C’était 2015

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Collection # 330

Hiver trop doux, fleurs partout

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Il n’y eut donc pas de neige à Noël …

St Pierre d'Allevard… même là où, d’habitude, y’en a … comme la pomme dans le breuvage bizarre des Tontons Flingueurs, scène de la cuisine (si tu as des lacunes, révise !).

Pas de neige, mais à la place des primevères (photo ci-contre) et des grèbes qui n’ont même pas besoin de fendiller la glace pour plonger.

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Et pourtant … normalement, en hiver … il neige. Nous sommes dans le département de l’Isère, plus exactement dans le massif de Belledonne. Au loin on aperçoit la Chartreuse, caillouteuse comme à la fin du printemps, à quelques fanfreluches neigeuses près sur le dessus :

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Partout, la montagne est vierge de neige, et le skieur bien ennuyé d’avoir payé si cher une location pour faire sottement des balades en montagne. Ne se rend-il pas compte qu’elle est belle de toute façon, la montagne ?

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Personnellement, cette absence de neige ne m’a pas dérangée. Finalement, c’est plus stable sur les routes, et je n’étais pas là pour faire le mariole sur les pentes glissantes mais pour fêter Noël en famille, ce qui est tout de suite plus de mon niveau. Mais quand même, quand au loin, tout près à vol d’oiseau de la station du Collet d’Allevard, j’ai aperçu un peu de blanc, j’ai trouvé que c’était joli :

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Se mettre en mode « vacances »

La fin de trimestre fut rude au lycée. Comme d’hab’. L’hiver a oublié d’arriver. Pas comme d’hab’. Se mettre en mode « vacances » pourrait sembler aller de soi, mais seul le changement d’air, même bref, confirme cet état de fait : ce sont les vacances.
Le changement d’air fut donc, comme annoncé, bref… et aussi très printanier (18°C en plein après-midi). C’était hier, du côté de Tarbes. Sur la route, on voyait la plus belle montagne du monde, le Pic du Midi droit devant.
Aujourd’hui, à Bordeaux, il fait gris. Il est temps de songer à penser à Noël. Très bonnes fêtes à tous.

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Collection # 329

Volets clos
Bordeaux, décembre 2015

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C’était dans le journal … le 21 décembre 1915

La première utilisation de gaz de combat remonte à avril 1915 : l’armée allemande envoie du gaz moutarde, aussi appelé ypérite, sur le champ de bataille proche d’Ypres en Belgique. Ce gaz attaque les voies respiratoires et, s’il ne tue pas à tous les coups, il provoque une énorme panique chez les soldats.
Très vite, l’armée française se lance à son tour dans l’utilisation de ce type d’arme, mais élabore aussi des moyens de protection à l’efficacité discutable : ce sont les premiers masques à gaz. Pour le grand public, il faut néanmoins en affirmer l’efficacité totale, ce que fait L’Homme libre le 21 décembre 1915, en relatant une attaque chimique ayant à nouveau eu lieu à Ypres deux jours plus tôt : « Nos moyens de préservation contre les gaz asphyxiants ont prouvé leur efficacité ». Ces moyens sont pourtant encore bien modestes, ce sont de simples cagoules en tissu. Mais des progrès ont lieu, et dès le mois de février 1916, des masques à gaz plus efficaces, garnis d’une sorte de toile cirée, permettent de réellement bloquer une grande partie des gaz qui arrivent dans le nez des poilus.

Le bar se fait rare

Oléron / St-TrojanJe parle du poisson, pas du bistrot ou du troquet. Qui dans certaines régions tendent à se faire rares aussi, mais ce n’est pas le sujet.
Le bar est un poisson magnifique, qui se défend quand on le chope (voir photo ci-contre, prise à Oléron il y a trois ans) et qui se défend aussi très bien dans l’assiette, bref, avec le maigre, c’est un de mes poissons préférés.
Sauf que, rien qu’en France, il en est pêché 8000 tonnes par an (dont un bon gros quart par des pêcheurs amateurs, ce qui me surprend beaucoup, mais les chiffres sont têtus). Ce tonnage augmente alors que la quantité de poissons diminue, air connu. La faute à la mode qui valorise les poissons nobles (mais il est tellement bon celui-là), la faute surtout à la pêche industrielle qui ravage l’océan aussi vite qu’un tsunami s’attaquant à une centrale nucléaire nipponne.
Et donc il faut réagir si on veut continuer à déguster cette merveille. D’où la mise en place de quotas : les gros vilains pêcheurs industriels devront désormais aller au bistrot plutôt qu’au bar six mois de l’année, afin que le poisson puisse faire des petits. Les petits pêcheurs, qui ne cassent pas tout sur leur passage, devront laisser le poisson tranquille pendant deux mois seulement. Il faudra aussi, bien sûr, limiter les volumes lors des campagnes de pêche. Ça risque de couiner dans les ports, où ce poisson se négocie fort cher à la criée. Le ministre de la pêche est dans ses petits souliers, mais la négo a démarré.

