Collection # 330

Hiver trop doux, fleurs partout

fleurs

Il n’y eut donc pas de neige à Noël …

St Pierre d'Allevard… même là où, d’habitude, y’en a … comme la pomme dans le breuvage bizarre des Tontons Flingueurs, scène de la cuisine (si tu as des lacunes, révise !).

Pas de neige, mais à la place des primevères (photo ci-contre) et des grèbes qui n’ont même pas besoin de fendiller la glace pour plonger.

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Et pourtant … normalement, en hiver … il neige. Nous sommes dans le département de l’Isère, plus exactement dans le massif de Belledonne. Au loin on aperçoit la Chartreuse, caillouteuse comme à la fin du printemps, à quelques fanfreluches neigeuses près sur le dessus :

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Partout, la montagne est vierge de neige, et le skieur bien ennuyé d’avoir payé si cher une location pour faire sottement des balades en montagne. Ne se rend-il pas compte qu’elle est belle de toute façon, la montagne ?

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Personnellement, cette absence de neige ne m’a pas dérangée. Finalement, c’est plus stable sur les routes, et je n’étais pas là pour faire le mariole sur les pentes glissantes mais pour fêter Noël en famille, ce qui est tout de suite plus de mon niveau. Mais quand même, quand au loin, tout près à vol d’oiseau de la station du Collet d’Allevard, j’ai aperçu un peu de blanc, j’ai trouvé que c’était joli :

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Se mettre en mode « vacances »

La fin de trimestre fut rude au lycée. Comme d’hab’. L’hiver a oublié d’arriver. Pas comme d’hab’. Se mettre en mode « vacances » pourrait sembler aller de soi, mais seul le changement d’air, même bref, confirme cet état de fait : ce sont les vacances.
Le changement d’air fut donc, comme annoncé, bref… et aussi très printanier (18°C en plein après-midi). C’était hier, du côté de Tarbes. Sur la route, on voyait la plus belle montagne du monde, le Pic du Midi droit devant.
Aujourd’hui, à Bordeaux, il fait gris. Il est temps de songer à penser à Noël. Très bonnes fêtes à tous.

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C’était dans le journal … le 21 décembre 1915

La première utilisation de gaz de combat remonte à avril 1915 : l’armée allemande envoie du gaz moutarde, aussi appelé ypérite, sur le champ de bataille proche d’Ypres en Belgique. Ce gaz attaque les voies respiratoires et, s’il ne tue pas à tous les coups, il provoque une énorme panique chez les soldats.
Très vite, l’armée française se lance à son tour dans l’utilisation de ce type d’arme, mais élabore aussi des moyens de protection à l’efficacité discutable : ce sont les premiers masques à gaz. Pour le grand public, il faut néanmoins en affirmer l’efficacité totale, ce que fait L’Homme libre le 21 décembre 1915, en relatant une attaque chimique ayant à nouveau eu lieu à Ypres deux jours plus tôt : « Nos moyens de préservation contre les gaz asphyxiants ont prouvé leur efficacité ». Ces moyens sont pourtant encore bien modestes, ce sont de simples cagoules en tissu. Mais des progrès ont lieu, et dès le mois de février 1916, des masques à gaz plus efficaces, garnis d’une sorte de toile cirée, permettent de réellement bloquer une grande partie des gaz qui arrivent dans le nez des poilus.

Le bar se fait rare

Oléron / St-TrojanJe parle du poisson, pas du bistrot ou du troquet. Qui dans certaines régions tendent à se faire rares aussi, mais ce n’est pas le sujet.
Le bar est un poisson magnifique, qui se défend quand on le chope (voir photo ci-contre, prise à Oléron il y a trois ans) et qui se défend aussi très bien dans l’assiette, bref, avec le maigre, c’est un de mes poissons préférés.
Sauf que, rien qu’en France, il en est pêché 8000 tonnes par an (dont un bon gros quart par des pêcheurs amateurs, ce qui me surprend beaucoup, mais les chiffres sont têtus). Ce tonnage augmente alors que la quantité de poissons diminue, air connu. La faute à la mode qui valorise les poissons nobles (mais il est tellement bon celui-là), la faute surtout à la pêche industrielle qui ravage l’océan aussi vite qu’un tsunami s’attaquant à une centrale nucléaire nipponne.
Et donc il faut réagir si on veut continuer à déguster cette merveille. D’où la mise en place de quotas : les gros vilains pêcheurs industriels devront désormais aller au bistrot plutôt qu’au bar six mois de l’année, afin que le poisson puisse faire des petits. Les petits pêcheurs, qui ne cassent pas tout sur leur passage, devront laisser le poisson tranquille pendant deux mois seulement. Il faudra aussi, bien sûr, limiter les volumes lors des campagnes de pêche. Ça risque de couiner dans les ports, où ce poisson se négocie fort cher à la criée. Le ministre de la pêche est dans ses petits souliers, mais la négo a démarré.

Source : Sciences&Avenir