L’insulte suprême

C’est en lisant un article de la Gazette de Berlin qu’une anecdote m’est revenue en mémoire. Selon l’article en question, une antipathie envers les touristes agiterait le Berlinois moyen (à lire ici). Cette antipathie ne m’a pas sauté aux yeux, et j’ai même trouvé les Berlinois plutôt sympathiques. A une exception près : l’anecdote annoncée plus haut.
C’était un matin d’avril sur la PotsdamerPlatz. Une envie de pipi démoniaque, consécutive à un petit-déjeuner gigantesque. Nous arrivons devant les commodités réservées au public et payantes (les bougres !), une corde ferrme symboliquement le lieu de tous mes désirs de l’instant, bien que nous soyons pile poil dans les heures d’ouverture. Nous franchissons la corde comme des sauvages mal élevés (donc en passant dessous délicatement sans tout faire tomber), et Monkeum et moi-même assouvissons nos pressant besoins respectifs. Et là, ça gueule. Monsieur Pipi se met a brailler dans un germanique que je ne maîtrise décidément pas, je le paye pour tenter de le calmer (et accessoirement lui prouver mon honnêteté : non je n’ai pas dealé de la came dans tes wawas, j’ai juste éliminer jus d’orange et café matinaux), mais le bonhomme est furax. Au final il nous insulte, nous traitant de « sarkozy ». Ça ne s’invente pas. Je n’ai pas osé lui renvoyer un « merkel ». Et puis, de toute façon, les présidentielles françaises étaient trop proches pour que cela provoque en moi autre chose qu’une folle envie de rire.

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