C’était dans le journal … le 30 avril 1914

En cette veille de 1er mai, il peut s’avérer pertinent d’évoquer ce que le monde ouvrier peut connaître de pire : l’esclavage, ou le quasi-esclavage. Un article en une de L’Humanité s’intéresse ainsi à une région : la Bretagne. Il y a un siècle, c’était une région pauvre, une région d’émigration. Les Bretons de Paris et d’ailleurs n’ont pas tous quitté leur village de gaîté de cœur, mais ils étaient pour la plupart consentants, désireux d’améliorer leur sort.
D’autres étaient moins chanceux, les plus pauvres des plus pauvres, les miséreux des villages finistériens et morbihanais de l’intérieur (pas ceux du littoral : « au bord de la mer, les gars sont plus avertis »), des types qui ne parlent que breton.
Ceux-là sont appâtés par des « racoleurs », qui leur promettent « un travail facile et peu fatigant » et leur font miroiter des salaires qu’au final ils ne toucheront jamais puisque le racoleur se paie ses frais sur le dos des pauvres bougres. Le « travail facile » est en fait d’un vrai boulot de bagnard : l’extraction du granit dans les carrières de l’ouest de la France.
L’article décrit avec minutie l’opération de racolage, effectué par un « racoleur » qui parle breton et qui paie le coup à boire. Limite beurrés comme des tartines, les Bretons signent, de leur nom ou d’une croix, un contrat rédigé en français, donc incompréhensible, qui les attache à leur patron jusqu’à remboursement de leur dette, c’est-à-dire le prix prohibitif du voyage du village jusqu’à la mine.
Vient alors la description tout aussi précise du travail dans la mine de granit, les galeries bourrées d’explosifs, les positions intenables à flanc de falaise, sans aucun équipement de sécurité. Au pied de la carrière, hommes et femmes cassent des cailloux : on les appelle les « bijouteurs ». Les enfants même participent au travail : comme dans la marine, ce sont des « mousses ». Ils portent des outils, apprennent le métier de carrier, rendent tous les services possibles. Les vieux enfin, qui ne doivent pas l’être tant que ça mais que le labeur a usé, s’occupent des concasseurs mécaniques et achèvent le peu de poumon qui leur reste dans la poussière de pierre.
Le racoleur lui-même n’était pas si bien loti : payé à la tête, c’est-à-dire au nombre d’ouvriers qu’il a pu rapporter (oui « rapporter », comme on rapporte un objet, car c’est bien ainsi que sont traités ces gens), mais obligé d’avancer les frais de transport et de bistrot, il lui arrivait de ne pas rentrer totalement dans ses fonds, le patron pouvant refuser les hommes nouvellement recrutés.

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Collection # 243

Les biches
Forêt de Jægesborg (près de Copenhague), 18 avril 2014

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Le parc de Jægersborg

Sur la même commune que la plage de Bellevue dont je parlais récemment, mais de l’autre côté de la voie ferrée, se trouve un des lieux de balade préférés des habitants de Copenhague : le parc de Jægersborg, en fait une ancienne réserve de chasse royale. La forêt, qui couvre à peu près 11 km2, est absolument superbe, une vraie forêt de conte de fée.

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Les arbres sont pour la plupart très vieux. Quand une tempête leur arrache des branches ou les abat, ils sont laissés à terre, où ils servent d’abris aux insectes.

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Le parc est aussi parcouru par tout un réseau de ruisseaux et d’étangs.

