Les couleurs de l’usine

Suite de la balade à Redon, plus précisément entre le port (un bassin artificiel entre la Vilaine et le canal de Nantes à Brest) et la Vilaine elle-même. A la pointe de ce qui forme une sorte d’île se trouve une friche industrielle, pour partie occupée après importants travaux par un cinéma et par le musée de la batellerie (localisation), mais l’essentiel du site tombe en ruine et est devenu le terrain de jeu de tagueurs et graffeurs de bon niveau :

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Au XIXe siècle, un certain monsieur GARNIER installa à cet endroit l’usine qui porte son nom. Chez Garnier, qui employa jusqu’à 10% de la population redonaise, on fabriquait du matériel agricole : hache-paille, pressoir à pommes,  etc. L’usine sortit sa première moissoneuse-batteuse en 1937. Après la IIe Guerre mondiale, l’usine étend ses activités et s’unit avec une fonderie locale pour établir des filiales jusqu’en Indre-et-Loire. La prospérité semble immuable, et l’usine Garnier exporte ses machines jusqu’en Afrique du Nord et en Amérique Latine. Elle s’agrandit même au début des années 1960, mais sans suffisamment moderniser les procédés de fabrication ni palier la vétusté des machine. Dès la fin des années 1960, les usines Garnier n’innovent plus et semblent se reposer sur leurs lauriers : le dépôt de bilan intervient en 1970. Les tentatives de redressement restent vaines, et l’usine ferme définitivement en 1980.

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