Le port de La Cotinière [2]

Le port de pêche de La Cotinière, en ces temps de crise, tire fort bien son épingle du jeu. Selon le guide qui nous a permis de visiter le port et la criée, et dont je parlais hier, le port de La Cotinière serait aujourd’hui le 6e port de France (en volume et en valeur de poissons et crustacés vendus à la criée), après avoir été il y a peu seulement 9e, non pas parce-qu’il pêche de plus en plus (les volumes sont stables) mais parce-que les ports plus spécialisés dégringolent dans le classement.
En effet, La Cotinière n’est plus spécialisée dans un type de pêche, comme autrefois la sardine. D’autre part, le choix de la qualité et de la préservation de la ressource est pour beaucoup de ce classement : des bateaux de taille modeste (le plus grand chalutier ne mesure que 23 m de long, rien à voir avec le bateau-usine croisé à St-Malo à l’automne), qui, pour la plupart, partent pour la journée et reviennent livrer le poisson frais dans l’après-midi ; la mise au point de filets qui ne prennent que les animaux adultes et laissent en mer les juvéniles ; davantage de filets, de lignes (pour le bar, on n’a pas trouvé mieux), et de casiers (homards dits « bretons » mais pêchés entre Ré et Oléron, araignées, etc) que de chaluts pélagiques, ces derniers écrasant les poissons et empêchant de vraiment les sélectionner.

Lorsque la pêche est finie, les bateaux font littéralement la course pour rentrer au port : le premier arrivé est le premier déchargé, et son poisson est présenté en premier aux mareyeurs, donc il a plus de chance d’être bien vendu qu’un produit de même qualité arrivé plus tard, quand les acheteurs ont, si je puis dire, fini leurs courses.
Le port est moderne : les caisses ne sont plus déchargées à la main comme autrefois mais par des grues. La manœuvre se fait avec précision, sans précipitation, afin de pas abîmer le poisson ni son rangement dans les caisses (une présentation soignée permet souvent de mieux le vendre).

—> À lire :

  • un récent article de Sud-Ouest qui fait le point sur les trois ports de pêche de Charente-Maritime, montrant bien la position de leader (et de loin) de La Cotinière face à La Rochelle et Royan (qui a pourtant aussi fait le choix de pêcher d’abord des espèces nobles.

(à suivre)

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