Un chasseur sachant chasser …

… doit s’en prendre aux sangliers. Mais que font Astérix et Obélix ? Aux temps glorieux du village gaulois résistant encore et toujours, le sanglier gambadait, certes, mais il finissait suffisamment souvent en rôti pour ne pas poser de problème.
Le sanglier, au même titre que la mouette, le cormoran, le renard ou le ragondin, trouve que la ville sied à son teint. La bouffe y est variée, abondante et peu fatigante à trouver, le prédateur est quasi-inexistant (enfin il y en a bien un, qui morfle autant que la bête : la voiture). La belle vie ! Et donc il s’y installe et s’y reproduit. Sa présence à Berlin, ville avec forêts intégrées, provoque un nombre considérable d’accidents de circulation et fait d’importants dégâts dans les parcs et jardins. En France, il avance façon bourrin, brut de décoffrage, ses traces sont nettes. Tel champ de maïs sera en partie ravagé, ça, c’est pour la campagne, tandis que des potagers ou des jardins d’agréments seront retournés mieux qu’avec un motoculteur en zone urbaine. Attiré par la moindre miette de gâteau, la bête se sent partout chez elle, et le bât commence à blesser dur, notamment chez les assureurs. D’où « plan sanglier » en France, par lequel les chasseurs sont invités à organiser des battues pour faire cette année comme l’an dernier : tuer la moitié du cheptel sur le territoire national.

—> Source : Global Mag, Arte, 7 décembre 2010

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