C’était 2014

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Collection # 278

Les mascarons de la Place du Pilori
Nantes, décembre 2014

mascarons

C’était dans le journal … le 29 décembre 1914

Et maintenant, une page de publicité ! Ça va lui faire une belle jambe, au Poilu, de savoir que les hôtels de la Côte-d’Azur ont rouvert leurs portes. Remercions Le Petit Journal pour cette délicate attention.

screenshot_01

Tirer la langue à la mode du XVIIIe siècle

Il y a à Nantes, sur la place du Pilori, sur un des beaux immeubles du XVIIIe siècle, une vraie leçon d’impolitesse qui plairaient à tous les petits enfants s’ils se baladaient davantage le nez en l’air. Et même très en l’air, car la chose se trouve au niveau du troisième étage de l’immeuble situé au numéro 12 de la place. Les petits enfants peuvent, s’ils le veulent, apprendre à tirer la langue en y mettant les formes, comme on le faisait au XVIIIe siècle, jugez plutôt :

mascaron Nantes (12 pl du Pilori)

 

Du corail dans la forêt

clavaireLes champignons de la famille des clavaires ressemblent assez souvent à des organismes marins de type « éponge » (l’excellent sparassis crépu se marie, parait-il, fort bien avec le foie gras : recette ici) ou « corail », comme ici la clavaire dorée. On la trouve dans les forêts plutôt méridionales ou, du moins, à températures douces, comme la Charente-Martime ou le Bassin d’Arcachon.
La famille des clavaires est inégalement comestible. La clavaire cendrée est ainsi un purgatif qu’il est sage de ne pas cueillir. Idem pour la clavaire élégante, qui provoque des troubles digestifs puissants. Les autres clavaires en forme de corail, dont la clavaire dorée, sont de très médiocres comestibles. Pas dangereux, certes, mais sans intérêt réel en cuisine.  Le site Supertoinette propose néanmoins de la consommer en potage, où elle est réputée excellente à condition d’en couper les bords des ramifications, amers et donc désagréables dans la soupe.

Photo : Bassin d’Arcachon, décembre 2014

Payer le passage

Hier soir, les élus de la Communauté de communes de l’île d’Oléron ont voté à une large majorité pour la fin de la gratuité du pont permettant d’accéder à l’île, gratuite instaurée en 1991. Le but est simple : faire entrer du flouze dans les caisses, sachant que plus de 20 000 passages sont effectués chaque jour en moyenne. Cet argent doit largement provenir des poches des touristes, qui participeront ainsi à l’entretien de l’île, ce qui n’est que justice, car beaucoup d’aménagement ont été réalisés pour le tourisme (je pense notamment aux parkings des plages).
A première vue, je suis donc pour le retour du péage, d’autant plus qu’il limitera peut-être les passages à la journée, pas forcément agréables pour les îliens (oui, le badaud mal garé qui salit tout partout existe encore).
Néanmoins, et même si je vais faire partie des heureux gagnants du tarif réduit (très réduit même, par rapport au tarif plein pot des touristes), ce péage ne me satisfait qu’à demi, voire me gêne, et ceci pour plusieurs raisons d’inégale importance :

  • selon l’endroit où sera placée la barrière de péage, la probabilité de tomber dans un embouteillage pourra être plus ou moins forte. Or, de part et d’autre du pont, les accès sont relativement étroits. Et, sauf à déloger des ostréiculteurs, ce qui serait mal venu, je ne vois pas, a priori, de solution satisfaisante sur ce point.
  • je serais profondément attristée si l’île d’Oléron se transformait en île de Ré, c’est-à-dire en sanctuaire pour les riches.
  • plus embêtant est le sort réservé aux continentaux vivant près de l’île (communes de Marennes et de Bourcefranc-le-Chapus) et s’y rendant quotidiennement  : l’article paru ce matin dans Sud-Ouest n’évoque pas la gratuité pour eux, or il me semble qu’il y ont autant droit que les îliens eux-mêmes.

viaduc-P1450622.JPG