Du 28 décembre 2010 au 2 janvier 2011

Dernière balade girondine de 2010

Tandis que la Seine montait à Paris, hier la mer baissait à la pointe du Cap Ferret, laissant voir nettement le champ des blockhaus dégringolés de leur gangue de sable, véritable cimetière marin pour béton armé :

Malgré les températures polaires, que le soleil rendait à peine supportables, mais au-moins c’était joli à regarder, malgré le froid, donc, un pêcheur que je n’oserais qualifier de « pêcheur du dimanche » malgré le jour de la semaine où il officiait, un pêcheur, disais-je, pêchait (ou pas) :

Dans le petit chemin boisé entre route et plage, les mimosas nous rappelaient que janvier approchait dangereusement, dans deux ou trois semaines, ce sera jaune et odorant :

Pour clore la virée, un arrêt au village de L’Herbe, besoin d’huîtres oblige, mais pas moyen de crapahuter sur la plage pour papamaman, mon keum et moi, question de règlement :

Sur ce mes petits amis, je vous laisse pour quelques jours, portez vous bien ! Bye !

Diaporam’art # 36

Le cirque

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Je vous souhaite de très heureuses fêtes de fin d’année

Une place publique sur un toit

Balade sympa à Nantes : le toit de la nouvelle école d’archi, considéré comme une place publique. Certes, il y manque de l’ombre pour l’été, des bancs, des végétaux et au minimum une buvette, mais cela viendra peut-être. Un jour. Le lieu est accessible depuis l’extérieur de l’école, mais quand même pas à toute heure du jour et encore moins de la nuit. Quel intérêt alors de se balader sur une dalle de béton ? la vue, mon ami, la vue. Côté nord, on voit un bras de Loire, les quais, la piscine de l’Ile Gloriette où j’ai passé l’épreuve EPS du bac, plus loin vers l’ouest, on voit la médiathèque, la butte Ste-Anne. Côté sud, coup d’œil sur Rezé et la Cité Radieuse de Le Corbusier. Et puis bien sûr, tout près, les nouveaux bâtiments (ou moins nouveaux) du quartier « Ile de Nantes » où se trouve l’école d’archi.

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Collection # 78

By night



—> De gauche à droite et de bas en haut :

  • 1 et 2 : Berlin  –  3 : Bordeaux (usine Lesieur)
  • 4 : Rome (Le Colisée) – 5 et 6 : Bordeaux (les colonnes rostrales de la Place des Quinconces et la Place de la Bourse)
  • 7 : Nantes (la Place Royale) – 8 : New York – 9 : Athènes (l’Acropole)

What’s new ? [mardi 21 décembre 2010, 20 h 00]

—> Illustration : Berlin, Potsdammer Platz, décembre 2008.

Ils ont boudé « La Boudeuse »

« La Boudeuse » est un trois-mâts goëlette sorti d’un chantier naval néerlandais en 1916. D’abord navire de commerce, il devient navire-école sous pavillon suédois après la Deuxième Guerre mondiale. Il devient français en 2003, sous le commandement de Patrice FRANCESCHI, qui, après travaux importants réalisés à Camaret puis un tour du monde, se lance dans un projet mal ficelé mais qui peut faire rêver : en 2009, « La Boudeuse » quitte Fécamp pour une mission de trois ans nommée « Terre-Océan », lancée par le ministre de l’écologie d’alors, Jean-Louis BORLOO.

Le navire doit sillonner mers, océans et même estuaires (son faible tirant d’eau le lui permet) dans le cadre du Grenelle de la mer. Pour ce faire, il a besoin d’environ un million d’euros par an, budget impossible à boucler., les engagements de l’Etat étant purement verbaux et surtout très flous. Le 1er juin 2010, la mission s’est arrêtée, au grand regret de son capitaine. Désormais, le navire est amarré à Nantes, où il est possible de le visiter jusqu’au 31 décembre.

—> A cliquer :

Diaporam’art # 35

Au clair de la lune

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La maison des Barbapapa

Vue d’en haut, la masse est bleue, peu définie, et le couvercle sur le dessus pourrait presque faire penser à une sorte de poubelle qui aurait été fortement bousculée :

En disant cela et en n’en montrant pas plus, je suis mauvaise langue, je donne même l’impression de n’avoir trouvé aucun intérêt à cette construction, ce qui n’est pas le cas. Il s’agit en fait d’un des multiples éléments construits lors de la deuxième édition d’Estuaire, cette biennale d’art contemporain qui unit Nantes, Saint-Nazaire et les communes de l’estuaire de la Loire. Cette œuvre est sortie de l’imagination de l’atelier Van Lieshout, s’appelle L’Absence, et se situe juste à côté de la nouvelle école d’architecture de Nantes. Il s’agit d’un bar, pratiquant des tarifs relativement bas mais dont les horaires d’ouverture sont assez étroits. C’est la note présentant le lieu dans le Petit Futé qui fait allusion aux Barbapapa.

