C’était dans le journal … le 24 février 1915

Le 24 février 1915, en dernière page, Le Petit Parisien retranscrit la demande solennelle des enseignants, qui veulent être traités comme les autres hommes de France, à savoir bons pour la guerre, prêts au combat, devant comme les autres en découdre face à l’ennemi.

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En effet, un député socialiste de la Drôme, Jules NADI, qui deviendra maire de Romans-sur-Isère après la guerre, vient de proposer que les instituteurs et les maîtres du secondaire et du supérieur puisse ne pas partir à la guerre, du moins pas au jour J défini par leur grade et leur âge, bénéficiant en cela d’un sursis. Ce sursis sera d’ailleurs appliqué pour d’autres professions en 1915, des ouvriers ayant des compétences particulières (tourneurs, fraiseurs, etc) quittant temporairement la caserne et la tranchée pour l’usine ou pour la mine.
Les enseignants signataires de l’appel à monsieur NADI « entendent faire leur devoir de soldats ». Ils craignent que l’opinion publique leur reproche « une attitude qu’ils n’ont point » et estiment que, quant il faut quitter les élèves, « l’administration peut trouver des intérimaires ». La défense de la patrie avant tout !

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