Avant 1961, la circulation entre les différentes zones de Berlin est libre. Les ressortissants de la RDA profitent de cette faille pour passer à l’ouest, ce que les dirigeants de RDA finissent par comprendre, d’où le Mur qui a empêché le pays de se vider totalement. Les ostalgiques d’aujourd’hui oublient sans doute cela : même si la RDA offrait des structures sociales solides, des soins gratuits et un job pour tous, c’était d’abord une dictature soumise au grand frère soviétique. Et donc, comme on peut le voir sur une des œuvres d’East Side Gallery, les Allemands de l’Est, tassés derrière le Mur, attendent. C’est la guerre froide (le téléphone rouge encastré dans le béton en témoigne), le monde est coupé en deux. Derrière le Mur, c’est gris et froid. Monde manichéen, donc.

De quoi rêvent ces gens au pied du Mur ? que voient-ils ? la vision de l’artiste est celle d’une société d’opulence, de bien-être matériel immédiat, mais aussi d’une société décérébrée, dans laquelle les humains ne sont plus que des automates prêts à tout acheter. L’enfer capitaliste, on vous dit. Et pourtant, ça pousse derrière le Mur, celui-ci se déforme, cet enfer-là, on le veut.

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