Madame Lampyre : en photo, y’a pas pire

Ceci est un ver luisant :

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On voit bien la lumière, née d’une bioluminescence façon « ampoule froide », c’est-à-dire qui fait joli dans la nuit mais qui n’émet pas de chaleur. Sur l’image ci-dessus, on voit bien le côté « luisant », mais moins le côté « ver ».
Je reprends une photo, cette fois au flash. Ceci, disais-je, est un ver luisant :

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De quoi de quoi ? vous ne me croyez pas ? la bête ressemble à une larve et pas à un ver ? OK, je capitule. Le ver luisant, de la famille des lucioles, n’est pas un ver. Ce qui éclaire comme des loupiotes les jardins d’été garde sa forme de larve toute sa vie. Il s’agit de la femelle du lampyre, un animal de la famille des coléoptères (monsieur, lui, ressemble à un coléoptère). Par rapport au mâle, la femelle est gigantesque. C’est donc madame qui porte des habits de lumière dans la nuit, uniquement pour des raisons sexuelles. Il parait que les œufs aussi sont légèrement luminescents.
Le lampyre est un ami des jardiniers car il boulotte les escargots, ce qui peut paraître surprenant quand on compare les tailles du prédateur et de la proie. Pour arriver à ses fins, et combler sa faim, le lampyre anesthésie sa proie puis la liquéfie littéralement avant de l’aspirer, façon fêtard face à un comptoir rempli de mojitos.

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Photos prises avant-hier dans mon jardin

L’île d’Oléron en noir et blanc [3]

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Collection # 210

« Les poètes »
Installation de Jaume PLENSA
Bordeaux – Esplanade Edmond Géraud – 25 août 2013

plensa

Les Oléronaises et le tricycle

autrefoisJ’ignore pourquoi les femmes de l’île d’Oléron, du moins autrefois, préférait le tricycle à tout autre mode de transport, comme on peut le voir sur l’image ci-contre et sur certaines cartes postales.
J’ai eu beau tapoti-tapoter sur Gougueul, rien d’autre que des liens vers des sites de vente de cartes postales anciennes ou de tricycles contemporains. Juste une petite piste : le tricycle est plus stable qu’un vélo classique. Soit. Il est aussi plus confortable, la selle semblant aussi large que celle d’un tracteur. Il permet enfin de transporter plus de marchandises qu’un vélo ordinaire, et permet donc de faire l’économie d’une remorque.
Aujourd’hui encore, mais c’est rare, il arrive que l’on croise une dame sur un tricycle :

aujourd'hui

Chasse-querelle sur les bords de l’Adour

lysimaque P1390227Son nom sérieux est « lysimaque », qui lui est attribué car c’est un grec de l’Antiquité, Lysimachos, qui aurait découvert cette fleur.
On l’appelle aussi « chasse-bosse », parce-que de vieilles croyances lui prête la vertu d’éliminer bleus et bosses.
C’est enfin le « lis des teinturiers » : ses racines donnent une teinture brune, le reste de la plante permet de teindre la laine en jaune et même, parait-il, d’éclaircir les cheveux, sous réserve d’en faire une infusion très concentrée. Mais par contre, pour son surnom de « chasse-querelle », je n’ai aucune explication …
Cette fleur d’environ un mètre de haut pousse un peu partout en France, dès lors que l’humidité est suffisante. D’où sa présence abondante sur les bords de l’Adour, à Dax, où elle fleurit tout l’été.

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L’île d’Oléron en noir et blanc [2]

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Le bœuf tacheté remonte le fleuve

fouleP1390333Le mot « mascaret » est un mot gascon signifiant « bœuf tacheté ». Il désigne aussi cet ensemble de vagues qui remontent les estuaires à contre-courant lors des marées à fort coefficient, par analogie avec un animal bondissant. Ce phénomène, que les plus sportifs tentent de surfer, attire la foule (photo ci-contre), comme hier soir à St-Pardon, sur la commune de Vayres, près de Libourne (localisation).
Le phénomène du mascaret se produit dans des estuaires larges et peu profonds. Il s’agit de la rencontre de la marée descendante et de la marée montante, celle-ci produisant une vague qui peut être aussi spectaculaire que dangereuse : le mascaret ayant lieu en Chine, au sud de Shanghai, fait régulièrement des victimes, comme hier où des spectateurs ont été frappés sur la rive par une vague de plus de 6 mètres de haut. Il parait que ce mascaret est si puissant qu’on peut l’entendre 22 km avant son arrivée.
En Europe, les mascarets sont rares. On peut en voir deux en Grande-Bretagne et seulement un en France, depuis que les aménagements du port du Havre ont arrêté net celui qui se produisait sur la Seine. En France, donc, le seul mascaret se produit sur la Gironde et ses deux affluents : Garonne et Dordogne. C’est sur cette dernière que la vague (ou plutôt l’ensemble de vagues) est la plus prisée.
On voit ainsi, dans la demie heure qui précède l’heure H, les sportifs se laisser glisser en aval, profitant de la marée descendante :

préparatifs P1390315

On aperçoit la vague d’assez loin, même si le coefficient n’était pas le plus fort de l’année (98) :

vague P1390323vague P1390324

Tout ce qui glisse est bon à prendre, mais on note quand même un joli succès pour le paddle :

