Une bande de jeunes dans le pommier

P1030404Fin de week-end et fin de soirée. La nuit approche, mais on y voit encore un peu dans le jardin. Le pommier décoratif, dont les fruits nourrissent les merles tout l’hiver, est soudainement agité en tout sens par une horde frénétique de huit piafs : des mésanges à longue queue, qui raffolent des pucerons présents sur les feuilles et d’autres petits insectes vivant sur les branches. Dans un premier temps, et parce-que je vois souvent actuellement des jeunes oiseaux fraichement émancipés en petits groupes, je suppose que ces oiseaux sont des juvéniles. Mais rien ne le prouve vraiment, les mésanges à longue queue pouvant se regrouper à plusieurs familles et déambuler en bandes plus ou moins bruyantes.

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Photo de la semaine (du 22 au 28/05/2016)

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Rendez-vous à l’hôtel de police

P1020988Restons dans le XIIe arrondissement, plus précisément dans la partie surélevée de la coulée verte évoquée dans la précédente note.
Un immeuble, probablement banal vu d’en-bas, attire immanquablement le regard : il s’agit de l’hôtel de police du XIIe, situé à l’angle de l’avenue Dausmenil et de la rue de Rambouillet. À première vue, on pense à un bâtiment des années 1930, notamment en raison des immenses statues qui le dominent, des clones massifs d’un personnage d’apparence antique.

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Or il n’y a rien d’ancien dans ce bâtiment. Abritant donc un commissariat de police, mais aussi des logements, il a été inauguré en 1991. Il est l’œuvre de l’architecte espagnol Manuel NUÑEZ-YANOWSKI, qui a aussi sévit en région parisienne dans les années 1980 et 1990 (les « arènes de Picasso », à Noisy-le-Grand, c’est lui), ainsi qu’à Alger, Saint-Petersbourg, Sofia, etc.

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Les statues qui ornent le toit du bâtiment sont le reproduction en plusieurs exemplaires d’un esclave sculpté en son temps par Michel-Ange.

à cliquer :

Photos : mai 2016

Voilà comment traverser tranquillement le XIIe arrondissement

Quand la provinciale monte à Paris, elle est saisie par le bruit. Et donc cherche des lieux calmes, où déambuler en toute sérénité. La coulée verte René-Dumont, qui traverse tout le XIIe arrondissement correspond exactement à ses attentes.
La balade, d’un peu plus de 4 km, a été inaugurée en 1993. Elle a été aménagée sur une voie ferrée désaffectée depuis 1969 et en partie surélevée par rapport aux rues. Elle a même inspiré le High Line Park de New York, ce qui apporte beaucoup de fierté au-dedans de la provinciale.
La balade démarre rue de Lyon, derrière l’opéra Bastille, et la première partie est donc constituée de ce chemin surélevé que je viens d’évoquer : il s’agit de la partie supérieure du viaduc des arts. La balade est de plus en plus courue, y compris au sens propre du terme.

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Elle offre une vue extraordinaire sur les immeubles haussmanniens qu’on ne voit habituellement que d’en bas …

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… et enjambe allègrement des avenues et des boulevards, comme ici le boulevard Diderot :

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La partie surélevée s’achève au niveau du jardin de Reuilly, sur lequel elle passe via un petit pont de bois assez désagréable, animé d’un mouvement pouvant presque donner le mal de mer si on y séjourne trop longtemps :

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La balade retrouve le plancher des vaches, et alternent alors des tunnels … :

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… et des zones boisées, à la végétation dense sentant agréablement l’humus :

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La fin de la promenade est assez abrupte : on arrive sur un large trottoir entre une avenue passante de la commune de St-Mandé et le périph’, mais cela n’a que peu d’importance : le bois de Vincennes est proche.

Photos : mai 2016

Collection # 351

Le grèbe huppé et ses petits
Paris, mai 2016

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De jeunes Parisiens

La saison peace and love commence à donner quelques résultats. Dans le lac Dausmenil, la jeune génération s’exerce aux plaisirs de la natation. Les jeunes cygnes, par exemple :

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Il y a aussi de jeunes grèbes huppés, un oiseau que je vois suffisamment rarement pour marquer un temps d’arrêt :

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Et puis, et je n’avais jamais vu cet animal en version « djeun », voici les jeunes foulques, à la bouille rouge. Serait-ce pour que les adultes les repèrent sans mal ? ou pour faire peur aux prédateurs ?

