La mycène et la pomme de pin

mycène P1400140D’abord, on ne dit pas « pomme » de pin, mais « cône » de pin. Ça serait bien que je me le mette dans la tête. Néanmoins, pomme ou cône, il y a des choses qui poussent dessus. Ces choses sont de minuscules champignons de la famille des mycènes. Parmi ces champipis, certains sont considérés comme des comestibles sans aucun intérêt culinaire, d’autres comme toxiques. Il est donc de bon ton de ne point les prélever, et de les laisser orner les pommes de pins. Pardon : les cônes.
Ils sont relativement fréquents dans les forêts de pins maritimes, donc faciles à voir dans le sud-ouest.

Photo : île d’Oléron, octobre 2013

Collection # 219

L’amour, c’est simple comme un cadenas
Bordeaux, pont Chaban-Delmas, octobre 2013

cadenas

Est-ce la grenouille agile ?

grenouille P1400454La grenouille agile s’appelle ainsi car elle peut faire des bonds très longs, jusqu’à deux mètres, ce qui équivaut à peu près à 25 fois sa taille.
Pour distinguer la grenouille agile à coup sûr, il faut procéder au test de la patte. Ce que l’auteur du site web pré-lié ne dit pas, c’est comment choper la bestiole, à la fois craintive, rapide et … bondissante.
Autres caractéristiques : le museau long, le tympan au ras de l’œil, la pupille horizontale. Cela semble donc correspondre à ce que j’ai très récemment vu dans la réserve naturelle du marais de Bruges.
Cette grenouille est de surcroit peu sonore, et ce pour deux raisons : seules les femelles semblent chanter, puisque j’ai cru comprendre que les mâles étaient dépourvus de sacs vocaux. En outre, le chant, généralement nocturne, a lieu au plus profond de la mare, et est donc assourdi par l’eau.
Comme la plupart des grenouilles, la grenouille agile se nourrit d’insectes. Elle hiberne à partir d’octobre ou novembre, puis se met en place pour la saison « peace and love », qui commence en général en mars, voire plus tôt dans certaines régions ou quand les conditions climatiques le permettent.
Cet amphibien est présent dans le domaine tempéré d’Europe et d’Asie, essentiellement dans les zones à la fois boisées et humides. En France, elle fait partie des espèces protégées.
La grenouille agile est enfin surnommée « grenouille pisseuse », car quiconque parvient à la choper reçoit un jet de pipi dans le nez. Pour le test de la patte, c’est donc vraiment râpé !

grenouilles P1400439

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L’heure ancienne, ce n’est pas nouveau

heure ancienneContrairement à une idée reçue (y compris par moi-même), le passage à l’heure d’été quand arrive le printemps n’est pas fille du choc pétrolier de 1973. Certes, c’est bien l’idée d’une économie d’énergie qui prévaut dès la mise en place de ce changement d’heure pour une partie de l’année, mais l’affaire est bien plus ancienne. Les Anglais, comme les Français et les Allemands, cherchent à lutter « contre le gaspillage de la lumière » (selon l’expression d’un sujet de sa Gracieuse Majesté) dès le début du XXe siècle, mais la chose ne se concrétise dans ces trois pays que pendant la Première Guerre mondiale.
La France connait ainsi son premier passage à l’heure d’été le mercredi 14 juin 1916, avec retour à l’heure « ancienne » (plus tard on dira « normale ») le dimanche 1er octobre de la même année. Le fait de devoir retarder les tocantes d’une heure n’est d’ailleurs pas sans poser quelques problèmes techniques, pour lesquels la presse donne des conseils, comme on peut le voir ci-dessus (article du quotidien Ouest-Eclair du 30 septembre 1916).
Le changement d’heure saisonnier est abandonné à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, pour être repris plus tard par la plupart des pays européens : dès 1966 en Italie, en 1976 en France (donc cette fois bien en lien avec le premier choc pétrolier), dans les années 1980 ailleurs.

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Le chocolat, c’est bon pour la santé

chocolat en pharmacieCeci n’est point un scoop : dès lors que la divine tablette ne comporte que du vrai cacao et du vrai beurre de cacao, le chocolat est une merveille pour les papilles, le moral et la teneur en magnésium de tout organisme se souciant de son bilan sanguin.
A tel point, et alors que les préoccupations sanitaires n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, à tel point disais-je qu’il fut un temps ou le chocolat était vendu en pharmacie. Pas pour autant remboursé par la sécu : celle-ci n’existait pas. Il y avait ainsi, au tout début du XXe siècle, un fabricant bordelais qui dealait ses chocolat comme n’importe quelle autre potion dans les pharmacies (affiche ci-contre). La maison Roudel et Genestout distribuait en officines des chocolats pour les enfants (3,20 F le kg) et pour les grands, ainsi que des chocolats dits « médicinaux », aux vertus purgatives et / ou vermifuges, selon les documents publiés en 1992 par la Revue d’histoire de la pharmacie.
chocolat à la viande cruePlus cocasses sont les chocolats des Trappistines de Lyon, qui, à la fin du XIXe siècle, faisaient entrer de la viande crue dans leur chocolat : c’était le beef chocolat. Que l’on ne s’inquiète pas pour les éventuels risques sanitaires : la viande était stérilisée. Que l’on ne s’inquiète pas davantage pour le goût : la publicité affirme (affiche ci-contre) qu’on ne peut repérer aucun arrière-goût de viande. Bien la peine de se casser la nénette à en mettre !

Collection # 218

Tauromachie
Lydie ARICKX, La Lidia – Arènes de Dax
Photos réalisées pendant l’été 2013

toro