Bientôt la retraite

Promis juré, je ne devais pas céder au marronnier du moment, je m’étais interdit de parler de la rentrée. Revenant d’une semaine de vraie vacances, j’envisageais d’alimenter modestement ces pages par quelques images du sud de la France.
Mais bim ! ce matin j’ai appris grâce à une jeune padawan (1) mignonne dans sa naïveté d’ex-étudiante, que ma retraite approchait à grand pas. A moi donc les joies des vacances hors congés scolaires et les cueillettes de champignons en semaine. Avec un coefficient de marée de 114 aujourd’hui, j’ai même envisagé de filer illico titiller la palourde, c’est dire si la jeune dame fut convaincante.
Comment en suis-je arrivée à une telle conclusion ? j’explique de mes doigts gourds tapotant sur un macintosh mal maitrisé. Forcément mal maitrisé vu mon grand âge.
J’entre donc dans l’antre professorale assez tôt ce matin, fonce sur un ordi et l’allume, histoire de vérifier que de vilains lutins n’avaient pas sabordé le réseau pendant l’été. Puis je sors le téléphone pour rédiger un SMS (toujours avec les mêmes doigts gourds et patauds, en tirant la langue comme un enfant qui s’applique pour écrire en cursive).
Et là, la jeune padawan constate : « il n’y a donc pas que les jeunes qui s’y connaissent en informatique ».
Sache donc, chère collègue, que savoir envoyer un SMS et allumer un ordinateur ne montre en rien une maitrise quelconque de l’informatique. Si toi-même tu en es là, prends des leçons et vite : ce sont tes outils de travail. C’était la leçon de morale de la vieille qui, effectivement, jouait déjà du mac alors que tu n’étais même pas née.
Fin de la parenthèse « boulot ». Nous pouvons tous reprendre une vie normale. Si vous êtes sages, mercredi il y aura flamants roses.
Bises à tous et … bonne rentrée !

(1) padawan = prof stagiaire

Carte postale [20]

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Bonifacio, juillet 2001

Collection # 312

Huîtriers-pies
Ile d’Oléron, août 2015

huitriers

Une autre bastide du sud-ouest : Labastide-d’Armagnac

Si Eymet, évoqué dans la note précédente, a gardé un certain aspect médiéval, Labastide-d’Armagnac, dans les Landes, donne plutôt l’impression de s’être arrêtée en 1900, époque où la commune comptait quatorze cafés, bistrots et troquets. C’est un drôle de village, pas bitumé, où la modernité a mis du temps à faire son chemin. Du moins si l’on entend par modernité l’arrivée de l’eau courante, dans les années 1960.
Labastide-d’Armagnac est souvent citée pour avoir servi de modèle à la place des Vosges à Paris. Mais il se pourrait bien qu’il s’agisse d’une légende urbaine.

Photos : août 2015

Une bastide du sud-ouest : Eymet

Un méandre du Dropt (prononcez « dro », ça veut dire « droit » en occitan), ce petit affluent de la Garonne qui s’y jette du côté de la Réole : c’est là que le 28 juin 1270 fut fondée une ville nouvelle, dans le grand mouvement de création volontaire de villes de cette période du moyen-âge. Dans le sud-ouest, ces villes nouvelles, souvent reconnaissables à leurs places carrées bordées d’arcades et aux rues se coupant à angle droit, portent le nom de « bastides ». Particulièrement bien conservée malgré les aléas des temps (place protestante au XVIe siècle, entre autres), Eymet fait partie des petits bijoux du département de la Dordogne.

Photos : août 2015

Carte postale [19]

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Paris, octobre 2008

L’Hermione est revenue

C’est un peu comme la Mathilde de Brel : elle est revenue, c’est la fête, plus rien d’autre ne semble compter : les places pour lui rendre visite étaient toutes vendues avant son arrivée au port. L’Hermione est donc de retour à Bordeaux jusqu’en milieu de semaine prochaine. Depuis sa première visite dans le port de la Lune, elle a effectué son grand voyage en terre d’Amérique, puis, beaucoup plus récemment, en terre d’Armorique.
À quelques minusculissimes minutes de l’heure annoncée, la frégate est passée sous BaBa (que je m’obstine à ne pas appeler « pont Chaban Delmas », parce-que BaBa c’est plus facile à dire, c’est plus mignon, allez savoir …) :

Carte postale [18]