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Et surtout, on peut y voir d’assez près des animaux peu farouches, ceux-ci étant nourris par les hommes en hiver. Qu’il s’agisse d’oiseaux (nombreux pinsons, mais aussi une volaille aquatique assez importante) ou de mammifères, les animaux restent relativement détendus face aux humains. C’est ainsi que nous avons vu, de trop loin, ceci :

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Ce n’est que plus tard, après agrandissement poussif et ultra-pixellisé de l’image, que nous avons compris : il s’agissait de biches. Biches dont nous avons pu observer pendant un temps relativement long tout un troupeau, en gros une vingtaine de bêtes. Nous étions à moins de 20 mètres :

La grenouille bleue

grenouille P1440286Comprendre que la tache bleue, au loin dans la mare, était une grenouille, n’était pas chose évidente : je remercie chaleureusement les amis qui ont identifié l’animal et m’ont permis de le voir.
L’amphibien dont il est question flottait tranquillement dans un chenal du Marais des Bris, sur l’île d’Oléron, pas bien loin d’autres grenouilles standards donc vertes : je rappelle que c’est la saison peace and love et que les mots des anoures s’échangent en mode rauque sur les mares et les étangs.
Mais pourquoi ce joli bleu au lieu du vert banal ? j’ai trouvé un début de réponse sur des forums un peu ancien, et dans une note d’un blog que je ne connais pas par ailleurs. J’attends donc d’éventuelles informations complémentaires avec une certaine impatience.
Le bleu serait lié à une anomalie génétique touchant environ un individu sur 10 000 : je me la pète grave en constatant la rareté de ce que j’ai vu samedi. Cette anomalie serait une insuffisance en pigments jaunes, ceux qui, mêlés au bleu, font le vert, comme avec les tubes de peinture. Cette insuffisance en jaune serait produite par une déficience du gêne fixant les caroténoïdes dans l’organisme, responsable de la couleur jaune (qui donne le vert chez la grenouille et le rose sur les cuisses des humains).

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Début de saison

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Ile d’Oléron, 26 avril 2014

La plage de Bellevue

Klampenborg est une petite station balnéaire située à 10 km au nord de Copenhague (localisation). La plage de Klampenborg porte le nom bien français de « Bellevue ». C’est une plage de sable très fin et très blanc, de largeur toujours égale puisque les marées sont quasiment inexistantes sur la Baltique (jamais plus d’un mètre).

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Les eaux marines sont particulièrement limpides, mais très pauvres en végétaux et surtout en animaux : il se peut que les anciennes pollutions de la RDA y soient pour quelque chose, les biotopes mettant du temps à se reformer.

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On peut y voir les structures des aménagements estivaux, les Danois se ruant sur les plages en été. La température de l’eau y atteint en général 20°C, ce qui n’est pas si mal sous le 55e parallèle.

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Sur les traces d’Andersen [3]

sous l'eau P1430770Cette dernière note consacrée à Andersen évoque un de ses poèmes, dont je n’ai pas retrouvé le texte intégral sur le net, du moins pas en français. Ce poème, écrit lors d’un voyage en Suisse, reprend un vieux conte populaire danois : Agnès et le triton.
Agnès (« Agnete » en danois) est une jeune paysanne. Marchant au bord de la mer, on la devine rêveuse et mélancolique, elle croise un triton et en tombe follement amoureuse. Elle le suit au fond de la mer où, en huit ans, elle donne naissance à sept fils. Un beau jour, alors qu’elle regardait tendrement son dernier enfant dans son berceau, elle entend les cloches de son village. Prise d’une immense nostalgie, elle demande à son triton de mari l’autorisation de retourner à la surface le temps d’assister à la messe. Le triton, pas mauvais bougre, laisse Agnès partir. La jeune femme ne revint jamais au fond de la mer auprès de son époux et de ses enfants.

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La sculpture visible au fond d’un canal de Copenhague, en plein centre-ville, montre le triton resté seul avec ses fils, le plus jeune étant dans ses bras (pas très visible sur les photos). Les huit personnages tendent les bras, attendant en vain Agnès, dans un profond désespoir.

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Cette sculpture a été réalisée par une artiste danoise pratiquant aussi la photographie : Suste BONNÉN. Elle a été installée dans le canal en 1992. On peut aisément faire le rapprochement entre cette sculpture et les photos de Suste BONNÉN, en particulier celles montrant des bébés nés par césarienne, et dont les postures et les visages rappellent les personnages de la sculpure.

