Le retour de la bernache

La bernache cravant est une oie de petite taille qui passe l’été dans les régions polaires et l’hiver dans des zones plus tempérées. Sa migration, qui a démarré vers le milieu du mois d’août, a récemment abouti sur les côtes françaises, qui accueillent près de 50 % de l’effectif mondial. Plus de 2000 individus hivernent ainsi chaque année entre la baie du Mont-St-Michel et le sud du département de la Gironde, le premier site d’hivernage français étant le Bassin d’Arcachon. Depuis une trentaine d’années, on constate un glissement des oiseaux vers le sud : dans les années 1980, le principal site d’hivernage était le golfe du Morbihan. Ce glissement vers le sud explique la grande quantité de bernaches actuellement présente sur les vasières de l’île d’Oléron, où il est facile de les voir et où on ne peut pas ne pas les entendre :

La bernache cravant vit en bande. Dès qu’une oie prend son envol, toute la troupe en fait autant. Qu’est-ce qui enclenche le départ ? y-a-t-il une hiérarchie dans le groupe ? je l’ignore.
Une fois au sol, elle boulote. De tout, du moment que c’est végétal. Elle aime ainsi particulièrement les salicornes, abondantes sur nos côtes du Golfe de Gascogne. Sur l’île d’Oléron, il n’est pas rare que les bernaches se posent dans les champs, au grand dam des agriculteurs.
Les mesures de protection, prises dans tous les pays où se trouve cet oiseau (sauf la Russie), ont pendant un temps permis la stabilisation et même la hausse des effectifs. Actuellement, les effectifs baissent à nouveau. Cela serait lié à la raréfaction des habitats par l’urbanisation des littoraux, à la pollution des estuaires où hivernent les bernaches cravants, et peut-être aussi à la concurrence pour les territoires, et donc la nourriture, avec la bernache nonette. Ces deux facteurs expliqueraient la baisse de la natalité et la hausse de la mortalité des juvéniles.

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Une réflexion sur “Le retour de la bernache

  1. Elle mange essentiellement de la zostère. C’est d’ailleurs sa plante qu’elle mange en premier lorsqu’elle vient en hivernage sur nos côtes. Elle se reporte sur les autres végétaux en fin d’hivernage ou lorsque la zostère n’est pas à disposition.

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