C’était dans le journal … le 31 juillet 1915

Quand on connait l’actuelle ligne éditoriale du Figaro, on ne peut que se réjouir en se souvenant qu’il y a un siècle, en ce samedi 31 juillet 1915, ce même quotidien titrait en une « L’héroïsme ouvrier ».
Le journal relate la conscience professionnelle d’ouvrières qui se sont rendues à l’usine à l’heure, malgré le bombardement en cours. L’une d’elle fut tuée, deux furent blessées et aidées par trois de leurs camarades, les 156 autres reprirent leur travail en temps en en heure. D’où cette phrase de Pierre Hamp, qui signe l’article : « L’héroïsme ouvrier mérite que devant lui la France s’incline, comme devant l’héroïsme militaire ». Rappelons que Pierre Hamp rédigea plusieurs articles pour L’Humanité avant la guerre. Tout s’explique.

Le Figaro (Paris. 1854)
Le Figaro (Paris. 1854)
Source: gallica.bnf.fr

Un cloître en désordre

L’histoire se déroule dans le département des Hautes-Pyrénées et commence au XVIe siècle, au beau milieu des guerres de religion : l’abbaye des Carmes de Trie-sur-Baïse est ruinée et de nombreux chapiteaux de son cloître se retrouvent dans un monastère de St-Sever-de-Rustan, minuscule village de la région comptant à peine plus de 150 habitants aujourd’hui.
À la fin du XIXe siècle, l’abbaye de St-Sever-de-Rustan n’est plus en mesure d’entretenir la totalité de ses bâtiments : le cloître est mis en vente et il est prévu qu’il soit démonté pour prendre la direction des Etats-Unis, avec donc les chapiteaux de Trie-sur-Baïse. Au final, c’est la ville de Tarbes qui achète le cloître, et l’installe dans le Jardin Massey, sans en respecter le plan d’origine.

Photos : Tarbes, juillet 2015

Chats dans la crise

Grèce / AthènesDans un premier temps, je n’ai pas trouvé les chats plus malheureux que ça, à Athènes. C’est une ville féline, il y a toujours eu des chats, certains avec maisons et papouilles quotidiennes, pour d’autres c’est plus aléatoire, mais dans beaucoup de rues des gamelles sont discrètement déposées à destination des chats. Et ce n’est pas nouveau. Les animaux sont inégalement craintifs, mais dans l’ensemble ils ont l’air en bonne santé.
Ça, c’est dans un premier temps. Mais si on creuse un peu, du côté du Pirée notamment, on constate que l’animal errant n’a pas d’autre choix que de raviver les instincts sauvages qui sommeillent en lui. Les minettes pondent du minet à tour de bras : le chaton, à peine sevré, se débrouille seul, miaule en tentant d’escalader un rail d’une voie ferrée abandonnée. Espérance de vie probablement très brève.
Tout cela fait écho à un tout nouvel article de Sciences & Avenir, qui pointe le nombre croissant d’abandons d’animaux, en particulier des chats. L’heureux animal devenu trop onéreux doit se débattre comme un beau diable dans la jungle urbaine. Des bénévoles nourrissent et font stériliser les animaux, mais il ne peuvent que constater leur prolifération.

Grèce / Le PiréePhotos prises à Athènes et au Pirée au avril 2015