L’œuf ou la poule

J’avais cru comprendre que les oiseaux, lorsqu’ils couvaient leurs œufs, ne quittaient quasiment jamais le nid, afin que les futurs poussins restent bien au chaud. A priori, je n’avais pas tout bien compris. Déambulant près d’un petit étang, j’entendis le cri d’une poule d’eau, façon chaton geignant. Je m’approche et, pas bien loin de ladite poule, il y avait un nid bâti dans la végétation aquatique. Les œufs étaient dedans … :

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… mais la poule était à côté. Les œufs à l’air libre, sans chauffage, disponibles pour les prédateurs ? était-ce bien raisonnable ? Puis je vis la poule reprendre le chemin du nid et se réinstaller sans autre forme de procès :

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Chez la poule d’eau, la couvaison est aussi bien assurée par la femelle que par le mâle. L’incubation des 5 à 8 œufs dure environ trois semaines. Il faudra donc que je retourne sur zone, histoire de voir si des petits sont finalement sortis du nid.

à cliquer : oiseaux.net et oiseau-libre.net

Photos : agglomération bordelaise, mars 2016

C’était dans le journal … le 30 mars 1916

Première guerre mondiale, suite. À proximité immédiate des zones de front, les civils sont particulièrement touchés. L’Humanité titre ainsi « Une affreuse misère règne en Belgique ».
Cet article nous apprend notamment que « la faim y sévit à l’état endémique », même « chez les gens fortunés », qui ne disposent plus que du quart de la ration à laquelle ils étaient habitués avant la guerre. Les classes moyenne et populaire, elles, souffrent « des angoisses de la famine ». Du coup, les ouvriers sous-alimentés ne peuvent plus fournir les mêmes efforts au travail, la productivité s’en ressent.
Pourquoi une telle pénurie ? Déjà, avant la guerre, la Belgique n’était pas autosuffisante sur le plan alimentaire. Le site de la RTBF signale qu’un tiers des denrées alimentaires devaient être importées avant 1914. La guerre n’arrange évidemment pas les choses, et le pays reçoit, rien que pour l’année 1916, 50 000 tonnes de froment en provenance des Etats-Unis et du Canada. Mais c’est bien la guerre elle-même qui crée la famine. L’Humanité n’y va pas par quatre chemins pour désigner le coupable : « La Germanie exerce sur cette pauvre Belgique, qu’elle a pillée, saccagée et inondée de sang, une succion formidable et continue. C’est l’araignée se jetant sur la mouche prise dans sa toile pour la vider. » Les soldats allemands sont comparés à des « cambrioleurs » qui empêchent les paysans de faire leur travail : « La semaine passée, trois cents chevaux de trait quittaient Namur pour l’Allemagne ». Des arbres, fruitiers ou non, sont arrachés.
Alors comment tenir malgré tout ? en se « rabattant sur la viande de chien et de chat », qui se vend désormais comme n’importe quelle autre viande, mais à un prix beaucoup plus bas. Il parait même que la viande de chien aurait un peu le goût de celle du mouton. Rien n’est perdu sur ces bêtes : le gras du chien est transformé en saindoux et remplace le beurre.

Collection # 343

Rue Bareyre : le Jardin Caché
Bordeaux (quartier des Chartrons), mars 2016

Le Jardin Caché est un minuscule jardin associatif inauguré en 2013, fermé au public, mais que l’on peut admirer à travers les grilles.

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Echos locaux (mardi 29 mars 2016)

  • Des œuvres du peintre bordelais Albert Marquet sont actuellement exposées au Musée d’art moderne de la ville de Paris. C’est un journal normand qui en parle (La Manche Libre).
  • La chalarose est un champignon très destructeur qui s’attaque aux frênes, à tel point que ceux-ci risquent purement et simplement de disparaître. Le champignon ravageur, parti du nord de l’Europe (premiers cas en Pologne et en Lituanie en 1992), est arrivé en France en 2008 (premier cas en Haute-Saône). Pour l’instant cantonné à un grand quart nord-est du pays, il poursuit sa progression vers le sud et l’ouest (Ouest-France).
  • Les réfugiés arrivent vaille que vaille de Syrie. Avec les beaux jours, on sait qu’ils vont être encore plus nombreux à fuir l’enfer absolu pour un autre enfer, celui imposé par les passeurs. Et pour quoi au bout du compte ? la Méditerranée comme tombeau, l’Europe comme muraille ?  Et quand tout cela est franchi, finalement, que l’Angleterre rêvée semble à portée de main, on tente le tout pour le tout, jusqu’à se cacher sous les essieux d’une remorque de camion. Et d’être écrasé (Nord Littoral). Quand on est prêt à prendre autant de risques pour sauver sa peau d’une guerre qui n’en finit pas, qu’on n’aille surtout pas me dire que c’est pour toucher les alloc’ ou pour se dorer la pilule sur le dos du contribuable, ça pourrait me mettre très en colère.

Les écureuils mangent des noisettes

P1010110Du moins c’est ce qu’on raconte. L’écureuil planquerait même lesdites noisettes bien à l’abri des autres gourmands, mais il parait qu’il est très étourdi et qu’il oublie la localisation des planques. En fait, l’écureuil a un régime alimentaire beaucoup plus varié.
Avec ses 22 dents, l’écureuil grignote tous les types de fruits à coque (donc, les noisettes, mais pas que les noisettes), les graines de résineux (d’où l’aspect « vieux bigoudis » des pommes de pins dans la forêt), des écorces, des bourgeons, des champignons et même, je l’ai appris aujourd’hui, des pommes :

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à cliquer : la page du site ecologie.nature consacrée à l’écureuil roux

Photos floues du jour : Bordeaux, 25 mars 2016

Une envie de farniente

Les camarades qui me suivent sur twitter le savent : j’étais jusqu’à aujourd’hui engluée dans une centaine de copies de bac blanc, la plus longue faisant quand même 18 pages ! De là une envie immodérée, dès que le temps (dans tous les sens du terme) le permettait, de jaillir de la maison façon diable hors de sa boite pour aller, ne serait-ce qu’un bref instant, compter les plumes des moineaux ou valider que le faucon crécerelle n’avait pas déserté son territoire habituel malgré la présence insistante et malodorante de pétarous chevauchés par des gugusses partageant un seul cerveau à six.
Mais aujourd’hui mesdames et messieurs, à 17 heures pétantes, je mis le point final et un 15/20 à la dernière copie, avec une seule envie : mettre le nez dehors.
Je rêverais presque, moi qui pourtant déteste rester des heures allongée sous le cagnard, je rêverais presque, disais-je, de profiter enfin du soleil, un peu comme les tortues de Floride qui se sont si bien adaptées au climat girondin :

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Et en plus, maintenant que les copies sont finies, j’ai le droit. Na !

Photo : agglomération bordelaise, mars 2016

Collection # 342

Grive
Bordeaux, mars 2016

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