Le spectacle est bref mais superbe. La vague passe, précédée d’un léger vent frais qui se calme aussitôt après. Certains surfent, glissent et pagaient sur les dernières vagues. Ça va vite, et en même temps et curieusement c’est assez calme. Magique.

fin P1390331à cliquer :

Street art sur le quai

Le lieu s’appelle Le Quai car il s’agit du quai de déchargement d’une cave coopérative aujourd’hui transférée dans un autre lieu. Nous sommes à St-Pierre-d’Oléron, rue de la Corderie. Il y a neuf ans, cette cave alors abandonnée a été rachetée par un jeune couple féru d’art contemporain. Aujourd’hui, une petite partie a été offerte à des graffeurs, qui y ont laissé cinq œuvres ayant en commun la couleur rouge. A cela s’ajoute un panneau laissée libre pour les artistes en herbe du coin. Il est question de transformer, à terme, tout le bâtiment en lieu d’expression artistique.

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L’île d’Oléron en noir et blanc [1]

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Faire attention

C’est important d’être prudent, de regarder où on met les pieds, surtout dans des hauts lieux historiques, qui, de par leur grand âge, ont parfois la muraille qui défaille. D’où ce panneau indiquant très précisément ce dont il faut se méfier, accroché sur un vieux mur de la citadelle du Château d’Oléron :

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Collection # 209

Lapins urbains
Parc Bordelais (Bordeaux), 18 août 2013

lapins

Vorace et meurtrière : l’argiope frelon

argiope août 13L’argiope frelon est une araignée et pas un frelon. Elle ne doit ce nom qu’au dessin et à la couleur de son pelage, suffisamment flashy pour éloigner les prédateurs sans éloigner les proies.
Ces dernières sont généralement de belle taille, l’argiope ayant faim. Très faim. D’où un régime alimentaire à la hauteur de ses ambitions : guêpes, frelons, sauterelles (jusqu’à quatre par jour !),  bref, que des animaux plus gros qu’elle, qui viennent se piéger tout seuls dans sa toile aussi solide que collante. Cette toile est assez facile à voir, surtout au sud de la Loire (l’argiope est plus rare dans les régions plus septentrionales), car elle est tissée à environ un mètre du sol.
La toile, parlons-en : standard à première vue, spiralée comme chez beaucoup d’araignées. L’argiope met à peut près une heure pour la construire. A la différence des toiles plus classiques, on peut y distinguer un zig-zag dont le fil semble très épais. Ce n’est pas le signe d’une propension à l’alcoolisme, mais un dispositif dont on suppose qu’il rend la toile plus solide, plus stable, plus visible aussi, et appelé « stabilimentum ».
Non seulement cette araignée a l’appétit plus gros que le ventre, mais elle a en outre l’habitude de zigouiller ses amants. Le mâle de l’argiope est environ trois fois plus petit que la femelle. Une fois la partie de crac-crac achevée, en gros au bout d’une demie heure, le mâle meurt et sa dépouille reste accrochée à la femelle. Le sperme du mâle est longtemps stocké par la femelle, qui peut pondre plusieurs fois dans l’année les œufs d’un araignée mort. Plus gore, c’est difficile. Lorsque le cadavre du mâle ne lui est plus d’aucune utilité, la femelle le liquéfie avec ses sucs gastriques et l’avale sans autre forme de procès. Il arrive néanmoins que certains mâles survivent : ils laissent à la femelle leur organe reproducteur et s’enfuient dare-dare.

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Photo prise au bord du Lac de Bordeaux en août 2013

Street art [40]

street art Bordeaux 17 août 2013

Fin de la série « Street art »

