rejoignent pas la ville dès que les frimas arrivent, même s’ils sont de plus en plus nombreux dans les jardins urbains :

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Absents de la ville (à ma connaissance) mais bien présents dans les vasières du Bassin, les tadornes de Belon étaient à table :

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Assez rares tout court, et pas seulement en ville, il y avait un nombre important de grandes aigrettes, plus grandes (d’où leur nom) que l’aigrette garzette et facilement reconnaissables à leur bec jaune :

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Photo : Domaine de Certes, novembre 2016

Collection # 372

Goélands
Ile d’Oléron, novembre 2016

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Photo de la semaine (du 06 au 12/11/2016)

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Les mini-piafs au milieu de la mare

p1070204Dès que l’automne se pointe, on les voit revenir pour l’hiver, puis plonger sans cesse sur de petits étangs bordant le Bassin d’Arcachon. Ils sont, au départ, difficiles à identifier et à photographier car, quelle que soit la mare, ils sont au centre, bien loin des humains cherchant à les faire passer à la postérité. Ces petits oiseaux cherchant pitance sous l’eau sont les grèbes castagneux.
Le grèbe castagneux ressemble à un petit bouchon flottant. C’est le plus petit des grèbes, et aussi apparemment le moins exigeant : il se contente des eaux calmes voire stagnantes, il peut même s’éclater dans des fossés. Il aime certes le poisson, d’où ses incessants plongeons, mais si ledit poisson fut préalablement prélevé par le vorace cormoran, il se contente des restes : larves d’insectes aquatiques voire insectes eux-mêmes, têtards, petits mollusques.

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Jusqu’à une date très récente (en gros une quinzaine de jours), je n’avais observé cet oiseau que dans des milieux pas trop urbanisés. Désormais, j’ai la certitude que cet oiseau-là entre aussi en ville. Preuve en image, attrapée dans l’agglomération bordelaise :

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Sources : oiseaux.net et wikipédia
Photos : Andernos, Arès et Bruges, novembre 2016

Le pire est donc arrivé

Collection # 371

Amanite tue-mouche

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C’était dans le journal … le 8 novembre 1916

Il y a un siècle, la situation politique étatsunienne était identique à celle d’aujourd’hui : les citoyens étaient appelés aux urnes pour désigner leur président, par un mode complexe que rappelle Le Petit Journal.
En 1916, les élections ont donc eu lieu le mardi 7 novembre. La partie s’avère serrée entre le républicain Hughes, que L’Echo de Paris donne gagnant (tout en employant le conditionnel) et le démocrate Wilson, qui, au final, sortira vainqueur, mais d’assez peu. Le Petit Parisien, lui, se contente juste de rappeler que les Américains ont voté :

 

Ce que les Américains font aussi là, maintenant, aujourd’hui, 8 novembre 2016. Et ce serait de bon ton qu’ils ne fassent pas n’importe quoi. Car si Madame Clinton n’est peut-être pas ce qui peut arriver de mieux à ce pays, il est certain que Monsieur Trump est ce qui lui arriverait de pire.

Photo de la semaine (du 30/10 au 05/11/2016)

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Collection # 370

Chatons

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Des oiseaux dans la ville : octobre 2016

La ville, c’est bien évidemment Bordeaux et ses banlieues proches. Dans les parcs et jardins (mais pas que), les oiseaux semblent se sentir bien. Que pouvait-on donc observer en ce mois d’octobre, qui fut globalement doux et sec ?
La sittelle torchepot fréquente assidument les parcs du centre-ville … :

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… tout comme le moineau, le rougegorge et le grimpereau, pas toujours facile à voir car son plumage a la couleur de l’écorce des arbres :

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Le geai est très présent et très bruyant :

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Par contre, le chardonneret fut plus difficile à prendre en photo ; la timidité, sans doute :

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Dans un jardin bien particulier, le Parc Rivière, le pic-vert est parfois bien visible :

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En banlieue nord, à proximité d’étangs artificiels, on peut rencontrer des bergeronnettes … :

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… et leur cousine, la bergeronnette des marais, jamais vue à cet endroit auparavant :

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Lorsque le ciel vire au gris, les mouettes rentrent en ville … :

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… et les cormorans prennent leurs quartiers d’hiver :

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La star des lieux humides est bien évidemment le martin-pêcheur, une flèche bleue pas toujours facile à photographier, mais visible quotidiennement :

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Et puis il reste le « non identifié », le « je ne sais pas bien qui c’est ». Le rapace qui vole au-dessus de la maison ne saurait être un milan : les milans noirs ont entamé leur migration dans la deuxième quinzaine d’août. Je sais que dans le coin déambulent des busards des marais, mais le mystère reste entier :

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Idem pour ce petit passereau bien plus petit qu’un moineau ; je penche pour pouillot véloce, qu’en pensez-vous ?

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