L’autre mur de la honte

Des blockhaus par dizaines qui dégringolent des dunes, de l’île d’Oléron jusqu’au sud des Landes (photo ci-contre, prise au Cap Ferret en Gironde). Plus au nord, en Bretagne, en Normandie, les cubes de béton armé sont toujours là et bien là, le sol ne se prête pas à une descente irrémédiable vers la mer.
Ces blockhaus, tout le monde les connaît. Ils formaient « le mur de l’Atlantique », une ligne de défense voulue par l’Allemagne nazie pour empêcher tout débarquement sur les côtes françaises. La construction en a débuté pendant l’été 1942, placée sous la direction de l’organisation Todt (du nom du ministre d’Hitler chargé de l’armement et des munitions, mais qui n’a pu voir son œuvre : il est mort dans un crash aérien quelques mois plus tôt).
Ce soir, France 2 diffuse un documentaire de Jérôme Prieur sur ce sujet. Sud-Ouest en a dit deux mots ce matin. Jérôme Prieur appuie notamment là où ça fait mal, surtout à ceux qui pensaient encore que la France avait les mains propres dans cette guerre. Il démontre ainsi que ces bâtisses de béton armé ont été construites par des entreprises françaises (les seules entreprises allemandes n’auraient pas suffit), qui ont embauché des ouvriers français, souvent volontaires (sans doute plus pour avoir un boulot pas trop mal payé que par conviction idéologique en faveur de l’occupant, mais peu importe).

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