Côté Loire, la façade est plus classique, permettant de voir à quel point le lieu est quand même petit. Intérêt tout de même : on peut réserver le lieu pour des soirées privées.

What’s new ? [vendredi 17 décembre 2010, 7 h 30]

Y’aura-t-il des huîtres à Noël ?

Un titre sur le site web Obiwi attire hier soir mon attention : « Les huîtres Marennes-Oléron absentes de nos menus de fin d’année ». Damned ! La crise est à ce point ? Mais alors comment ce fait-il que les marchands d’huîtres ambulants soient toujours présents à Bordeaux les week-end, et pas seulement ceux du Bassin d’Arcachon ?
La crise de l’huître atteint actuellement un niveau élevé : la mortalité des naissains ayant été particulièrement forte en 2007-2008 (j’en avais parlé ici-même au printemps : clic-clic !), les huîtres aujourd’hui en âge d’être vendues en taille 3 (la plus demandée) se font rares. Dans le bassin de Marennes-Oléron, cette crise a été aggravée par la tempête Xynthia de l’hiver dernier, qui a détruit des cabanes d’ostréiculteurs et surtout envoyé au large des centaines de tables en mer où grandissaient les mollusques. Cette raréfaction du produit, alors que la demande ne tarit pas, a deux conséquences : d’abord son prix augmente, ensuite la bestiole attire des convoitises. Les vols massifs dans les parcs se multiplient, à tel point que sur Oléron, des indications en rouge sur panneaux jaunes vifs bloquent l’accès à certains chemins qui traversent les zones ostréicoles, ou simplement déconseillent d’y circuler la nuit. La surveillance est à la hauteur du manque à gagner pour les ostréiculteurs qui se font tout piller en une nuit. Elle est notamment assurée par des « gardes-jurés », c’est-à-dire des ostréiculteurs qui connaissent le terrain par cœur, collaborent étroitement avec la gendarmerie, et qui sont assermentés. Des vedettes de la gendarmerie peuvent aussi sillonner le plan d’eau et contrôler les cargaisons des embarcations proches des parcs ou qui en reviennent. Les quantités volées à chaque fois sont impressionnantes (l’unité de compte peut être la centaine de kilos), et on retrouve parfois des huîtres de provenance peu évidente, vendues par des gens pas clairement identifiés, sur des marchés éloignés des zones de production : les forces de l’ordre suivent actuellement une piste du côté d’Albi, dans le Tarn.
Donc pas d’huîtres à Noël ? on n’en est pas là, mais effectivement, dans un certain nombre de villes, il va falloir débourser plus cher. Mon ostréicultrice habituelle (que nous surnommons affectueusement Mémé), un personnage haut en couleurs (béret rouge, polaire jaune, et tchatche d’enfer) venant tous les dimanches depuis le Bassin d’Arcachon, mon ostréicultrice, disais-je, garantit une quantité habituelle au prix habituel (4€ la douzaine de n°3). Mais ailleurs ? Sur le bassin de Thau, violemment touché par la bactérie tueuse de naissains, on envisage de passer à 5 ou 6€ la douzaine, toujours pour la même taille. Idem sur Marennes-Oléron, où les Spéciales peuvent monter à 7€.
La période des fêtes de fin d’année est donc tendue chez les producteurs, ceux de Marennes-Oléron effectuant 60% de leurs ventes annuelles pendant cette dernière semaine de décembre. Certains réservent désormais leur production aux restaurants. Si les bactéries qui tuent les naissains continuent de proliférer, il se peut qu’un jour, ce cri poussé dans une pub de 1989, soit un réel cri de désespoir :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

—> Sources :

Collection # 77

Des petits bateaux qui font des ronds dans l’eau
Andernos – « Les cabanes en fête » – 4 décembre 2010