Source : Sciences&Avenir

Collection # 328

Le martin-pêcheur du Jardin Public
Bordeaux, décembre 2015

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Le martin-pêcheur n’est pas un oiseau bleu

P1540521Il a peut-être le duvet orange sur le ventre, mais jamais les plumes du martin-pêcheur n’ont été bleues. Jamais. Elles sont brun foncé, c’est définitif et scientifiquement prouvé. La couleur bleue que tu vois filer très vite au ras de l’eau (80 km/h) n’est qu’une illusion, un jeu de reflets qui offre à Martin une formidable tenue de camouflage. C’est la structure même des plumes qui permet ce résultat bluffant.
D’autres espèces animales ont la même particularité : des oiseaux bien sûr (dont le paon et la pie), mais aussi des insectes et même des poissons.

Source : site web du Jardin des Plantes de Paris
Photo : Jardin Public de Bordeaux, 11 décembre 2015

La résilience du martin-pêcheur

P1540545Petit rappel : les mares du jardin public de Bordeaux sont désormais presque totalement vidées de leur eau, ne laissant sur le ciment qu’une boue grise sans grand intérêt apparent, au plus grand dam des oiseaux qui y cherchent habituellement pitance.
Parmi ces oiseaux, le plus petit, mais pas le moins vif, est le martin-pêcheur, que je croyais bien ne pas revoir en ces lieux avant le printemps.
J’avais tort. L’oiseau s’adapte, et pour cela change de bassin, choisissant le plus petit des deux, là où il reste encore deux centimètres d’eau au-dessus de la vase.
Martin est donc là, passant des heures sur les margelles en ciment plus ou moins déglinguées. D’un coup, il décolle, file à toute vibrure vers ce qu’il reste d’eau et remonte sur sa margelle ou sur une autre, un petit quelque chose dans le bec.

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Puis il part à nouveau, vers l’autre côté de la mare, sans que l’on comprenne très bien sa motivation. Il se pose pour un brin de toilette, et l’attente reprend.

P1540518Photos : Jardin Public de Bordeaux, 11 décembre 2015

Collection # 327

Les mouettes du Jardin Public
Bordeaux, décembre 2015

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Collection # 326

Une couleur : le vert

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Adieu héron, aigrette, martin-pêcheur et cormoran

photosP1540284.jpgLa chose prend l’allure d’une habitude : dès que l’hiver menace, alors que les cormorans entament leur hivernage, les autorités municipales de la ville de Bordeaux vident le bassin du Jardin Public à des fins hygiéniques (ça sentira moins fort en été) et botaniques (on peut faire du compost avec les feuilles qui marinent dans la mare). Tout ceci est expliqué sur des panneaux verts disposés à divers endroits du jardin.
Le vidage est en cours. Il reste en fond de piscine ce qui servait de tambouille à certains oiseaux, ces derniers étant les deux hérons, les deux martins-pêcheurs (timides mais bien là), l’unique aigrette, qui resta fort peu de temps, écœurée par la concurrence pour la pitance, et bien sûr, la petite dizaine de cormorans qui se pointaient dès qu’il commençait à faire un peu frais. Il reste donc, disais-je, pataugeant dans la vase, de grosses carpes que le personnel du jardin chope à l’épuisette, non pas pour les offrir aux cantines scolaires locales, mais pour les transférer dans l’eau pas plus claire mais bien réelle du Parc Bordelais.

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Du coup, nos volatiles gourmands désertent le jardin. Il ne reste que les canards, les poules d’eau et les oies, qui ne font même plus l’effort de flotter puisque désormais ils ont pied patte. Quand aux mouettes, habituées à venir en hordes pour piquer le pain (au sens propre du terme) du bec des bernaches, elles ont en plus pris possession des plus hautes branches de l’arbre où se perchaient les cormorans en programme « séchage ». Une vraie invasion. Mais que fait la police ?

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