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Sur les traces d’Andersen [2]

petite sirène P1430684Il serait inconvenant d’évoquer Andersen en passant à côté de l’emblème de Copenhague : la Petite Sirène, toute petite statue de bronze perchée sur son tout petit rocher, et qui attire si bien la foule que j’ai eu, l’espace d’un instant, l’impression d’être près de la fontaine de Trevi, à Rome.
Au départ, il y a donc un conte d’Andersen, que les studios Disney ont tellement édulcoré qu’ils l’ont rendu niais. La version qu’envisage de réaliser Sofia Coppola semble plus proche de la réalité du personnage, moins lisse et moins mignon qu’il n’y parait.

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La Petite Sirène est, à Copenhague, une nénette de bronze de 175 kg, ce qui est beaucoup pour simplement 1,25 m ! Elle fut réalisée à la demande du fils du patron de la brasserie Carlsberg, en 1909, par un sculpteur qui s’inspira de deux modèles pour la réaliser : une danseuse et sa femme.

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Les aventures de la sculpture furent nombreuses et désagréables : décapitée à au moins deux reprises, elle eut aussi un bras arraché, elle fut barbouillée, dynamitée, et emballée dans une burqa. Mais cela est sans importance : cela fait belle lurette que la statue originale dort tranquillement dans un lieu inconnu, les badauds ne s’extasiant que devant une simple copie.

Sur les traces d’Andersen [1]

Difficile de visiter Copenhague sans penser à Andersen, le conteur et poète danois du XIXe siècle. Célèbre à l’étranger (il vécut en Allemagne et en France) bien avant d’avoir eu la reconnaissance qui lui était due dans son propre pays, Andersen a vécu de longues années à Copenhague, notamment à Nyhavn, en face du quai que je montrais ici-même hier. Une plaque atteste de sa présence.

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Il a ainsi vécu dans une maison aujourd’hui d’un beau rouge vif. C’est notamment là qu’il a écrit La Princesse au petit pois.

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La reconnaissance dans son propre pays fut tardive mais à la hauteur des ambitions du monsieur, et aussi de son talent : il devint conteur officiel des enfants du roi, faisant ainsi ressembler sa vie à un conte de fée. Parti apparemment de rien, famille dans la dèche et conditions de vie sordides dans sa jeunesse, il se hisse au rang des plus grands, tel le vilain petit canard devenu cygne dans un de ses contes. A la fin de sa vie, on offre des banquets gigantesques en son honneur, il est adulé.
Il est mort à Copenhague en 1875, à l’âge de 70 ans. Il est enterré dans un immense cimetière beau comme un jardin sauvage dans le quartier assez populaire de Nørrebro, et des enfants déposent encore aujourd’hui dessins et joujoux sur sa tombe.

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Collection # 242

55°N : signes de printemps
Copenhague et ses environs, avril 2014

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Nyhavn

Nyhavn, c’est la carte postale danoise par excellence du moins par beau temps : un canal au cœur de la ville, bordée de maisons colorées qui se reflètent dans l’eau (voir le résultat à l’annexe).

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En danois, Nyhavn signifie « Nouveau port ». Il y a effectivement des bateaux, désormais devenus musées pour la plupart, ou simples objets de curiosité. De beaux objets, néanmoins, comme un bateau-feu (ou bateau-phare) datant de la fin du XIXe siècle.

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Creusé par des prisonniers de guerre au XVIIe siècle, ce canal relie la mer à la vieille ville. Lors de sa mise en service, des cargos et des bateaux de pêche y accostaient. C’était un port comme les autres : haut lieu de la prostitution et de la bière coulant à flot.

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Dès le début du XXe siècle, le port de Nyhavn est devenu trop étroit pour les nouveaux gabarits des navires. Seuls les petits bateaux pouvaient y accoster, mais ils furent vite concurrencés par la route, et Nyhavn fut délaissé jusque dans les années 1960, où des opérations de rénovations transformèrent progressivement ce canal en haut-lieu touristique, en particulier pour son côté ensoleillé l’après-midi, dont les photos illustrent cette note. On y trouve des bistrots avec terrasses, la foule et … d’excellentes glaces.

