Photo de la semaine (du 23 au 29/10/2016)

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J’ai (presque) mangé une tranche de lion

Une amie bonne cuisinière a récemment retrouvé un grimoire de la 2e moitié du XXe siècle (ou de la 1ère, il faudrait vérifier) présentant, entre autres recettes classiques des déjeuners dominicaux, quelques recettes exotiques. Je la remercie d’avoir photographié et de m’avoir envoyé une partie de la page « Afrique Noire » (on disait ainsi en ce temps-là) sur laquelle figure la recette que j’ai illico essayé au week-end dernier : le Civet de Lion de Nairobi. Puis-je vous faire partager la lecture et l’élaboration de la recette ?
« Prenez un jeune lionceau d’environ six mois ». Premier écueil, première difficulté : le lion ne figure pas dans mes contrats AMAP. Il y a bien porc, veau, bœuf, poulet, mais pas lion. Ledit lion doit en outre être jeune. Quel quadrupède sorti de l’AMAP s’en rapproche le plus ? Mais l’agneau bien sûr. Poursuivons.
« Dépouillez-le et nettoyez-le en conservant un demi-litre de sang ». Ça se corse. Un lion entier, pour quatre personnes, c’est démesuré, même si on le remplace par un agneau. L’aspect « dépouillage-nettoyage » a été assuré par l’abattoir. Quant à récupérer du sang de la bête … Même pas la peine d’y songer, donc inutile de vouloir, comme le préconise la recette, y ajouter « la même contenance de vinaigre » pour y faire tremper la viande coupée en morceaux. Il suffit donc de s’adapter et de coucher ce qui sert de lion sur un lit de romarin, d’y ajouter ail et oignon, un peu de poivre , et donc pas de vin rouge, même si la recette permettait d’y ajouter « les épices que vous préférez » :

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Et là on passe à la cuisson. Si l’on considère que l’option cuisson dans le bouillon « jusqu’à ce que la graisse remonte » a été abandonnée, le jeune faux lion passera une bonne heure au four, à 180°C, avec retournement et humidification à mi-cuisson :

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C’est marrant, on dirait presque la recette de l’épaule d’agneau ! Au final, le félin où ce qu’il en reste est découpé en tranches et servi avec des flageolets. Le lion, devenu doux comme un agneau, fut fort apprécié. Et en prime, on a respecté la biodiversité africaine, je n’en suis pas peu fière.

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Collection # 369

Détails du « Shtandart »
Bordeaux, octobre 2016

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Un coprin qui se mange

p1060649La famille des coprins est assez peu comestible dans l’ensemble. Le plus sournois de la bande est sans aucun doute le coprin noir d’encre, qui provoque des malaises cardiaques si sa consommation est associée à celle d’alcool, éventuellement même si cette dernière a lieu plusieurs jours après l’ingestion des champignons.
Le coprin chevelu (photo ci-contre) est beaucoup plus fréquentable. Jeune, il se présente comme une grosse bougie blanche, et ne peut être confondu avec aucun autre champignon. C’est un bon comestible, sans aucun danger et agréable au goût, à condition de le cueillir jeune et de le cuisiner assez vite, car il se désagrège très vite et ressemble alors à une bouillasse noirâtre peu appétissante.

Photo prise à Nantes en octobre 2016

Photo de la semaine (du 16 au 22/10/2016)

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Shtandart

Au tout début du XVIIIe siècle, le tsar Pierre Ier, dit « Le Grand », décide de faire construire dix navires afin de protéger le port de St-Petersbourg. Il s’attelle lui-même aux plans. Le premier et le plus grand de ces navires, armé de 28 canons, est le Shtandart. Depuis, il a disparu, mais en 1999, sa réplique a pris la mer à son tour. Une réplique à l’identique pour l’extérieur du navire, mais différente à l’intérieur : les moteurs diésel, dans la cale, ont remplacé les boulets de canon.
Cette très belle frégate est accostée au Ponton d’Honneur, à Bordeaux, jusque dans la nuit de lundi à mardi.

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Photo prise aujourd’hui même, quelques heures après l’arrivée du bateau

Collection # 368

Zozios
Bordeaux, automne 2016

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Photo de la semaine (du 09 au 15/10/2016)

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Echos locaux (vendredi 14 octobre 2016)

  • Habituellement, les méduses sont plutôt des animaux marins. Un journal de Fougères (La Chronique Républicaine) rapporte que quelques unes d’entre elles, a priori presque totalement transparentes et de très petite taille, ont été trouvées dans un étang d’Ille-et-Vilaine.
  • Le parc nucléaire civil français est vieillissant et suscite, à juste titre, des inquiétudes. Ce n’est pas en lisant cet article de La Nouvelle République du Centre-Ouest, concernant la centrale de Civaux, que l’on risque d’être rassuré : il y est fait état d’un exercice incendie organisé fin août qui a laissé pour le moins perplexes les cinq inspecteurs chargés de l’observer. On apprend que le personnel chargé de lutter contre le faux incendie (mais si c’était un vrai ?) n’était pas équipé de vêtements de protection adéquats. De plus, seule une des deux équipes d’intervention est arrivée à temps, et encore apparemment pas au complet. À lire en entier (pour une fois qu’un article intéressant de la PQR est en accès libre), c’est édifiant.
  • C’est la fête à Toulouse : Airbus livre aujourd’hui son 10 000e avion, un A350 destiné à Singapore Airlines (La Dépêche du Midi ; article payant).