Henri le balafré

Le 27 novembre 1594, un jeune homme de 19 ans tente d’assassiner HENRI IV, manque son coup et ne peut que lui filer une belle estafilade sur la lèvre supérieure. Le quidam, peut-être aux ordres des Jésuites mais on n’en sait finalement pas grand-chose, se nomme Jean CHÂTEL, et sa vie s’arrête deux jours après les faits : rapidement jugé et condamné, il est écartelé pour avoir oser attenter à la personne du roi.
Cet épisode, que l’on peut aujourd’hui considéré comme anodin, est pourtant fondamental pour la recherche scientifique : c’est en partie grâce à cette cicatrice bien connue qu’une tête momifiée, étudiée depuis plus d’un an par l’équipe du légiste et paléopathologiste Philippe CHARLIER, vient d’être clairement identifiée comme étant celle du roi HENRI IV.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, tête et corps du roi assassiné furent séparés lors des événements révolutionnaires de 1793, la dépouille royale ayant été violemment jetée dans une fosse commune après la profanation du cimetière royal par des Parisiens en colère, mais sans la tête, qui aurait circulé en Allemagne et en France, passant de mains de collectionneurs en mains de fétichistes. On retrouve sa trace sans la chercher vraiment lors d’une vente aux enchères qui a eu lieu à Drouot en 1919 : un photographe de Dinard achète alors la relique pour la somme ridicule de 3 francs, mais ne parvient jamais à prouver qu’il s’agit bien de la tête d’HENRI IV. Et puis plus rien. La tête disparaît, pour réapparaître il y a donc un peu plus d’un an et être étudiée comme il se doit.

—> Sources :

—> Mise à jour (15/12/2010) :

  • un article du Monde, mis en ligne le 15 décembre, apporte quelques infos supplémentaires, et, surtout, présente une image de synthèse du visage d’HENRI IV.

Diaporam’art # 34

A la lueur d’une bougie

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What’s new ? [vendredi 10 décembre 2010, 8 h 10]

  • Une remise du prix Nobel de la Paix sans son lauréat ni personne pour le représenter : même la Birmanie n’a pas fait cela, laissant partir à Oslo un membre de la famille de Aung San Suu Kyi. Plusieurs journaux reviennent sur le sujet aujourd’hui, honte sur la Chine, mais un seul en France, à ma connaissance, fait sa une sur le sujet : La Croix (illustration ci-contre). J’ai par contre choisi de mettre en lien un article du Washington Post traduit et publié par Courrier International avant-hier : la Chine du XXIe siècle représentée par une chaise vide ?
  • Puisque nous parlons de dissidents, j’apprends en parcourant le site des Inrocks que la prochaine héroïne de Luc Besson sera Aung San Suu Kyi.
  • Finissons cette note de manière superficielle, histoire de bien commencer la journée en affrontant les frimas avec enthousiasme : Hiver précoce, le retour en force du pot-au-feu (Le Télégramme).

Un caillou dans la flaque

Ça devrait être un gros pavé dans la mare, sous réserve que notre Premier Ministre aille au-delà de l’indignation de pure forme ornée de belles déclarations d’intention. Sans moyen, on ne peut rien, et les choses resteront en l’état. Il s’agit ici de l’occupation, sur la durée, de logements sociaux par des familles aisées. La presse en ligne parle bien sûr des 53 000 ménages faisant partie des 10% les plus riches de France, qui se logent ainsi pour un prix scandaleusement modeste eu égard à leurs revenus, pour la plupart en Ile-de-France. Mais cette occupation de HLM par des foyers dont les revenus sont au-dessus du plafond concerne apparemment 10% du parc de logements sociaux. Pendant ce temps-là, 1,2 million de ménages modestes voire pauvres sont encore sur liste d’attente.
Là où François Fillon devrait prendre le problème à bras le corps et donner les moyens aux organismes concernés d’expulser les familles aisées vers des logements dont les loyers sont au prix du marché, il se contente de demander à ce que les attributions de logements se fassent de manière plus scrupuleuse. Or ce n’est pas là qu’est la cause de cette situation : le problème n’est pas dans l’attribution, qui, à quelques entourloupes et pots-de-vin près, se fait de manière honnête, mais dans le maintien dans ces logements de familles qui les ont obtenus alors que leurs revenus étaient alors effectivement compatibles avec l’attribution d’un logement HLM.
Il y a ainsi deux parcs de logements sociaux, et je ne fais qu’enfoncer une porte ouverte en disant cela : des HLM en barre, occupés par une population qui n’a en aucun cas les moyens d’habiter ailleurs, et des HLM plus « classes », occupés par une population plus mélangée (ce qui devrait être le cas partout), mais où tout le monde paie un loyer modeste, trop modeste pour les familles aisées qui, même si dans de nombreux cas elles paient une sorte de « sur-loyer », ont finalement un toit bien agréable tandis que des hommes et des femmes sont logés dans des appartements trop petits, insalubres, voire des caravanes, des abris de fortune, ou n’ont pas d’abri du tout.

