Les grues repartent vers le nord, et c’est normal

carréJe fais partie de ces gens qui, le nez en l’air, s’étonnent de voir les grues au-dessus de la maison dans la deuxième quinzaine de février, et ce depuis plusieurs années. C’est beau, magnifique même, enthousiasmant, mais j’y vois un peu naïvement un sale coup du réchauffement climatique.
Or, ce dernier n’y est pour rien, du moins pas directement. Ce qui motive la migration chez la grue cendrée n’a rien à voir avec le temps qu’il fait. C’est une question d’horloge biologique, qui sonne l’heure de retourner au bercail pour faire des petits.

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Par contre, depuis plusieurs années, les grues descendent moins loin vers le sud. Elles sont ainsi de plus en plus nombreuses à hiverner dans les Landes, et passent donc au-dessus de nos têtes plus tôt que si elles venaient d’Afrique, tout simplement parce-que le trajet est plus court. Cela est lié à la fois aux mesures de protection dont elles bénéficient dans les Landes, à l’augmentation du nombre d’individus qui les oblige à trouver de nouvelles zones d’hivernage, et enfin au réchauffement climatique, qui incite de nombreux migrateurs à raccourcir le voyage puisqu’ils trouvent des régions thermiquement satisfaisantes à des latitudes de plus en plus septentrionales.

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Source : Charente-Libre
Photos : agglomération bordelaise aujourd’hui même

Le verso de la rainette

P1000363Je connais un endroit (mais je ne dirais pas où : c’est une propriété privée), je connais un endroit, disais-je, où les rainettes grimpent à la vitre de la véranda quand la nuit tombe. En se mettant du bon côté de la vitre, on voit enfin le petit batracien à l’envers. Et on distingue donc aussi, même si la photo de nuit est moche, les petits disques adhésifs qui transforment les pattes de la rainette en ventouses, lui permettant ainsi de grimper à la verticale sur des surfaces lisses.

Photo : février 2016

Collection # 338

Le serin cini
Parc de Majolan (Blanquefort), février 2016

serin cini

Comme une odeur de dune en été

P1000374En été, la dune sent le poivre et le curry, surtout quand le soleil a cogné fort depuis le matin. C’est l’odeur de la fin de journée, du retour de plage pour certains, et généralement le moment auquel je trouve opportun de faire trempette. C’est une odeur qui évoque les vacances, le sable entre les doigts de pieds et l’eau salée.
Dimanche dernier, sur l’île d’Oléron, cette odeur était perceptible, quoique moins forte qu’à la saison estivale, et elle en avait la même cause : l’immortelle des dunes. Elle ne fleurit théoriquement qu’en été, mais comme d’hiver il n’y eut point, la pauvre fleur est un peu déphasée.

Photo : Le Château d’Oléron, février 2016

Le marais de la rue Hortense

Une des rues qui longe Darwin porte le nom de rue Hortense. Sur un immense mur d’un non moins immense bâtiment en ruine, se trouve actuellement une tout aussi immense fresque, malheureusement difficile à appréhender dans son ensemble en raison du stationnement automobile. Néanmoins, on y distingue fort bien certains animaux, hôtes d’un marais d’où pourrait fort bien surgir Radada la méchante sorcière :

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Mais, à y regarder de plus près, ce marais rappelle aussi Alice au pays des merveilles, notamment avec cette pomme de terre (?) qui fume et sur laquelle est inscrit « Eat me » :

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Cette fantaisie joyeuse et colorée montre des animaux en pleine séance de shoot. Chargés comme des mules, les vermisseaux !

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D’ailleurs, pas besoin d’être un grand chimiste pour fabriquer des produits bizarres : la nature, grâce aux champignons, s’en charge très bien :

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Photos : février 2016

Le gorille de Darwin

Darwin, à Bordeaux, c’est un éco-quartier mais pas que. Pour en savoir plus, cliquez ici. Au beau milieu des bâtiments rénovés, de la ferme urbaine et de la friche encore en place, les princes du street art donnent le meilleur d’eux-mêmes : Darwin est le temple du genre à Bordeaux.
C’est ainsi qu’au fond d’un hangar dont le toit a déserté depuis longtemps, on peut voir ceci :

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Il y a un gorille. Un vrai gros King Kong de cinéma, en 3D et tout et tout :

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Et sur les épaule du balaise, d’autres gorilles, tout aussi costauds. Ça fait peur. Peut-être même que ça va m’empêcher de dormir, allez savoir …

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Photos : février 2016

L’hypothèse du faucon se confirme

Je suis retournée sur les lieux de notre première rencontre (à lire ici). Quoique « rencontre » soit un bien grand mot : le rapace ne se laisse pas approcher et file bien vite et bien haut dès que la distance de sécurité ne lui sied plus. Néanmoins, je l’ai revu. C’est bien lui, le faucon crécerelle, et sa présence n’a rien d’étonnant : il y a au moins 555 espèces d’animaux sauvages sur Bordeaux-Métropole. Un atlas présentant les divers milieux où vivent ces animaux vient d’être mis en ligne gratuitement (pdf téléchargeable, enfin en théorie : actuellement, le lien semble en vrac !) : outre le faucon crécerelle, on peut voir, si on est un tant soit peu observateur, des oiseaux assez rares, mais aussi des papillons et des reptiles. Voici de belles balades en perspective …
Pour en revenir au faucon crécerelle : il était donc perché tout en haut d’un arbre. Un autre oiseau du même type mais plus petit était posé sur l’arbre d’à côté, mais il a échappé à la sagacité d’un zoom pourtant surpuissant pour sa petite taille.

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