Une bande de jeunes dans le pommier

P1030404Fin de week-end et fin de soirée. La nuit approche, mais on y voit encore un peu dans le jardin. Le pommier décoratif, dont les fruits nourrissent les merles tout l’hiver, est soudainement agité en tout sens par une horde frénétique de huit piafs : des mésanges à longue queue, qui raffolent des pucerons présents sur les feuilles et d’autres petits insectes vivant sur les branches. Dans un premier temps, et parce-que je vois souvent actuellement des jeunes oiseaux fraichement émancipés en petits groupes, je suppose que ces oiseaux sont des juvéniles. Mais rien ne le prouve vraiment, les mésanges à longue queue pouvant se regrouper à plusieurs familles et déambuler en bandes plus ou moins bruyantes.

P1030402

Publicités

Rendez-vous à l’hôtel de police

P1020988Restons dans le XIIe arrondissement, plus précisément dans la partie surélevée de la coulée verte évoquée dans la précédente note.
Un immeuble, probablement banal vu d’en-bas, attire immanquablement le regard : il s’agit de l’hôtel de police du XIIe, situé à l’angle de l’avenue Dausmenil et de la rue de Rambouillet. À première vue, on pense à un bâtiment des années 1930, notamment en raison des immenses statues qui le dominent, des clones massifs d’un personnage d’apparence antique.

imagesP1020989.jpg

Or il n’y a rien d’ancien dans ce bâtiment. Abritant donc un commissariat de police, mais aussi des logements, il a été inauguré en 1991. Il est l’œuvre de l’architecte espagnol Manuel NUÑEZ-YANOWSKI, qui a aussi sévit en région parisienne dans les années 1980 et 1990 (les « arènes de Picasso », à Noisy-le-Grand, c’est lui), ainsi qu’à Alger, Saint-Petersbourg, Sofia, etc.

imagesP1020987.jpg

Les statues qui ornent le toit du bâtiment sont le reproduction en plusieurs exemplaires d’un esclave sculpté en son temps par Michel-Ange.

à cliquer :

Photos : mai 2016

Voilà comment traverser tranquillement le XIIe arrondissement

Quand la provinciale monte à Paris, elle est saisie par le bruit. Et donc cherche des lieux calmes, où déambuler en toute sérénité. La coulée verte René-Dumont, qui traverse tout le XIIe arrondissement correspond exactement à ses attentes.
La balade, d’un peu plus de 4 km, a été inaugurée en 1993. Elle a été aménagée sur une voie ferrée désaffectée depuis 1969 et en partie surélevée par rapport aux rues. Elle a même inspiré le High Line Park de New York, ce qui apporte beaucoup de fierté au-dedans de la provinciale.
La balade démarre rue de Lyon, derrière l’opéra Bastille, et la première partie est donc constituée de ce chemin surélevé que je viens d’évoquer : il s’agit de la partie supérieure du viaduc des arts. La balade est de plus en plus courue, y compris au sens propre du terme.

coulée verte 1.jpg

Elle offre une vue extraordinaire sur les immeubles haussmanniens qu’on ne voit habituellement que d’en bas …

coulée verte 2 immeubles.jpg

… et enjambe allègrement des avenues et des boulevards, comme ici le boulevard Diderot :

coulée verte 3 bd diderot.jpg

La partie surélevée s’achève au niveau du jardin de Reuilly, sur lequel elle passe via un petit pont de bois assez désagréable, animé d’un mouvement pouvant presque donner le mal de mer si on y séjourne trop longtemps :

coulée verte 4 passerelle.jpg

La balade retrouve le plancher des vaches, et alternent alors des tunnels … :

coulée verte 5 tunnel.jpg

… et des zones boisées, à la végétation dense sentant agréablement l’humus :

coulée verte 6 bois.jpg

La fin de la promenade est assez abrupte : on arrive sur un large trottoir entre une avenue passante de la commune de St-Mandé et le périph’, mais cela n’a que peu d’importance : le bois de Vincennes est proche.

Photos : mai 2016

Collection # 351

Le grèbe huppé et ses petits
Paris, mai 2016

grèbe

De jeunes Parisiens

La saison peace and love commence à donner quelques résultats. Dans le lac Dausmenil, la jeune génération s’exerce aux plaisirs de la natation. Les jeunes cygnes, par exemple :

zoziosP1030134.jpg

Il y a aussi de jeunes grèbes huppés, un oiseau que je vois suffisamment rarement pour marquer un temps d’arrêt :

zoziosP1030167.jpg

Et puis, et je n’avais jamais vu cet animal en version « djeun », voici les jeunes foulques, à la bouille rouge. Serait-ce pour que les adultes les repèrent sans mal ? ou pour faire peur aux prédateurs ?

zoziosP1030141.jpg

Photos : Paris, mai 2016