—> Illustration : un immeuble de la Cité Pinçon, dans le quartier de La Bastide à Bordeaux, construite dans l’immédiat après-guerre pour loger 3000 personnes aux revenus modestes.

—> Sources : Sud-Ouest, Le Parisien, La Tribune, Le Télégramme, Libération.

Du bois pour chauffer l’hôpital

Les initiatives « vertes » et les préoccupations environnementales sont aussi possibles dans le secteur hospitalier, la preuve à Périgueux (Dordogne). Dans le cadre d’importants travaux de rénovation de l’hôpital, celui-ci change son moyen de chauffage et de production d’eau chaude, qui datait d’un peu plus de quarante ans. Deux sources d’énergie seront utilisées : essentiellement le bois, mais aussi le gaz dans une moindre mesure (c’est GDF-Suez qui a remporté le marché, faut bien qu’il case son hydrocarbure à un moment ou à un autre, d’autant plus que c’est ce combustible qui assurera le relai entre l’ancien système de chauffage et le nouveau pendant les travaux). Le bois ne sera pas composé de vulgaires bûches comme dans ma cheminée : il s’agit bien d’alimenter d’énormes chaudières, qui brûleront en moyenne 180 m3 de plaquettes de bois par jour.
Bilan environnemental attendu : une baisse sensible des émissions de CO2 dans l’atmosphère, le bois brûlé étant compensé par celui qui pousse dans la forêt. Ce bois devra provenir des environs immédiats de Périgueux : pas question que les camions fassent plus de 50 km pour s’approvisionner, là encore le bilan carbone reste modeste (et accessoirement on réduit aussi le coût de transport). De plus, cela permet d’utiliser dans un premier temps les arbres tombés à terre lors des tempêtes (Klaus est encore dans les mémoires), et donc de donner du boulot à la filière « bois » locale. Pour évacuer la fumée, une cheminée de 23 mètres a d’ores et déjà été construites. Bien sûr, des filtres empêcheront aux patients de percevoir la moindre odeur de fumée.

—> Source : Hervé CHASSAIN, Au gaz puis au bois, Sud-Ouest, 8 décembre 2010.

Collection # 76

Quelques flocons de neige sur le Parc Bordelais
Bordeaux, 2 décembre 2010



What’s new ? [mardi 7 décembre 2010, 19 h 40]

  • S’il existe une bactérie apparemment capable de se nourrir d’arsenic, les humains n’ont pas cette faculté. C’est embêtant, car on a trouvé des doses d’arsenic importantes dans les neiges de haute altitude de l’Everest. Le montagnard est prié d’emporter ses bouteilles d’eau minérale ; vont être contents, les sherpas ! Les alpinistes au régime sec (Effets de Terre).
  • La ville s’appelle Celebration, il n’y a qu’aux States qu’un patelin peut avoir un nom pareil. C’est une ville privée, gérée comme une entreprise qui n’aurait ni dettes ni problèmes d’embauche, dont les habitants, pétés de thunes, pratiquent l’entre-soi au-delà du raisonnable. Ou du moins pratiquait, parce-que, tiens-toi bien à ta chaise camarade, il y a eu un meurtre à Celebration. Si. Un vrai, avec du sang, pas un truc de cinoche : des couacs dans la ville de rêve de Disney (Courrier International).
  • Restons aux Etats-Unis, et plus exactement au Texas, Etat qui détient le record fédéral du nombre d’exécutions capitales (un tiers du total étatsunien), alors que, à l’échelle du pays, cette pratique est un peu en baisse, crise économique oblige (et oui, ça coûte des sous, de tuer des gens) : le Texas examine la constitutionnalité de la peine de mort (Nouvel Obs). Espoir d’une abolition à terme ou juste débats fumeux sans objectif réel ?

—> Illustration : puisqu’on parle de neige au début de cette note, et qu’il en est un peu tombé à Bordeaux la semaine dernière, je n’ai pas résisté à illustrer cette note par ce que je voyais de ma fenêtre en milieu de matinée jeudi 2 décembre.