Bilbao juil 99

Bilbao, juillet 1999

Collection # 311

Les murs nous mangent

bouche

Carte postale [17]

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Berlin, décembre 2008

Un papillon de nuit en plein jour

P1520618Il n’est pas si simple de voir un sphinx du liseron : c’est un papillon de nuit qui, de plus, est habillé de gris, une vraie tenue de camouflage. Et pourtant, l’animal mérite notre intérêt, en particulier par sa taille : posé sur sa branche, il faisait facilement 5 à 7 cm de long, ce qui est assez rare pour un papillon pouvant vivre en Europe (c’est plutôt une espèce tropicale, mais c’est aussi un migrateur, d’où sa présence dans l’ouest de la France). Ailes déployées, son envergure peut atteindre 12 cm. Tout comme sa trompe, qui lui permet de se nourrir sans se poser.

à cliquer : la page consacrée au sphinx du liseron sur un site dédié aux papillons de Poitou-Charentes
photo : île d’Oléron, août 2015

Carte postale [16]

Etretat oct 95

Etretat, octobre 1995

Carte postale [15]

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Rome, février 2011

Le Cisne Branco dans le port de Bordeaux

Il faut faire vite, tant pis si c’est sous la pluie : ce bateau-là repart mardi. Arrivé hier matin à Bordeaux, le Cisne Branco est un navire de la marine nationale brésilienne, sorti d’un chantier naval hollandais en 1999. Il s’agit de la copie d’un autre navire hollandais, du XIXe siècle celui-là.

Le compost collectif, c’est possible

A première vue, l’habitat sur dalle ne fait pas rêver. Le quartier Mériadeck, à Bordeaux, sorti de terre à la fin des années 1970, est on ne peut plus minéral. A chaque fois que j’y passe, je pense à Buffet froid, ce superbe film de Bertrand Blier tourné, si je me souviens bien, dans les tours inhumaines et vides de Beaugrenelle. Bref, du froid, du glacial, et avec un hypermarché à moins de 50 mètres, rien qui puisse faire rêver.

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Et pourtant, au pied d’un immeuble fraichement repeint de blanc (photo ci-dessus), il y a ça :

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De l’espoir donc. Les occupants de l’immeuble se sont unis pour réclamer et obtenir (sans trop de mal semble-t-il) des bacs à compost auprès de la mairie. Et ça marche. Tout le monde joue le jeu, et il y a même quelques plantes qui poussent à proximité des bacs :

P1520572 Photos : août 2015
Source : une agréable discussion avec une habitante de l’immeuble

Coup d’œil sur le château de Monbazillac

Monbazillac, dans le sud de la Dordogne, est d’abord connu pour ses vins liquoreux d’inégale qualité, mais après tout, il y a bien de mauvais sauternes (et d’excellents loupiac, mais je m’égare). D’ailleurs, cette réputation faite aux monbazillac est largement fausse : je viens d’avoir le plaisir d’en goûter d’excellents, et je n’ai eu qu’un seul regret, ne pas avoir le petit morceau de roquefort qui serait si bien allé avec.
Monbazillac c’est aussi un château Renaissance ayant des faux airs du Moyen-Age. Racheté par les vignerons locaux en 1960, il est ouvert au public et entretenu avec soin. D’importants travaux de réfection ont été entrepris dans la foulée de la grosse tempête de décembre 1999, qui avait détruit une partie du toit.

à cliquer : le site web du château de Monbazillac
photos : août 2015

Collection # 310

Les murs nous sentent

nez

Carte postale [14]

Pyrénées juil 90

Les Pyrénées, juillet 1990

Le canard est allé chez le coiffeur

P1520321Permanente ? Mise-en-plis ? Chignon ? rien n’est trop beau pour ce canard-là. En tout cas du jamais vu en ce qui me concerne, et pourtant pas bien loin de chez moi, sur les berges du Dropt, dans la très jolie commune d’Eymet (Dordogne).
Au milieu d’ordinaires colverts, il déambule sur l’eau, montrant son look « sortie du coiffeur » à qui veut bien le voir.
Serait-ce une espèce particulière ? un exotique posé ici pour amuser le promeneur ?
Après quelques vaines recherches sur le net, il s’avère, selon un blog spécialisé dans les photos d’oiseaux, que ce canard-là est le résultat d’une anomalie génétique qui ne serait pas si rare que ça chez les canards domestiques, mais qui réduirait significativement leur espérance de vie. En gros, si j’ai bien compris, la boîte crânienne de l’oiseau serait déformée et même ouverte, laissant passer du tissu gras sur lequel pousse cette touffe de duvet.
Le coiffeur local n’y est donc pour rien.