La chenille fait le printemps … au mois d’août

chenilles P1380043Je débute en jardinage. Je tâtonne, j’hésite, j’expérimente, j’observe. Et, parfois, je me laisse un peu dépasser par les événements, trop confiante dans le cycle immuable des saisons et dans dame nature. Exposons la chose en détail : nous sommes dans la seconde quinzaine d’août, et le pommier décoratif nous offre une deuxième floraison. Dans le même temps, la glycine nous offre sa troisième, la deuxième ayant eu lieu il y a à peine plus d’un mois. Est-ce bien normal tout ça ?
Pour la glycine, j’ai lu sur je ne sais plus quel site web qu’une deuxième floraison n’était pas rare. Soit. Mais pour les autres manifestations jardinières, qu’en est-il ? et si c’était la faute des chenilles ? En quelques semaines, au début de l’été, le jardin a été envahi (le mot n’est pas trop fort) de chenilles velues et voraces (photo ci-contre à droite). Nous pommier bouffé P1380980avons tardivement réagi, laissant à ces bêtes tout loisir pour boulotter vitesse grand V les feuilles de la glycine et celle du pommier (photo ci-contre à gauche), transformant le tout en dentelle, tout en épargnant (et vous m’en voyez ravie) la clématite, le lilas, les tomates et le basilic.
Fin juillet, à la veille de partir en vacances, nous avons procédé à une extermination manuelle des chenilles, c’était beurk, mais la survie de deux arbres du jardin en dépendait. L’opération beurk s’est poursuivie jusqu’à il y a une dizaine de jours, mais dans de moindres proportions. J’ignore si cette fin d’attaque des chenilles y est réellement pour quelque chose, mais toujours est-il que le pommier refait des feuilles, des belles bien vertes (on peut en apercevoir sur la photo ci-contre à gauche, près des feuilles grignotées). Plus fort encore, il refait aussi des fleurs, alors que les pommes sont déjà en train de mûrir et feront bientôt le délice des oiseaux :

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Idem pour la glycine, qui a aujourd’hui près d’une dizaine de grappes fleuries et qui, elle aussi, fait pousser plein de jolies feuilles tendres, comme au printemps :

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Les grands bancs

Ce doit être la mode. L’idée que les gens sont de plus en plus grands, qu’ils ont besoin d’exercice physique, que sais-je ? Toujours est-il que poser le fessier sur un banc public pour se reposer devient tâche ardue, voire impossible, la preuve en deux exemples :
Tout d’abord le banc sur lequel on a le droit de s’asseoir, mais c’est haut quand même. Pas question d’avoir les pieds qui touchent le sol et le dos bien calé contre le dossier. Ce banc fait partie du mobilier urbain très nature, très fantaisie mais pas très pratique du Bois de l’hippodrome, au Bouscat (près de Bordeaux) :

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Dans un second temps, le banc géant, sur lequel il est impossible de s’asseoir, c’est même interdit. Un banc pour marcher dessous, un anti-banc. A voir jusqu’au 1er septembre dans le jardin des plantes de Nantes :

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N’étant pas odonatologue …

carré P1380990N’étant pas odonatologue, je ne peux identifier la petite bête ci-contre avec la certitude du scientifique qui connait son sujet. L’odonatologue est le spécialiste des odonates, c’est-à-dire des insectes dont font partie les libellules.
L’odonate ici présente est peut-être un sympetrum rouge sang. En tout cas, pour la couleur, ça colle : seules les pattes sont noires, sinon tout est rouge, même les yeux.
Comme chez les autres libellules, les antennes sont courtes, en tout cas bien plus courtes que chez la plupart des autres insectes. Les yeux sont disproportionnés par rapport à la taille de l’animal : c’est pour mieux te voir mon enfant, et dont pour mieux repérer les proies. Les libellules en général, et celle-ci en particulier, aiment les eaux calmes voire stagnantes, où elles chopent des larves en guise de repas.
La principale menace qui pèse sur cet insecte est la disparition de ses habitats (eutrophisation des mares, artificialisation des sols, etc) qui, du même coup, provoque la disparition de sa nourriture habituelle, celle-ci étant en plus largement dégommée par les insecticides. Inversement, le réchauffement climatique ne menace pas spécialement les libellules, qui peuvent s’adapter à des espaces plus septentrionaux. L’espèce n’est donc pas considérée comme réellement en danger, et, à ma connaissance, aucun dispositif réglementaire contraignant ne protège les odonates.

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Photos : Bruges (agglomération bordelaise), 15 août 2013

Collection # 208

Si on cherche la cigale, on la trouve !
Lège-Cap-Ferret, 11 août 2013

cigales

Du recyclage pour les poubelles

Un parc public a ouvert dans l’agglomération bordelaise à la fin du mois de juin, sur la commune du Bouscat : il s’agit du Bois de l’hippodrome, qui, comme son nom l’indique, est une zone boisée proche d’un hippodrome. Dans un souci louable d’éducation à la citoyenneté et de développement durable, des poubelles permettant de trier ses déchets ont été installées à chaque entrée. Leur aspect esthétique, sur le thème animalier, a été confié à Francis VIGUERA, artiste bordelais spécialiste des matériaux recyclés :