Collection # 367

Vulcain
Bordeaux (Parc Rivière), octobre 2016

vulcain

Photo de la semaine (du 02 au 08/10/2016)

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L’autre phare du bout du monde

En 1884, un phare est érigé au large du Cap Horn, un vrai phare du bout du monde, qui sera, en 1905, au cœur d’un roman de Jules VERNE. Ce phare est une sorte de cabane en bois à 16 côtés, dont deux donnent face à la mer, construite sur un promontoire de 70 mètres de haut. Ses lampes fonctionnent à l’huile de colza et portent à près de 26 km. Mais le phare est en plein vent, et face au Cap Horn, ce n’est pas une simple brise. Les conditions sont tellement peu hospitalières pour les gardiens du phare que celui-ci est abandonné en 1902.
Il revient néanmoins sur le devant de la scène à la fin du XXe siècle : un Champenois, tellement amoureux de la mer qu’il a décidé de vivre à La Rochelle, décide de partir sur les trace du roman de Jules VERNE, à la recherche du fameux phare ou de ce qu’il en reste. Cet homme, c’est André BRONNER, dit « Yul » (très bon article dans L’Huma, daté de juin 1999). Avec une équipe de dix personnes (charpentiers, menuisiers, mais aussi des artistes), il reconstruit le phare à partir de 1994. Celui-ci éclaire de nouveau en février 1998.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. L’aventurier projette de construire une réplique du phare à La Rochelle : c’est chose faite depuis plus de 16 ans. La réplique du phare du bout du monde a été inaugurée le 1er janvier 2000 devant la plage des Minimes.

Photos prises à La Rochelle en octobre 2016

Joshua

joshua-p1060227-jpgEn 1898, le navigateur canadien Joshua SLOCUM clôt un tour du monde à la voile en solitaire, un peu plus de trois ans après quitté le port de Boston. C’est une première : personne, avant lui, n’avait osé une telle aventure, mais d’autres oseront après lui et son voyage va inspirer plus d’un marin.
En 1961, le navigateur français Bernard MOITESSIER fait construire un ketch (voilier à deux mâts dont le grand mât est à l’avant du bateau) en métal par un chantier de Saône-et-Loire et lui donne le nom de « Joshua » en souvenir de Joshua SLOCUM. Comme lui, il rêve de tour du monde à la voile : ça tombe bien, la première circumnavigation en solitaire à la voile part en 1968 (Golden Globe Challenge). Et c’est pendant cette course que Bernard MOITESSIER acquiert sa célébrité, en abandonnant aux deux tiers du trajet alors qu’il est donné vainqueur, et en poursuivant sa route au fil de l’eau pendant dix mois. Il s’installe alors en Polynésie avec femme et enfant. En 1980, on retrouve le marin et son voilier en Californie, mais le « Joshua » est touché par un cyclone en 1982 : il n’est retrouvé qu’en 1989 et en piteux état à Seattle. Il est alors racheté et restauré par le musée maritime de La Rochelle, qui lui offre des ronds des l’eau régulièrement. Bernard MOITESSIER, lui, est décédé en 1994 : il repose dans un petit village du Morbihan.

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Photos du « Joshua » prises lors du Grand Pavois 2016 (La Rochelle)

Collection # 366

Plaisance
La Rochelle, octobre 2016

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Du bois dont on fait les sphères

spherep1060191-jpgSur les plages, il n’est pas rare de trouver du bois flotté, souvent même d’assez gros morceaux. Beaucoup de gens s’en servent comme déco. Philippe ARDY, ex-diplomate désormais sculpteur sur l’île d’Oléron (atelier à La Baudissière), a réalisé une jolie sphère de 3,50 m de diamètre à l’aide de ces fameux bois flottés, ceux-ci étant fixés de manière très discrète à une armature métallique. La sphère a été installée sur la plage de Gatseau dans le cadre de la biennale d’art Amers, qui s’est déroulée cet été dans l’ensemble des communes de l’île (à lire dans Sud-Ouest). Aujourd’hui, cette sphère est toujours présente, mais, afin qu’elle puisse affronter l’hiver, elle devra être déplacée. Et pour cela, il faut des sous : l’œuvre est à vendre (se rendre sur Ulule pour les détails).

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Photos : St-Trojan-les-Bains, octobre 2016

La mante passe à table

Photo de la semaine (du 25/09 au 01/10/2016)

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