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Photo : Eymet, août 2015

Carte postale [13]

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Berlin, avril 2012

L’église romane de Maubourguet

Maubourguet est un gros village, voire une petite ville, situé dans le nord du département des Hautes-Pyrénées. Le site fait cependant davantage penser aux Landes toutes proches qu’à la montagne. Située sur les rives de l’Adour, son église date du XIe siècle et fait partie des étapes du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la via Tolosa.

Photos : juillet 2015

Carte postale [12]

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Oloron-Sainte-Marie, avril 1999

Carte postale [11]

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Copenhague, avril 2014

Collection # 309

Les murs nous regardent

yeux

Les terrains de foot sont rectangulaires ? c’est ridicule

Quoi de plus sot qu’un espace rectangulaire pour taper dans un objet sphérique ? franchement ? la rectangularité des terrains de football, qui s’impose encore, même sur les stades les plus récents (lire la note d’avant-hier), est d’une affligeante banalité et ne peut que générer un ennui profond.
Par contre, si on trace un terrain plus rond, plus dodu, plus moelleux au regard, cela peut rendre ce sport intéressant. Il va enfin se passer quelque chose sur le terrain. Dans le cadre du Voyage à Nantes, l’agence d’architecture BARRÉ-LAMBOT et le paysagiste Guillaume SEVIN ont imaginé le terrain de foot en forme de fer à cheval et, comme il est situé dans le quartier Feydeau, ils l’ont nommé « Feydball » :

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Suivre le match, sans parler même de le jouer, devient tout de suite nettement moins périssant d’ennui que le football traditionnel. On peut néanmoins voir ledit match dans sa forme rectangulaire habituelle via un miroir géant (nettement plus réussi que les écrans du même type qui polluent les stades classiques) :

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Ce miroir permet d’ailleurs d’avoir une vision assez particulière du match et, subitement, les rétifs à la baballe ronde pourraient bien y trouver un plaisir visuel, à défaut d’y voir du sport :

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Photos : juillet 2015

Le nouveau stade

Le nouveau stade s’appelle Nouveau Stade Bordeaux, c’est ainsi. Le naming, c’est-à-dire l’attribution du nom, a été confié à des entreprises du BTP, et ce jour-là, l’imagination n’était pas au pouvoir. D’où Nouveau Stade. De quoi ce nom aura-t-il l’air dans 30 ans ?
Peu importe. Il parait, nos élus de tous bords l’affirmèrent, qu’il fallait un nouveau temple de la baballe ronde pour les Girondins. Leur sponsor, M6, a financé un peu plus de la moitié du stade, qui sortit bien vite de terre et fut inauguré au mois de mai de cette année. Une structure métallique, dont les 1000 pylônes sont censés représentés la forêt des Landes.
Plus de 42 000 places, toutes ayant une vue parfaite de la pelouse (mais pas forcément du ballon, car certains sièges sont très très hauts). La pente est forte : le maximum légal, et j’avoue ne pas avoir été très rassurée en descendant des plus hauts gradins, les marches étant très étroites et les rampes absentes. Je ne dois pas être assez sportive.
Pour le reste, et même si la baballe ronde m’ennuie profondément, il faut reconnaitre que c’est un assez beau bébé.

Photos : juillet 2015

Comme un manège immobile

P1510945De loin, on peut penser à un genre de grand huit. De près, ce sont des chaises solidement fixées à une armature métallique, reliées à d’autres chaises : celles des terrasses des cafés de la place du Bouffay, à Nantes.
Dans le cadre du Voyage à Nantes (jusqu’au 30 août), Baptiste DEBOMBOURG a donc pondu Stellar. Il est parti de l’observation de la place, et de ses nombreuses terrasses de café, pour monter son œuvre d’un été. D’après le site web du Voyage à Nantes, il s’est aussi inspiré d’une œuvre réalisée par Robert DELAUNAY pour l’expo universelle de Paris de 1937.
Actuellement (et jusqu’au 13 septembre), des œuvres de Baptiste DEBOMBOURG sont aussi exposées à Osnabrück, en Allemagne, ainsi qu’en Belgique, dans le cadre d’un festival d’art contemporain.

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Photos réalisées en juillet 2015