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Photos : Paris, mai 2016

Photo de la semaine (du 15 au 21/05/2016)

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Les oiseaux du week-end

Le week-end dernier fut très largement consacré à des balades « nature » sur l’île d’Oléron. Outre les oiseaux que nous voyons en toute saison quoiqu’il arrive (mouettes, aigrettes, hérons, …), quelques spécimens furent aperçus, de plus ou moins loin et bien souvent grâce au sens de l’observation particulièrement développé d’un habitué de l’île. Nous vîmes, sans trop grande difficulté car l’oiseau est courant, un foulque macroule … :

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… une échasse blanche, de loin … :

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… un tadorne de Belon … :

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… une cigogne, oiseau très courant en Charente-Maritime, mais encore en très petit nombre sur l’île … :

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… et surtout, de nettement plus près, une huppe fasciée, au bord d’une rue, immobile comme peuvent l’être les jeunes oiseaux, mais cette huppe-là n’avait apparemment plus la petite tâche blanche au coin du bec qui distingue le juvénile de l’adulte :

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Collection # 350

Balade dans le marais des Bris
Ile d’Oléron, mai 2016

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Apporter sa pierre à l’édifice

Il parait que la chose n’est pas rare en Bretagne où, il est vrai, les plages de galets sont plus nombreuses qu’en Charente-Maritime ou en Gironde. Sur l’île d’Oléron, au sud du phare de Chassiron, le phénomène a quelques mois, peut-être un an, et il s’amplifie : les passants empilent des galets pour former des tours pas si instables que ça, et c’est joli. Vers la fin de l’hiver, il parait qu’il n’y avait pas plus d’une vingtaine de ces empilements, ils sont beaucoup plus nombreux aujourd’hui.

Photos : île d’Oléron, mi-mai 2016

Photo de la semaine (du 8 au 14/05/2016)

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Il n’y aurait donc pas assez de méduses

Les méduses prolifèrent dans tous les océans, c’est même une vraie plaie. Je me souviens avoir déjà évoqué ce fait ici-même il y a deux ans (piqûre de rappel), concluant par une solution à cette prolifération : manger les fameuses méduses.
La consommation de méduses semble effectivement relativement banale dans certains pays asiatiques, dont la Chine (exemple de recette). On peut raisonnablement penser que le plat est bon marché puisque la matière première abonde. Que celle-ci n’est pas menacée. Que les salades et brochettes de méduses dignes de ce nom ont de beaux jours devant elles.
Et pourtant, le site Geopolis signale aujourd’hui un scandale alimentaire qui, bizarrement, touche ce produit hyper-abondant qu’est la méduse. Dix tonnes de fausses méduses bourrées d’aluminium et de divers produits chimiques ont été saisies sur un marché de l’est du pays. J’avoue que quelque chose m’échappe : à quoi bon se casser la tête à fabriquer quelque chose qui pullule naturellement ?

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Photo : une méduse échouée sur une plage de Charente-Maritime en septembre 2014.

Pour une amourette

P1020498La grande amourette, plus souvent nommée « grande brize », est une graminée méridionale, originaire notamment d’Afrique du Nord. Elle aime les sols arides, et n’a donc a priori rien à faire en Aquitaine, sauf lorsqu’elle est cultivée dans les jardins botaniques pour montrer aux humains à quel point la nature est jolie. Juste jolie : cette graminée-là, lorsqu’elle est cultivée, ne l’est que pour des raisons décoratives.

Sources : Wikipédia et obs-banyuls
Photo : Jardin public de Bordeaux, mai 2016

Collection # 349

Les lapins du Parc Bordelais
Bordeaux, mai 2016

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Menace sur les vautours

P1530126Il existe à peu près une vingtaine d’espèces de vautours sur la planète. Tous ces vautours sont indispensables : en tant que charognards, ils rendent les cadavres d’animaux plus faciles à détruire par les bactéries, les champignons et les vers. De plus, lorsque ce sont eux qui font le boulot, ils ne laissent pas la place à d’autres animaux opportunistes mais non charognards au départ, comme les chiens. Or ceux-ci sont, à la différence des vautours, au contact de l’homme, à qui ils peuvent transmettre d’éventuels germes peu aimables chopés sur les cadavres. Accessoirement, le vautour est un élément essentiel des albums de Lucky Luke, accompagnant sans férir le croque-mort, qui ne s’en sépare pas plus que de son maître ruban pour mesurer ses futurs clients, mais ce dernier aspect ne préoccupe pas les scientifiques.
La science est inquiète en effet. Les vautours seraient la famille d’oiseaux la plus menacée sur terre, or, ce sont des oiseaux rigoureusement indispensables. Cette menace vient d’abord de certaines pratiques agricoles : dans les élevages, il arrive fréquemment que les animaux soient traités avec des produits qui restent présents même après leur mort, et qui tuent à coup sûr les vautours qui en dévorent les restes. Ce risque est bien sûr accentué dans les régions du monde qui ne pratiquent pas systématiquement l’équarrissage, en Inde notamment. Pire encore : dans les pays où le braconnage d’animaux sauvages est fréquent, les braconnier n’hésitent pas à enduire les corps de leurs victimes de poison pour tuer les vautours.
Au final, 88 % des espèces de vautours seraient atteintes par ces empoisonnements directs ou indirects. En novembre 2015, six espèces de vautours d’Afrique ont été déclarées en danger. Dès 2004, l’alerte avait été donnée pour l’Inde, où 95 % de trois espèces de vautours avaient purement et simplement disparu.

