T’as (beaucoup) d’beaux yeux, tu sais !

P1010673Nous savons tous que, si le paon fait la roue, c’est pour séduire les paonnes. Mais celles-ci ne sont point caonnes, et savent déceler, dans ce frémissement des 100 à 150 plumes viriles, celles qui désignent à coup sûr le reproducteur de leur rêve.
La chose peut sembler évidente au premier abord, mais des scientifiques canadiens viennent de montrer le mécanisme de séduction du paon grâce à une caméra à haute vitesse qui a permis d’analyser finement le mouvement précis des plumes.
Au final, il s’agit d’une sorte d’illusion d’optique : selon l’angle que l’on adopte pour regarder le paon, les ocelles semblent changer légèrement de couleurs : c’est l’iridescence. Pour mettre en valeur cette iridescence, le paon fait vibrer ses plumes, ainsi les ocelles ressemblent à des yeux immobiles sur un fond mouvant. Et la paonne craque. Ou pas.
En fait, la paonne craque pour le paon qui tient la distance, c’est-à-dire celui qui fait la roue le plus longtemps. Cela nécessite une force musculaire importante et une bonne endurance. Une fois encore, les gros muscles ont gagné. Et la tendresse, b*** ?

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Source : Sciences et Avenir
Photos : Tarbes (Jardin Massey), avril 2016

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La sociabilité du grand gravelot

P1010951Le grand gravelot est un oiseau limicole (tu te souviens : limicole = qui picore dans la vase) de la taille d’un étourneau, en un peu plus dodu et un peu moins ronchon. C’est aussi un migrateur, qui navigue entre le nord de l’Europe, où il niche, jusqu’en Espagne, où il prend le soleil en hiver. Lorsqu’il est visible au niveau du 45e parallèle, c’est donc qu’il est en soirée-étape, avec vers offerts pour l’apéro.
On le dit individualiste, mais aussi sociable,  du moins en dehors des périodes crac-boum-hue. Il n’hésite pas à côtoyer d’autres limicoles, comme ici un bécasseau variable :

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Photos : bassin d’Arcachon, avril 2016

Pour en savoir vraiment beaucoup plus : oiseau-libre.net

Avis utile aux lycéens

Parce-que, comme tous mes collègues, je suis régulièrement confrontée à ces élèves qui pompent sans vergogne le premier lien déniché sur Google, je trouve intéressant ce message relayé par la page facebook des Cafés cartographiques, juste avant une carte du site La Géothèque, carte tout bien mais un peu compliquée quand même (en clair, si un lycéen la sort, soit il est un génie, soit il prend son prof pour un imbécile) :

Capture d’écran 2016-04-20 à 11.26.10

Collection # 346

Grenouille
Vic-en-Bigorre (Hautes-Pyrénées), avril 2016

grenouille

Quelques courlis corlieu

Vu de loin, cet envol d’oiseaux en troupeaux faisait penser à un décollage de bécasseaux. Mais vu de loin seulement, car l’oiseau est bien plus gros et surtout il a un drôle de bec :

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Cet oiseau est le courlis corlieu, plus gros et au bec moins arqué que le courlis cendré. Il est actuellement de passage sur le bassin d’Arcachon, étape sur la longue route qui le mène de l’hémisphère sud vers des contrées polaires ou presque. Dès le mois de mai, il s’installera en Europe du Nord, en Islande et en Sibérie pour se reproduire.

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Le voir en Gironde est donc assez rare, mais on pourra aussi, avec un peu de chance, le retrouver lors de son retour vers l’Afrique pendant l’été

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C’est un limicole : cela signifie qu’il farfouille la vase  pour y prélever sa nourriture. D’où ce bec très long et recourbé, un véritable outil, un peu comme la curette à crabe ou à araignée que l’on propose dans les restos du bassin pour dévorer le plateau de fruits de mer. Lorsqu’il est à l’intérieur des terres, il se délecte de larves, d’araignées et d’insectes.

Sources :

Photos : Bassin d’Arcachon, avril 2016