Opération Jupiter

Si la quasi-totalité du territoire français métropolitain a été libéré en gros à l’été 1944, certaines zones stratégiques, surnommées « poches », sont restées sous le joug nazi jusqu’au printemps 1945, malgré les actions des groupes de résistants locaux. L’île d’Oléron, proche de l’estuaire de la Gironde, faisait partie de ces poches stratégiques, tout comme Royan, que l’armée américaine passa délicatement au napalm pour faire le ménage, mais c’est une autre histoire.
Sur l’île, près de 2000 soldats nazis empêchèrent longtemps tout acte de résistance. Le premier réseau fut ainsi démantelé dès 1943. 29 blockhaus furent édifiés dès 1942 sur le pourtour de l’île : ils subissent aujourd’hui le même sort que ceux du Cap Ferret dont je parle régulièrement ici, ils glissent inexorablement vers la mer. Un débarquement allié est envisagé à l’automne 1944, mais le projet ne se concrétise pas dans la présence nazie est encore forte. Il faut attendre la fin du mois d’avril 1945 pour que le débarquement puisse enfin se faire, donc juste avant la capitulation allemande du 8 mai. Le débarquement a finalement lieu le 30 avril dans la partie sud de l’île, sur le site de la plage de Gatseau (commune de St-Trojan). Il est complété le lendemain par un autre débarquement sur le site de la Vieille Perrotine (pas bien loin de Boyardville), près du site ostréicole de Fort Royer. C’est là qu’un curieux monument à tête de mort rend hommage aux résistants qui ont débarqué ce jour-là :


—> Sources :

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