Source : Sciences et Avenir
Photo : un vautour dans le parc naturel régional des Grands Causses, août 2015

Photo de la semaine (du 1er au 7/05/2016)

bestioles

Grimper, tel est son destin

grimpereauLe grimpereau porte bien son nom : il grimpe inlassablement au tronc des arbres, en dessinant une sorte de spirale, puis il redescend rapidement, puis remonte, s’arrêtant de-ci de-là pour farfouiller dans les interstices de l’écorce à la recherche de nourriture : il a le bec ad hoc, suffisamment fin et recourbé pour rapporter la substantifique pitance.
Le grimpereau est relativement courant dans les jardins et les parcs, et pourtant il est difficile à voir du premier coup. Son plumage se confond avec l’écorce des arbres et ses incessants mouvements le rendent insaisissable.
Son aisance en escalade est liée à une particularité qu’il partage avec les oiseaux de la famille des pics, beaucoup plus grands que lui : la queue rigide, sur laquelle il prend appui pour grimper le long des troncs. C’est aussi dans les troncs qu’il fait son nid, dès lors que ledit tronc présente une cavité suffisante, souvent une simple anfractuosité voire une écorce soulevée, en général à trois ou quatre mètres du sol.

Source : oiseaux.net
Photos : Jardin Public de Bordeaux, mai 2016

Collection # 348

Du côté des bassins à flot
Bordeaux, fin avril 2016

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Echos locaux (mardi 3 mai 2016)

  • Qu’est-ce qui tient solidement grâce à 23 000 rivets, dont certains de « la taille d’un avant-bras », et qui emmagasine 500 km de câbles ? un indice : ça vole, et les ailes mesurent chacune 45 mètres de long. C’est l’Airbus A380, bien sûr : La Dépêche offre une piqûre de rappel concernant son montage.
  • Nord Eclair franchit la frontière et nous fait rencontrer les élèves d’un établissement scolaire belge. Ces derniers, un petit peu aidés par leurs professeurs, ont décidé de faire manger des légumes à leurs semblables. Et pour cela, ils ont mis au point des bonbons aux légumes frais. Cette invention a été récompensée par un prix de 750 €. Pour faire passer la pilule, il y a quand même un peu de fruit dans les bonbons aux légumes, les parfums proposés étant poire/concombre, tomate/orange, avocat/datte, … Preuve que ça plait : « On a fait tester à l’aveugle aux enfants et ils ont apprécié. On était déjà satisfaits qu’ils ne recrachent pas« .
  • Avez-vous entendu parler du cloclogate ? je découvre la chose en parcourant le site de L’Alsace : les éditions Bordas ont pondu un manuel scolaire destiné aux collégiens dans lequel l’électrocution est expliquée à travers un exemple certes parlant, mais de mauvais goût, puisqu’il s’agit de celle qui couta la vie au chanteur Claude François en 1978. Et comme j’ai, moi aussi, mauvais goût, je ne résiste pas à pointer du doigt l’exercice qui a déchainé les passions et obligé l’éditeur à faire machine arrière : cliquez ici.

 

Une expo tirée par les cheveux

Charlie Le Mindu – Sculptures capillaires
Base sous-marine de Bordeaux
Jusqu’au 22 mai 2016

L’expression « tirée par les cheveux » a quelque chose de péjoratif. Sauf quand elle est à prendre au pied de la lettre : la base sous-marine de Bordeaux nous offre actuellement une expo présentant les œuvres capillaires de Charlie Le Mindu. Cet artiste n’est plus coiffeur (mais il a appris le métier dans un salon planplan de province), ni perruquier au sens classique du terme, mais coiffuriste (l’expression est de Philippe Découflé).
P1020270Avec les cheveux, il crée d’immenses perruques totalement importables pour le commun des mortels (mais pour une Lady Gaga, c’est jouable), qui font davantage penser à des masques tribaux qu’à de simples coiffures. Les salles d’expo, totalement dans le noir sauf les œuvres elles-mêmes, permettent de découvrir l’inventivité de l’artiste, même s’il est parfois difficile d’imaginer comment l’objet se porte. Le cousin Machin, dans La Famille Addams, n’est jamais bien loin.

Photo de la semaine (du 24 au 30/04/2016)

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