17 types sur scène, et moi, et moi, et moi

Un peu d'art dans un monde de brutes

Eddy Mitchell en concert
Bordeaux, patinoire de Mériadeck, 2 avril 2011

Je pourrais faire la fine bouche, genre prout-prout ma chère de banlieue nord. Je pourrais parce-que cette patinoire de Mériadeck, même si l’aspect sonore est tout de même moins désastreux qu’il y a quelques années, reste le dernier endroit où assister à un spectacle. D’ailleurs, à la base, la patinoire est une … patinoire ! Mal assis (mais bien placés), nous nous sommes demandés pendant tout le spectacle si nous allions finir avec un lumbago, une sciatique, ou les deux. Et oui, un concert de Schmoll, ça attire pas mal de gens qui ont connu les Chaussettes Noires, alors forcément, les vieilles douleurs dans les sièges en plastique …
Je pourrais trouver aussi que le public avait une mollesse typiquement bordelaise, sauf vers la fin, lorsque les groupies se sont ruées vers la scène pour Couleur menthe à l’eau. Je pourrais. Mais ce serait injuste, parce-ce que mon keum et moi-même, nous nous sommes éclatés.
On a tout aimé, tout avalé, tout gobé, tout applaudi : la voix du maître, les petites histoires rigolotes entre les chansons, les chansons elles-mêmes enfin, avec un léger bémol cependant : une trop forte tendance à caser des medley là où on aimerait des titres en entier, notamment dans le première partie du spectacle, assez intimiste. Pendant effectivement près de la moitié d’une prestation de plus de deux heures, Eddy Mitchell n’est entouré que de quatre musiciens, dont Loïc Ponthieux à la batterie, que j’avais surtout jusque là entendu avec Didier Lockwood.
A la mi-temps, le swing enfle d’un coup, le rideau se déchire sur les douze apôtres alignés comme lors de la Cène : 12 cuivres du feu de Dieu, talentueux et rigolards, jouant avec les trompettes quand il ne fallait pas souffler dedans. Et je te promets que cinq saxos, quatre trompettes et trois trombones, ça déménage. Même le pépé grincheux, bras croisé pendant tout le spectacle, qui siégeait à ma droite, a fini debout, tapant dans ses petites mains et de ses petits pieds, comme tout le monde.

Une réflexion sur “17 types sur scène, et moi, et moi, et moi

  1. C’est vrai. on était vraiment mal assis mais bien placé !!!! Il a du talent ce petit jeune rockeur quand même.

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