Les grues repartent vers le nord, et c’est normal

carréJe fais partie de ces gens qui, le nez en l’air, s’étonnent de voir les grues au-dessus de la maison dans la deuxième quinzaine de février, et ce depuis plusieurs années. C’est beau, magnifique même, enthousiasmant, mais j’y vois un peu naïvement un sale coup du réchauffement climatique.
Or, ce dernier n’y est pour rien, du moins pas directement. Ce qui motive la migration chez la grue cendrée n’a rien à voir avec le temps qu’il fait. C’est une question d’horloge biologique, qui sonne l’heure de retourner au bercail pour faire des petits.

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Par contre, depuis plusieurs années, les grues descendent moins loin vers le sud. Elles sont ainsi de plus en plus nombreuses à hiverner dans les Landes, et passent donc au-dessus de nos têtes plus tôt que si elles venaient d’Afrique, tout simplement parce-que le trajet est plus court. Cela est lié à la fois aux mesures de protection dont elles bénéficient dans les Landes, à l’augmentation du nombre d’individus qui les oblige à trouver de nouvelles zones d’hivernage, et enfin au réchauffement climatique, qui incite de nombreux migrateurs à raccourcir le voyage puisqu’ils trouvent des régions thermiquement satisfaisantes à des latitudes de plus en plus septentrionales.

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Source : Charente-Libre
Photos : agglomération bordelaise aujourd’hui même

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