« […] Il n’échappe à personne que la machine baccalauréat grince de plus en plus et menace de s’effondrer. Certains s’en réjouissent ; d’autres — dont nous sommes — s’en affligent.
    
Voici une série d’anomalies contre lesquelles proteste le personnel enseignant des lycées et collèges. Mais, le mal est ailleurs aussi : il est principalement dans les programmes pléthoriques, les classes trop nombreuses, l’anarchie des classes secondaires. […]
Une même épreuve […] est tantôt trop difficile, tantôt — ce qui est désavantageux pour les bons candidats — trop facile […]. Il est grave que, parfois, les sujets soient, ici ou là, parvenus avant l’examen à la connaissance de quelques candidats : dans telle académie à l’une des deux sessions, il a fallu les changer à la dernière minute. […] Il y a souvent de grandes différences dans l’appréciation des copies pour une même épreuve. Ainsi, en français, les copies assez bonnes quant au fond, mais émaillées de fautes de langue et d’orthographe, tel examinateur les notera bas, tel autre y mettra la moyenne. […] »

Extrait d’un article paru dans L’Ouest-Eclair le 26 décembre 1929

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