Collection # 365

Mésange à longue queue

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Le jeune merle dans son nouveau costard

Il ne manque plus que la cravate, mais c’est bon, le jeunot a trouvé costume à sa taille, noir comme celui de son papa, mais on dirait taillé trop grand. Ça doit être le cou nu et la tête de même qui donnent cette impression. L’ado pose pour la photo, pas timide pour deux sous, mais quand même un peu pataud dans sa tenue d’adulte.

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Photos : Bordeaux, septembre 2016

Photo de la semaine (du 18/09 au 24/09/2016)

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Tu ne pueras point

Le harcèlement au travail est pris très au sérieux au Japon. Obliger quelqu’un à chanter est ainsi qualifié de « harcèlement karaoké ». La liste des différentes formes de harcèlements est longue, et l’une d’elle fait aujourd’hui l’objet d’un bref article dans Géopolis, et le bonheur financier de l’entreprise de cosmétique qui a eu idée de surfer sur cette tendance : il s’agit de lutter contre les odeurs corporelles, que celles-ci rappellent le vestiaire du gymnase municipal ou qu’il s’agisse d’un parfum aussi capiteux qu’onéreux.
En effet, le problème n’est pas seulement de sentir mauvais mais de sentir tout court. L’entreprise de cosmétique évoquée plus haut, partant du constat que presque tous les hommes dégagent une odeur détectable (mais donc pas forcément détestable), s’est lancée dans la formation anti-odeurs à destination des salariés d’une grosse boite de téléphonie, afin que tout un chacun adopte les règles d’hygiène ad hoc. Et je suppose que, accessoirement, elle s’est aussi lancée dans la vente de produits masquant les odeurs auprès de ces salariés hautement privilégiés, sinon à quoi bon faire tant d’efforts.

Collection # 364

Cormorans
Bordeaux, septembre 2016

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Manger ou être mangé

 

mangerRéserve naturelle du marais de Bruges, septembre 2016

Photo de la semaine (du 11/09 au 17/09/2016)

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La crépidule, c’est du béton !

Crepidula fornicata (photo ci-contre)dec-10 est un mollusque invasif, très (trop ?) présent sur le littoral de la Manche voire de l’Atlantique. Face à cet envahissant coquillage, des gens avisés ont décidé de le servir à table, sous le nom de berlingot de mer : la crépidule a ainsi acquis ses lettres de noblesse.
Mais on peut aussi en faire autre chose de fort utile. Une école d’ingénieurs de Caen vient de mettre au point un béton poreux, qui permettrait de limiter le ruissellement consécutif à l’artificialisation des sols. Fini le parking qui dégouline dans la jolie rivière toute proche ! Quel rapport avec la crépidule ? elle y joue un rôle majeur, au même titre que la coquille saint-jacques et la pétoncle (mais pas la moule, trop fine ; ni l’huître, trop tordue) : ce béton est en effet composé pour partie de débris de coquillages, dont la fameuse crépidule. Cela permet, en outre, de limiter l’apport en sable dans le béton, ce qui, en ces temps de pénurie annoncée, n’est pas négligeable.
A ce rythme-là, la crépidule pourrait bien devenir le coquillage-phare, celui que tout le monde s’arrache, et se vendre, à terme, hors de prix. Après tout, dans des temps pas si anciens, les œufs d’esturgeon étaient bien donnés en pitance aux animaux de la ferme.

Source : Sciences&Avenir, 14 septembre 2016

Photo : île d’Oléron, décembre 2010

Collection # 363

Atlantique

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Photo de la semaine (du 04/09 au 10/09/2016)

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Les cow-boys et les Indiens

L’histoire se passe dans le nord des Etats-Unis, plus précisément dans l’Etat du Dakota du Nord, où une tribu sioux se bat pour ce que, en France, nous appelons une ZAD : Zone à Défendre. Ce nord lointain est le point de départ d’un oléoduc devant acheminer du pétrole jusque dans l’Illinois, à 1900 km de là.
L’oléoduc est peut-être plus sûr que le train pour transporter le pétrole, mais le tuyau peut percer, c’est même assez inévitable sur une telle longueur, et tant pis pour la nappe phréatique, le riz sauvage qui pousse dans le coin et les aigles locaux.
La tribu sioux est furax contre ce gros tuyau de 76 cm de diamètre répondant au doux nom de « Dakota Access », d’autant plus que ledit tuyau doit passer sur une terre qui a été volé aux Sioux en 1958. A cela s’ajoute le fait que le tuyau passe sur des terres sacrées indiennes, notamment des lieux de sépulture. Dire qu’ils ont l’affaire en travers de la gorge est un euphémisme.
Outre les Sioux, 18 millions de personnes sont concernées par le passage de l’oléoduc, puisque celui-ci doit franchir une rivière qui serait fortement et durablement impactée en cas de fuite.
Dans l’espoir de faire cesser les travaux et de voir le projet abandonné, une pétition a été lancée : elle a, à ce jour, recueilli plus de 300 000 signatures. Des stars apportent aussi leur soutien, notamment Leonardo di Caprio : un joli nom et une jolie gueule, ça aide à médiatiser l’affaire. Les zadistes ont même reçu des soutiens venus d’Europe, d’Asie et d’Australie, mais cela n’a pas empêché les pelleteuses d’entrer en action sur les terres sacrées samedi dernier. Tout ça pour du pétrole. Les vigiles chargés de garder le chantier ont lâché les chiens contre les opposants au projet.
L’affaire a rebondi hier : les travaux sont suspendus à la demande des politiques. Les tribus sioux devraient être consultées. Dans l’immédiat, la vigilance reste néanmoins de mise.

Source : Reporterre

34°C, l’automne est là

Il a fait fort chaud aujourd’hui : plus de 38°C sur la côte Basque, 34°C et des breloques à Bordeaux (à lire dans Sud-Ouest). Et pourtant, comme dans la chanson, « colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été » (à écouter ici, version Cabrel).
Le colchique est une fleur mauve qui ressemble au crocus, sans produire le précieux safran. C’est, de plus, une plante toxique, pouvant provoquer des diarrhées sanglantes voire une paralysie générale : hors de question de la manger en salade. Actuellement, et malgré un temps estival XXL, le colchique fleurit, même à Bordeaux où il fait trop chaud (photos prises le 5/09) :

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Collection # 362

Bestioles

bestioles

Photo de la semaine (du 29/08 au 03/09/2016)

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Echos locaux (jeudi 1er septembre 2016)

  • Au tout début de la Deuxième guerre mondiale, face aux ambitions hitlériennes d’annexer l’Alsace, des Alsaciens ont été envoyés dans des régions françaises suffisamment éloignées de leur biotope pour qu’ils puissent y mener une vie tranquille. Parmi eux, ceux du village d’Elsenheim ont atterri en Dordogne, et certains ont même participé à la découverte de la grotte de Lascaux en 1940 : à lire dans L’Alsace.
  • En 2009, des forages ont montré la présence de gaz de schiste à une profondeur de 3000 mètre sous le lac Léman. Les riverains grognent contre une possible exploitation dudit gaz, et je les comprends : une manif a lieu samedi (Le Dauphiné Libéré).
  • La petite ville de Castres, dans le Tarn, a, pendant un temps, fait preuve d’étourderie : il manque 246 noms sur le monument aux morts de la Grande Guerre. Un historien local vient de publier la liste de ces hommes morts au combat (Le Journal d’Ici).
  • Finissons cette petite note avec de belles images : l’Ille-et-Vilaine vue du ciel (Ouest-France).