Un chasseur sachant chasser …

… doit s’en prendre aux sangliers. Mais que font Astérix et Obélix ? Aux temps glorieux du village gaulois résistant encore et toujours, le sanglier gambadait, certes, mais il finissait suffisamment souvent en rôti pour ne pas poser de problème.
Le sanglier, au même titre que la mouette, le cormoran, le renard ou le ragondin, trouve que la ville sied à son teint. La bouffe y est variée, abondante et peu fatigante à trouver, le prédateur est quasi-inexistant (enfin il y en a bien un, qui morfle autant que la bête : la voiture). La belle vie ! Et donc il s’y installe et s’y reproduit. Sa présence à Berlin, ville avec forêts intégrées, provoque un nombre considérable d’accidents de circulation et fait d’importants dégâts dans les parcs et jardins. En France, il avance façon bourrin, brut de décoffrage, ses traces sont nettes. Tel champ de maïs sera en partie ravagé, ça, c’est pour la campagne, tandis que des potagers ou des jardins d’agréments seront retournés mieux qu’avec un motoculteur en zone urbaine. Attiré par la moindre miette de gâteau, la bête se sent partout chez elle, et le bât commence à blesser dur, notamment chez les assureurs. D’où « plan sanglier » en France, par lequel les chasseurs sont invités à organiser des battues pour faire cette année comme l’an dernier : tuer la moitié du cheptel sur le territoire national.

—> Source : Global Mag, Arte, 7 décembre 2010

Diaporam’art # 33

Neige

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Un fête dans des cabanes

Une fête gourmande organisée par le port ostréicole d’Andernos, aujourd’hui et aujourd’hui seulement. Bain de foule bon enfant, dégustation de produits de la mer souvent très travaillés, recettes originales et vin de l’Entre-Deux-Mers pour le plaisir. Des bateaux du coin font des ronds dans l’eau, les bandas assurent l’ambiance sonore (avec aussi un peu de biniou), et on peut même jeter un œil (ou les deux) sur des œuvres d’art. A refaire l’an prochain, en espérant qu’il y ait le même ciel bleu.

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J’ai vu un geai au Parc Bordelais

Il suffit parfois de peu de choses pour être de bon poil : apercevoir la plume bleue d’un geai, sur son manteau beige. J’observai ainsi la neige en train de fondre sous un soleil normal en cette saison lorsque je vis le geai, plus craintif qu’un rouge-gorge ou qu’un écureuil, d’où première photo un peu floue, d’un peu loin, j’ai chopé le geai entre les feuilles automnales comme j’ai pu :

L’animal vole de-ci de-là, me montre sa plume fessière (ça se dit, ça ?), c’est limite s’il ne me prend pas pour un pigeon, alors que c’est lui qui en a le regard, du pigeon. C’est bon, l’ami, tu suis ?
Je me souviens de mon premier geai, chopé dans un parc berlinois il y a quasiment deux ans. Un geai qui avait la bougeotte, photo loupée, on n’allait pas reprendre l’avion pour la refaire. Le Parc Bordelais, c’est quand même moins loin. Le geai me fait le coup du « t’as bien pris mon meilleur profil ? », mais j’ai pas le temps de réagir, la deuxième photo aussi est floue. Quant aux nouvelles du ciel, comme on dit sur France-Inter le matin sous la couette, ça donne ça : bleu tout l’après-midi, à nouveau gris neige et froid depuis l’heure du goûter. Demain, ça va gliiiiiissssssser.

Il neige !!!

Ici, sous nos climats océaniques où nous sommes habitués à ce qu’il fasse beau plusieurs fois par jour, la neige est une chose rare, un événement, et surtout la cause d’un énorme bazar. A Bordeaux, la neige paralyse tout très vite, surtout quand elle tombe sur un sol très froid début décembre. On n’a pas eu le temps de se préparer, si tant est que l’on s’y prépare à un quelconque moment d’ailleurs. Je savoure mon emploi du temps, n’ayant pas cours le jeudi, et qui permet de rester pelotonnée près de la cheminée, guettant quand même une meilleure luminosité pour aller photographier mon environnement immédiat, d’autant plus que la neige ne tombe plus aussi dru qu’au petit matin, loin de là. Si j’en crois Météo-France, ça ne devrait pas durer plus d’un jour ou deux, juste le temps de permettre aux marmots de se lancer quelques boules de neige.

—> Illustration : le cerisier du jardin de mon voisin, un tout petit peu après 8 h ce matin.

Collection # 75

Un village en Provence
Pernes-les-Fontaines (Vaucluse), octobre 2010