République bananière

On désigne habituellement sous le terme de « république bananière » un pays peu développé, géré de manière autoritaire, dans lequel la corruption est très importante, et qui est soumis aux intérêts étrangers, qui en exploitent les ressources naturelles. Il y a quelques semaines, l’émission Le dessous des cartes (Arte) est revenue sur l’origine de cette expression, en introduction d’un numéro consacré au land grabbing. Qu’est-ce donc, au départ, que cette république dite « bananière » ?
Cela remonte au premier tiers du XXe siècle, en Amérique latine. A cette époque, la première compagnie importatrice de bananes au monde, basée aux Etats-Unis, échange la construction de lignes de chemin de fer contre l’obtention de terres agricoles dans neuf pays (jusqu’à un quart des terres agricoles du Honduras !).

Pour défendre ses intérêts commerciaux, la compagnie fruitière s’ingère dans les politiques intérieures des pays concernés, allant jusqu’à provoquer des coups d’Etat, notamment à Cuba en 1917 et au Panama en 1926. Elle réussit même à engager l’armée US dans des interventions militaires contre les pays convoités. Cela lui permet de mettre en place des régimes amis surnommés « républiques bananières », et de s’assurer des bénéfices conséquents, livrant ainsi les trois-quarts des bananes consommées aux Etats-Unis.

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