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Comme un air de « déjà vu » (suite)

Un air de « déjà vu », mais un air seulement. Effectivement, au premier abord j’ai pensé à Berlin. Il y avait de nombreux points communs, notamment l’efficacité et la simplicité des transports en commun, le côté très détendu de la population (plus encore qu’à Berlin, avec une énormissime gentillesse, une vraie bienveillance qui rassure sur l’espèce humaine). Mais la langue n’était point la même, incompréhensible à l’oral (le « g » muet, un vrai piège), à peine déchiffrable à l’écrit (et encore, sous réserve d’avoir quelques bases d’allemand : quelques mots peuvent être devinés, mais c’est tout), même si certains mots se prononcent comme en allemand :

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Voici donc le « O barré », qui se prononce comme notre « œ » (celui de l’œuf). Nous n’étions point en Germanie mais en Danoisie. Un peu moins de cinq jours entre Copenhague et ses abords bucoliques, forestiers et/ou maritimes.

Comme un air de « déjà vu »

Résumé de l’épisode précédent : pour mes vacances, j’avais le choix entre un temps doux et ensoleillé, et un temps plus frais avec quelques nuages. La première option correspondait aux prévisions météo pour Bordeaux : je n’avais pas envie de rester à la maison. J’ai donc choisi l’autre option, et, au final, le soleil a été plus présent que prévu, voire carrément chaud en plein après-midi. Où était ce lieu défiant les lois météorologiques de base et les clichés sur les temps nordiques (car nord il y eut) ?
Jugez un peu via les photos ci-dessous. Il se peut que cela vous dise quelque chose, … ou pas ! j’ai eu l’impression, en tout cas, d’avoir déjà vu ça quelque part, limite retour au bercail.
D’abord, il y avait ces tuyaux colorés sur les zones de travaux :

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Puis il y eut de l’ours :

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Et enfin un vocabulaire qui, s’il m’a amusé la première fois que je l’ai vu, m’a là semblé banal :

indices P1430748Et donc, c’était où ?

Retour de vacances

Pour les vacances, entre mercredi et aujourd’hui, j’avais le choix entre ça … :

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… et ça :

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Que croyez-vous que j’ai choisi ?

Collection # 241

Les guêpes ont soif
Bordeaux, avril 2014

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Dois-je en conclure …

… que La République des Pyrénées est favorable à l’abaissement des limitations de vitesse ? La mise en page du site web, consulté il y a moins d’une minute, semble manquer légèrement de tact :

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Une course sur la Gironde

De retour de Blaye, par la jolie route de corniche, l’œil se perdant au ras de l’eau sur une Gironde à marée montante, papamaman, monkeum et moi vîmes de jolis voiliers qui remontaient vers la Dordogne. Il s’agissait d’une course, dont la 2e manche avait lieu aujourd’hui : la Cavernière, organisée par un club nautique, était partie de Bourg le matin même.

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Un autre cimetière

Si hier j’évoquais l’éventualité d’une nécropole protohistorique camouflée sous la dune du Pilat, aujourd’hui il s’agit d’un cimetière nettement plus contemporain quoique caché aux regards des gens honnêtes : ce cimetière se trouve sur la petite île nommée « Hart Island », à l’est du Bronx, à New-York, et c’est le plus grand cimetière des Etats-Unis en nombre de personnes inhumées. L’île est minuscule et, d’après ce que j’ai pu en lire, notamment dans un article paru aujourd’hui dans Libé, elle ne se visite pas car elle administrée par le Département des prisons de New York :

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Quand on zoome sur GoogleMaps, on voit des zones boisées. On se rapproche : ces zones abritent des bâtiments abandonnés, peu à peu mangés par la végétation :

