Bronzer sur le bourrier

C’est la plus belle plage de l’île d’Oléron, la plus grande et la plus dangereuse aussi :

La plus dangereuse ? rouleaux puissants, courants piégeux, baïnes, ça c’est pour la baignade. Je parle ici de la plage, le sable fin, la zone de bronzette en été et de balade en hiver. Depuis quelques mois, le risque de s’y faire gros bobo s’est intensifié à cause de la multiplication de ce genre d’objets, qui semblent jaillir du sol au fur et à mesure qu’on les ramasse :

Le vacancier serait-il salisson à ce point ? ni plus ni moins qu’ailleurs. Ce qui jaillit sous nos petons à la peau tendre est là depuis très longtemps. C’est l’érosion, accélérée par la tempête Xynthia (qui du coup a acéléré le dossier de dépollution, au point mort depuis des lunes), qui met à jour ce qu’il y a sous la plage : une énorme décharge, alimentée en déchets ménagers jusque dans les années 1980. En langue locale, on disait le bourrier, et on y lâchait les saletés sans autre forme de procès. Le sable recouvrit le tout, puis la dune repartit dans l’autre sens, et nous voilà au cœur du problème : je ne sais pas si sous les pavés il y a toujours des plages, mais je sais que sous la plage il y a des poubelles. Depuis novembre dernier, les 15 000 tonnes de déchets enfouis sont désormais l’objet de toutes les attentions. On vire le sable, on trie, on tamise. Quatre mois de travaux au bas mot pour la rondelette somme de 1 200 000 €, sans parler du coût du réaménagement du site, à réaliser impérativement avant l’été.

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