Vent violet

Ça souffle, ce soir. Un vrai bonheur d’eau et d’air, ce climat océanique ! Il pleut il mouille, j’ai des potes chez les grenouilles, et en plus, sur la côte Aquitaine, le vent est violet, donc fort, c’est dessiné là :

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Joli, non ? cette image est une capture d’écran d’un site superbe, qui anime en belles couleurs les phénomènes météo en temps réel. Baladez-vous sur Windyty, laissez-vous hypnotiser par les pressions, les vents, la pluie, …

Les communications téléphoniques illimitées, c’est bientôt fini

Tout un chacun, branché sur sa box, jouit de communications téléphoniques illimitées. Ce système du forfait n’est pas nouveau, quoiqu’en disent les publicités des opérateurs de téléphonie. C’est même aussi vieux que le téléphone lui-même, du moins en France.
Dans les années 1920, pour un forfait annuel de 700 francs, les quelques abonnés au téléphone pouvaient user du service autant qu’ils le voulaient. Certes, ledit service avait des ratés : un article, paru dans Paris-Soir le 22 novembre 1923, évoque les relations chaotiques des clients avec les opératrices, qui pouvaient fort bien vous brancher « sur les pompes funèbres quand on demande l’opéra ». La qualité des communications était elle-même très discutable, l’administration chargée des télécommunications reconnaissant « qu’il y a plus de friture au bout de ses lignes qu’au bout de celles des pêcheurs de Brie-sur-Marne ».
L’administration en question a bien analysé le problème : il lui faut des sous pour offrir un service tout beau tout propre. L’abandon du système tarifaire alors en vigueur est donc à l’étude en cette fin d’année 1923 : le projet serait d’autoriser 1500 communications pour un forfait annuel de 550 francs. L’ancêtre du forfait bloqué.

1900

Illustration : un standard téléphonique parisien vers 1900

Collection # 282

Une aigrette dans la douve
Le Château d’Oléron, 24 janvier 2014

aigrette

Collection # 281

Les couleurs de la Rue du Vieil-Hôpital
Nantes (quartier du Bouffay), décembre 2014

street art

C’était dans le journal … le 20 janvier 1915

Anastasie est passée par ici, Anastasie repassera par là. Les journaux dans la guerre racontent la guerre. Ils sont au régime sec : L’Intransigeant, en ce début d’année 1915, ne comporte plus qu’une feuille recto-verso. Et encore, au verso il y a des trous. Deux rectangles blancs, ceux des articles cisaillés par la censure. Censure rétablie en temps de guerre, pour ne pas filer d’infos à l’ennemi, pour ne pas démoraliser l’arrière, pour garder l’union nationale jusqu’au bout.

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Les arbres qui marchent

Contrairement à une légende urbaine qui prétend que les arbres restent immobiles, bien ancrés par leurs racines, les arbres marchent. Oh, certes, pas tous. Coincés par des haies, des grillages, des murs, les arbres urbains restent souvent englués dans leur minuscule humus.
Mais dans les forêt, c’est une toute autre histoire. L’arbre y est sauvage. Dès que la nuit tombe et que le badaud bade ailleurs, l’arbre se sort du sol et part danser, valser, tourbillonner, chanter, se torcher le museau, bref une vraie vie de la nuit. Juste avant le lever du jour, les arbres festifs reprennent leur place, comme si de rien n’était. Et le badaud peut revenir bader en forêt, sans se douter de rien.
Sauf que les arbres qui marchent, on peut les repérer et les saluer d’un clin d’œil malicieux : ils comprennent. Pour les reconnaître, il faut regarder leurs branches, toujours en vrac : ils ont couru pour rentrer de leur virée folle alors que le soleil taquine déjà l’écureuil, ils stoppent net sans rien ranger. Des arbres un peu dépenaillés, pas bien habillés, avec la chemise qui sort du pantalon, limite gueule de bois. Ce sont eux, les vrais rois de la forêt.

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Photo : Andernos, 17 janvier 2015

Collection # 280

Ce dimanche-là, nous étions tous Charlie
Bordeaux, 11 janvier 2015

charlie