Escargot express

Voici une petite recette « vite fait bien fait », qui nécessite un peu de force physique mais rien de plus : ni sauce compliquée, ni ingrédients impossibles à trouver. Petite subtilité : être muni d’un bec, voire être un oiseau genre grive peut aider. Procédons :

  1. vous êtes une grive (musicienne ou pas)
  2. pistez l’escargot de jardin en ayant bien conscience qu’il est plus lent que vous
  3. saisissez-le par la coquille grâce à votre bec
  4. fracassez ladite coquille sur quelque chose de dur (murette, carrelage de terrasse, …) jusqu’à ce qu’elle soit totalement explosée
  5. attrapez l’animal et avalez-le d’un coup

Grive et escargot filmés dans mon jardin il y a quelques minutes

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Collection # 299

Nafplio (nord du Péloponnèse)
En français : Nauplie. Capitale de la Grèce moderne avant Athènes
Avril 2015

Nafplio

Un glissement dans l’herbe, un sifflement, …

… je stoppe net dans mon élan sur un chemin forestier de la commune de St-Trojan : une belle bête d’environ 1,20 m de long tire une drôle de tronche en constatant que l’humain est fort proche. Puis elle file très vite dans les buissons.

Oléron

Aussi à l’aise sur terre que dans l’eau, sachant même grimper dans les arbres, la couleuvre verte et jaune est une espèce relativement courante en France, en particulier dans la moitié sud. Actuellement, ce serpent solitaire tente de trouver l’âme sœur, afin de préparer des serpenteaux pour le milieu de l’été.
Bien que pouvant jouer les gros bras (qu’elle n’a pas), la couleuvre verte et jaune est totalement inoffensive pour l’humain, même si par hasard elle le mord. Par contre, ses proies sont vite croquées, la bête étant agile et gourmande : souris, rats, lézards voire d’autres serpents constituent l’essentiel de ses repas.

Source : serpentsdefrance.fr
Photo : île d’Oléron, 24 mai 2015

Le printemps est la saison du tourisme scolaire

Grèce / AthènesEn France, en Grèce, partout : dès que les beaux jours arrivent, les mômes, poussés par leurs profs et par un curieux instinct, jaillissent hors des classes et, telle une envolée de moineaux (ou pire : d’étourneaux) déferlent sur les hauts lieux de notre belle culture.
Contrairement à ce que montre la photo ci-contre, les élèves grecs ne sont que très rarement déguisés en « manif pour tous » : les filles en rose Barbie et les garçons en schtroumpff, c’est même rarissime. Les plus jeunes écoutent le maître ou le guide (ah … ces petits de 4-5 ans ébahis face aux œuvres du musée de l’Acropole …), les pré-ados ont des téléphones portables et s’en servent, les plus grands … comment dire en restant polie …
Les plus grands jaillissent des bus façon volcan éruptif : ça fait du bruit, ça en met partout, ça bouscule, c’est usant. Des hurlements à n’en plus finir, des gosses qui se coursent dans des sites périlleux (on a droit à combien de pertes, dans les écoles grecques ?), que les profs ne parviennent pas à canaliser même en usant et abusant du sifflet. Oui camarade, et peut-être collègue, tu as bien entendu : les profs rameutent leurs troupes au sifflet. En vain mais au sifflet. Mes tympans en vibrent encore.

Un tentacule, c’est tentant

LIV874Le Poulpe avec un « P » majuscule est un héro de romans à auteurs multiples, qui a eu 40 ans en l’an 2000, et qui joue les justiciers au hasard de ses balades, pour peu que celles-ci partent du XIe arrondissement de Paris (bistro « Le pied de porc à la Ste Scolasse ») et y reviennent (salon de coiffure de sa chère et tendre, avec kangourous roses en peluches à l’étage).
Le poulpe avec un « p » minuscule est un gros céphalopode malin, qui, comme son homologue à « P » majuscule, a de très longs bras et de très longues jambes. En double par rapport à l’humain. On les appelle les tentacules et ça se mange grillé sur les ports grecs.
Avant de passer à table, le poulpe est gardé au frais, soit au congélateur, soit en mer :

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Puis il évapore, il sèche, … ou il décongèle, pour le plus grand plaisir des badauds qui savent très bien ce qui est bon avec l’ouzo :

poulpe-P1500829.jpgPhotos : Porto Rafti (sud de l’Attique), avril 2015

Les contrastes du Pirée

Le port d’Athènes, facile d’accès en métro, est surtout connu pour ses yachts … :

Le PiréeIMG_0458.jpg

… et ses marinas aux airs de stations balnéaires languedociennes (ce n’est pas forcément un compliment) :

Le PiréeP1500598.jpg

Mais Le Pirée est avant tout un immense port de commerce (très difficile à approcher pour des touristes ordinaires) et un terminal de ferries desservant les îles :

Le PiréeIMG_0445.jpg

Et c’est d’abord là que les contrastes sautent aux yeux, entre les touristes qui cherchent leur bateau, leurs valises à roulettes à bout de bras, et les femmes, souvent âgées ou vieillies avant l’heure, qui tentent de gagner leur vie en vendant des paquets de mouchoirs à l’unité. Et pourtant la ville ne semble pas, à première vue, plus pauvre qu’une autre :

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Sauf que, jouxtant les immeubles modernes, c’est la misère qui saute aux yeux, des endroits a priori délaissés mais souvent encore habités :

Le PiréeP1500507.jpg

Au final, c’est peut-être cette photo qui illustre le mieux Le Pirée :

Le PiréeP1500555.jpg

Ce contraste entre l’opulence, le bling-bling, et la misère. Et puis aussi la crasse inévitable en bord de mer, faite d’objets venus du large mais aussi de déchets bien terrestres :

Le PiréeP1500554.jpgPhotos : 26 avril 2015