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Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, cette île a d’abord accueilli un camp de prisonniers, puis une maison de redressement, un hôpital psychiatrique pour femmes (photos de ce qu’il en reste, accompagnées d’un texte en anglais), et même une base de lancement de missiles pendant la guerre froide.
Depuis 1869, cette île est surtout un gigantesque cimetière pour indigents et enfants morts-nés. Enterrés dans des fosses communes, aujourd’hui par des prisonniers volontaires, ces gens n’ont droit à aucune plaque, rien qui en rappelle le souvenir. Or, il y aurait actuellement les restes d’un million de personnes dans ces fosses communes, et ce chiffre ne cesse d’augmenter : près de 1500 personnes y sont encore enterrées chaque année, dans des cercueils de pin numérotés.
Les registres du cimetière ont été pour partie perdus ou ont brûlé, empêchant les familles de savoir même si leurs proches y étaient inhumés, avec tout le côté inhumain que cela peut avoir. Une femme, Melinda HUNT, se bat actuellement pour que les familles puissent se recueillir sur les tombes de leurs morts, mais le combat n’est pas encore gagné, du moins tant que c’est l’administration des prisons, et non celle des parcs, qui gère ce cimetière pas comme les autres.

Collection # 240

Arbres dans l’eau
Le Bouscat, avril 2014

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Des macchabées sous le tas de sable

Le tas de sable, le voilà :

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Il s’agit de la dune du Pilat, qui n’a réellement pris sa forme de dune, quoique bien moins haute qu’aujourd’hui, qu’à la toute fin du moyen-âge. Avant cela, le sol variait entre très plat et légèrement dodu, rien qui ne gêne les installations humaines. Des restes d’objets datant de la fin de l’âge du bronze (en gros avant -800) ont déjà été retrouvés par des archéologues, attestant de la présence probable d’un village protohistorique.
Très récemment, à la faveur de l’érosion massive provoquée par les tempêtes hivernales, des touristes ont trouvé une urne funéraire en céramique datant de l’âge du fer (donc un peu plus récente que les précédents objets), qui tend à prouver qu’un cimetière est probablement encore enfoui sous la dune (non, on ne va pas déplacer le sable à la pelle, comme le suggérait un lecteur de Sud-Ouest en mode « lol »). Cette urne renferme des restes calcinés, attestant de la pratique de la crémation. Pour les archéologues, pressés par le temps (le sable n’attend qu’un coup de vent pour recouvrir les vestiges), il pourrait s’agir d’une découverte majeure.

Sources :

Pas de polynie, pas de petits !

Le mot « polynie » vient d’un mot russe signifiant « trou dans l’eau ». Il s’agit, dans les régions polaires, des zones d’eau libre entre les glaces. Selon les saisons, les polynies sont plus ou moins vastes ; quand la banquise ne fond absolument pas, les polynies ne se forment pas.
C’est précisément ce qui se passe actuellement en Antarctique : en novembre, donc pendant l’été austral, la banquise était encore dense et compacte, sans ces fameuses polynies à moins de 90 km des côtes. Or ces zones d’eau libre permettent aux oiseaux d’accéder à leur nourriture. Ce sont les manchots Adélie qui en font aujourd’hui les frais, les adultes ayant été contraints au jeûne pendant la période de reproduction : aucun poussin n’a survécu, car leurs parents devant faire de longs trajets pour aller chercher la nourriture, ils n’ont rien eu à manger pendant les premiers jours de leur vie. Chez d’autres espèces, comme les manchots empereurs ou les fulmars (une sorte de mouette avec un gros bec), le nombre d’œufs pondus a été particulièrement faible.
Difficile de savoir pourquoi l’Antarctique connait des conditions météorologiques si défavorables. Dérèglement climatique ? faute à « pas de chance » ?

Source :

Collection # 239

Fleurs mauves
Bordeaux, 31 mars 2014

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L’île d’Oléron en noir et blanc [21]

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