Trêve de Noël

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L’île d’Oléron en noir et blanc [15]

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Collection # 226

Bécasseaux
Cap Ferret, 15 décembre 2013

bécasseaux

Marée montante au cap Ferret

C’était hier après-midi. Ciel bleu, air doux, vagues qui viennent t’apprendre à courir. Joli.

C’était dans le journal … le 14 décembre 1913

uneCertains journaux proposaient un supplément illustré le dimanche. C’était notamment le cas du Petit Journal qui, le 14 décembre 1913, fit sa une autour du 100e anniversaire de la mort de PARMENTIER, « qui, en vulgarisant l’usage de la pomme de terre, enrichit la cuisine […] d’une infinité de ressources nouvelles ».
PARMENTIER, dont le prénom n’était pas « Hachis » mais « Antoine » (blague à même pas deux balles, j’ai honte), PARMENTIER, disais-je, pharmacien militaire et agronome, est mort à Paris le 17 décembre 1813. Il a découvert les vertus de la pomme de terre lorsqu’il était prisonnier pendant la Guerre de Sept Ans. Il décida, une fois libéré, d’en imposer la culture en France, sur le modèle de ce qui se faisait déjà en territoires allemands et italiens. Antoine PARMENTIER « ne se souciait pas seulement de composer des remèdes contre les blessures et les maladies, il se préoccupait déjà d’en rechercher contre les plaies sociales, qui désolaient alors le menu peuple de France ». Parmi ces plaies se trouvait « la hideuse famine, qui de temps à autre reparaissait […] et décimait surtout les pauvres gens des villes et des campagnes ».
Au début de ses recherches, il pensait transformer la chair de la pomme de terre en farine afin d’en faire une sorte de pain. Mais la pomme de terre n’est pas panifiable. « C’est alors qu’il s’attacha […] à démontrer les nombreuses qualités alimentaires de la pomme de terre » et, de scientifique, se fit cuisto afin d’imaginer des recettes pouvant plaire au peuple de France.
Il s’intéressa aussi, toujours dans le but d’apporter une alimentation suffisante aux plus démunis, à d’autres produits, comme la châtaigne, les champignons ou le maïs.
L’article rappelle aussi que ce n’est pas PARMENTIER qui a importé la pomme de terre en France, elle était là bien avant lui, essentiellement dans l’est du pays (Lorraine, Bourgogne, Vosges), mais elle avait mauvaise réputation : on la considérait comme « substance pernicieuse » provoquant la lèpre, ce qui fait que sa culture est longtemps restée interdite pour l’alimentation humaine. On reprochait aussi à la pomme de terre ses « propriétés affaiblissantes ». Autant dire que la tâche de PARMENTIER fut rude, jusqu’au jour où il fit entrer le fameux tubercule à la cour de Louis XVI, quelques années avant la Révolution Française.

Bagad et banda autour des cabanes

verre P1410174Comme chaque premier samedi de décembre, la Fête des Cabanes a attiré le badaud à Andernos au week-end dernier. C’est, rappelons-le, une fête de la gourmandise qui va bien au-delà des huîtres et du vin d’entre-deux mers. D’où foule, dès la fin de la matinée :

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C’est aussi, Bassin d’Arcachon oblige, une fête de la mer :

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C’est enfin une fête sonore, animée par un bagad (celui de Bordeaux) et une banda (tout aussi girondine) :

Vous noterez au passage l’insolent ciel bleu qui ne nous quitte plus depuis fin novembre.

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Collection # 225

Cygnes
Arès, novembre et décembre 2013

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L’île d’Oléron en noir et blanc [14]

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Le ragondin quémande

C’est plutôt un truc de canard ou d’oie, bref de volaille : quémander de la tambouille au passant qui cesse de simplement passer pour s’arrêter regarder les jolis z’animaux. Je n’avais encore rien constaté de tel chez le ragondin, celui-ci continuant de vivre sa vie comme si de rien n’était : compter fleurette à la ragondine, dormir, manger une pomme de terre, transporter des herbes dans son nid, …
Sur les quais de Bordeaux, la tribu ragondine établie près de la maison écocitoyenne a pris l’habitude d’obtenir de la nourriture auprès de riverains généreux. C’est ainsi que leur terrain est souvent parsemé de légumes variés (généralement avariés, mais le ragondin n’est pas fine bouche).
Aujourd’hui, deux spécimens de rongeurs jouaient à « cours après moi que je t’attrape » sur un terrain vaseux vide de toute substance mangeable. Le plus costaud des deux animaux a couru dans ma direction, a réclamé son dû (qu’il n’eut pas) d’un « coink » enroué. Il m’a regardé, je l’ai regardé, on s’est regardé, et chacun est reparti de son côté.

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C’était dans le journal … le 5 décembre 1913

Dans les premières années du XXe siècle, le zoologiste Louis ROULE devient professeur au Museum d’Histoire naturelle. Il s’intéresse en particulier à la faune sous-marine, et baptise du nom de Grimaldichtys Profondissimus un poisson des grandes profondeurs issu des collections du prince de Monaco (d’où le nom de baptême …).
La découverte de ce poisson, vivant à plus de 6000 mètres de profondeur, au large du Cap-Vert, est relatée en page 4 du Temps le vendredi 5 décembre 1913. Ce poisson fait partie de la famille des brotulidés et « est en bon état de conservation ». C’est un poisson long d’une vingtaine de centimètres, au « corps épais, massif en avant, effilé en arrière », doté d’une grosse tête molle. Ses yeux sont « très petits [et] protégés par la peau ». « Les dents sont nombreuses et petites ». Comme tous les autres poissons abyssaux, il est très pale : « les téguments, dans leur ensemble, sont décolorés et à peu près privés de pigments ». La bouche de l’animal est néanmoins de couleur violette. Conclusion de l’article : « des pressions de 600 ou 700 atmosphères ne gênent point le développement de la vie ». Et, à l’époque, Intermarché et sa flotte de pirates n’étaient pas là pour ratisser les fonds des océans …

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Collection # 224

Bas-reliefs et chapiteaux
Eglise de St-Paul-les-Dax, novembre 2013

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Il faut que je retourne à New York

Il y a trois ans et des breloques, les vacances d’été furent new-yorkaises. Je pensais avoir écumé Manhattan en tous sens, en particulier la partie sud de l’île, or quelque chose m’a échappé. Et donc vous comprenez bien qu’il faut que j’aille voir ça de plus près. La chose en question démarre à peu près au niveau de la 17e rue, pas bien loin des berges de l’Hudson :

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Il s’agit de l’emprise d’une ancienne voie ferrée, telle qu’on peut la voir enjambant la 28e rue :

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Son nom ? la High Line. Cette voie ferrée se situait dans la partie sud-ouest de Manhattan, et était plus ou moins parallèle à l’Hudson River. Lorsque le trafic ferroviaire cessa, les habitants se mobilisèrent pour transformer le tout en promenade … :

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… et en jardin :

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Une balade apparemment assez longue, en hauteur pour dominer une partie du paysage. Il faut que j’y aille disais-je. Virements et dons en espèces acceptés*.

Illustrations : copies d’écran de GoogleMaps et GoogleStreetView

* cette dernière phrase est bien sûr à prendre au second degré.