Voir la cigale

J’ignore qui, à la fin du siècle dernier, a eu l’idée aussi sotte que grenue d’importer des cigales sur le Bassin d’Arcachon. Mais ce dont je suis sûre, c’est que la bestiole n’est pas arrivée par ses propres moyens ou collée aux fringues d’un touriste. Je ne sais donc pas qui a voulu donner un faux air de Méditerranée à l’Atlantique, mais la chose est faite et la bête s’est tellement bien acclimatée qu’elle a fait des petits. Beaucoup de petits. Et ça fait du bruit dans le pin maritime. Tant qu’à avoir les tympans vrillés par le crincrin de carte postale provençale, autant tenter de voir l’animal. Pas simple, mais avec un peu de patience, on y parvient :

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On voit aussi, jaune brillant sous le soleil, des exuvies, dont voici un exemplaires :

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On peut même approcher l’objectif assez près de l’insecte, moins farouche que je le croyais :

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Photos : Presqu’île du Cap Ferret aujourd’hui même.

L’entonnoir et l’araignée

Il existe à peu près 50 000 espèces d’araignées. Presque toutes fabriquent de la soie, et la plupart tissent des toiles, celles-ci servant de pièges pour capturer la nourriture et/ou d’abris. Chaque espèce tisse son propre modèle de toile, la plus courante étant la toile géométrique installée entre deux végétaux (photo à l’annexe). On voit aussi souvent, dans nos forêts atlantiques du moins, des toiles à mailles très serrées, horizontales et proches du sol :

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En y regardant de plus près, on voit nettement une sorte d’entonnoir, dans lequel s’abrite l’araignée attendant sa proie :

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Photos : Bassin d’Arcachon, 4 août 2013

Le dard d’amour de l’hermaphrodite

escargotsL’escargot qui s’éclate en ce moment-même, profitant d’un jardin arrosé par les pluies orageuses et par la surprenante absence des grives gourmandes, l’escargot, disais-je, a une technique bien à lui pour séduire madame. Madame qui est aussi monsieur qui est aussi madame qui est aussi monsieur, etc. Et oui, le mollusque à coquille n’a besoin que de d’une condition pour faire crac-crac : être adulte (ce qui se repère à la forme de ladite coquille : celle de l’adulte est bordée d’une sorte de petite visière). Pour le reste, mâle ou femelle, tout le monde s’en moque : l’escargot est hermaphrodite, c’est-à-dire les deux à la fois.
La période de séduction prend un certain temps, celui-ci pouvant atteindre plusieurs heures. Une fois les préliminaires accomplis, à la vitesse de l’escargot, donc, chacun des deux protagonistes fait jaillir un dard d’une poche située près de sa tête et le plante entre la tête et la coquille du partenaire. Une sorte de sex-toy naturel, qui provoque plein de guili-guilis aux deux protagonistes. Chacun féconde l’autre (ce qui prend aussi plusieurs heures), puis chacun repart pondre ses œufs dans son coin. Pas de querelle pour savoir qui sera de corvée de vaisselle : chez l’escargot, il y a égalité parfaite entre les sexes.

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Photos : île d’Oléron, juillet 2013

Collection # 207

Isaac CORDAL, Follow the leaders
Nantes, place du Bouffay (jusqu’au 1er septembre)

cordal

Street art [39]

boucher P1310356

Chercher la fraicheur

Hier, le temps a confirmé les prévisions caniculaires de Météo-France : une chaleur pesante qui s’approche des 40°C, pas un souffle d’air. En toute fin d’après-midi, lassés de vivre à l’ombre, et même carrément dans le noir à la maison, nous avons rangé les clous et éteint les ordis, chopé le sac de plage et la bouteille d’eau : direction la plage du Grand Crohot, à l’entrée de la presqu’île du Cap Ferret. Nous étions prêts à tout pour un bain de mer, même à devenir sourds à cause des cigales qui ont colonisé la pinède transformée en parking, même à affronter le bain de foule :

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La partie surveillée de la baignade était elle aussi très dense :

la baignade

chemin P1380847Mais, peu de temps après notre arrivée, les surveillants de baignade ont sifflé la fin de la récré : il était 19 h, leur journée était finie. Et là, presque comme un seul homme, les baigneurs et bronzeurs ont pris le chemin du retour. Il ne restait sur la plage que les surfeurs, et les amoureux de la mer qui ne voient vraiment pas l’intérêt à venir cuire sur le sable dès 14 h. La plage a retrouvé sa sérénité en un rien de temps. Nous étions bien : 8°C de moins qu’en ville, un peu de vent.

Déjà installés un peu à l’écart de la meute, nous avons encore plus pu profiter du calme et de l’océan, tandis qu’un bateau de pêche circulait au loin, suivi par les traditionnels mouettes et goélands (photo à l’annexe) :

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