Don félin de double vue

Juste une page web, signalée par Les Inrocks, avec des images de chats dedans. Des têtes de chats, bien simples, et pourtant, si on insiste, ça fait tout bizarre … Jugez plutôt.

Diaporam’art # 32

BRUEGEL L’ANCIEN (1525-1569)

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What’s new ? [vendredi 26 novembre 2010, 10 h 30]

  • L’usine d’alumine de Gardanne (13) rejette une poussière rouge, mais c’est moins grave qu’en Hongrie, dit-on. Ah bon ? Toujours est-il que ces résidus sont accessoirement rejetés en mer depuis les années 1960, dans une zone Natura 2000 (non, non, vous n’avez pas mal lu) : des boues rouges au large des Calanques (TerraEco), mais personne ne bouge, il y a 700 emplois (directs et indirects) liés à cette activité.
  • Analyse du Financial Times de l’agression d’une île sud-coréenne par la Corée du Nord : Pyongyang serait-il aux abois ? (Courrier International).
  • Pour le plaisir des yeux : la terre vue par les astronautes (20minutes).

Collection # 74

En mémoire des firemen du 11 septembre

New-York City, juillet 2010. Après avoir vu le chantier du futur World Trade Center, je passe devant ce mémorial aux pompiers morts en service le 11 septembre 2001, et dont la caserne se situait à deux pas des tours jumelles. Des images très réalistes, et surtout tous les noms alignés de tous ces hommes morts en héros.



Quand on vous dit que l’argent, ça pue !

Tu es peut être l’écolo parfait, bien mieux que moi en tout cas qui refuse de me séparer du sèche-linge parce-que ça rend les serviettes-éponge bien douces, l’écolo parfait donc, avec le vélo pour aller au boulot, les produits bio achetés où il faut (pas en hyper, donc), et tutti quanti. N’empêche que, à l’insu de ton plein gré, tu pollues peut-être. Il suffit pour cela que tu places tes pépettes à la banque, pépéttes qui font d’autres petites pépettes pour assurer l’avenir … ou installer des panneaux photovoltaïques sur ton toit.
Une récente étude, reprise par plusieurs sites de presse, dont TerraEco, établit ainsi un classement des banques qui effectuent les placements les moins bons pour la planète, ces derniers étant mesurés en émission de gaz à effet de serre. En clair, quand tu confies ta tirelire à la banque, elle investit le contenu de celle-ci dans des entreprises dont l’activité peut-être polluante, le secteur pétrolier étant le chouchou. La banque qui décroche ainsi la médaille d’or est le Crédit Agricole, j’avoue être peu surprise, cet organisme finançant depuis longtemps l’agriculture intensive dont on mesure aujourd’hui l’impact négatif sur l’environnement et sur les hommes (intoxication aux algues vertes en Bretagne ou surendettement des paysans priés de toujours emprunter davantage pour « aller de l’avant »).

What’s new ? [lundi 22 novembre 2010, 13 h 50]

  • Analyse pointue de la nomination de Juppé aux armées, dans un blog hébergé par le Diplo (Défense en ligne).
  • L’attitude de la France face à la pêche au thon rouge est peu claire : un coup on l’interdit, un coup on l’autorise sans limite, puis on envisage des quotas, d’où ce nécessaire décryptage du yo-yo français (Marchés tropicaux et méditerranéens).
  • C’est une langue régionale un peu discrète, un peu mise à l’écart par sa voisine la bretonne, et pourtant on peut parler de tout en gallo (Le Télégramme).

Diaporam’art # 31

Adam et Eve

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Incitation à l’incivisime

Un encart publicitaire sur le site web de Libé. J’ignore si c’est le journal lui-même qui choisit ce genre de pub (auquel cas c’est grave pour un quotidien qui se dit de gauche) ou si c’est un robot qui fait le boulot. Dans tous les cas, la chose est choquante, et montre à quel point les publicitaires aiment à titiller la fibre égoïste de nos contemporains, en surfant sur le populisme ambiant.
Petite lecture option coup de gueule, de haut en bas : on nous vante tout d’abord un produit financier classique. Il s’agit du bon vieux placement immobilier, via la loi Scellier. L’argument est inquiétant : il s’agit de ne pas payer d’impôt. Non pas parce-qu’on n’a pas le sous (ce qui est normal), mais parce-qu’on en a trop. En clair, on incite les gens à ne pas participer à l’effort collectif (tout en continuant à rouler sur des routes bitumées, à envoyer leur gosse à l’école sans débourser un centime, etc.).
Juste en dessous : voilà ce que ces gens, qui ont volé l’argent qui revient à la collectivité, vont pouvoir faire avec les thunes récupérées. Acheter une très grosse voiture, de marque allemande tant qu’à faire (à quoi bon faire travailler son voisin de palier ?). En 3e position sur l’encart publicitaire, une offre sans grand intérêt ici, même s’il est encore question de sous (une réduc sur un service de livraison, banal).
Tout en bas enfin, c’est le pompon ! Il est question de s’enrichir avec la crise, via des placements toxiques, des spéculations odieuses. Le tout est situé juste à côté d’un article très intéressant sur les causes et les manifestations de la crise en Irlande.  Shocking, isn’it ?

L’autre mur de la honte

Des blockhaus par dizaines qui dégringolent des dunes, de l’île d’Oléron jusqu’au sud des Landes (photo ci-contre, prise au Cap Ferret en Gironde). Plus au nord, en Bretagne, en Normandie, les cubes de béton armé sont toujours là et bien là, le sol ne se prête pas à une descente irrémédiable vers la mer.
Ces blockhaus, tout le monde les connaît. Ils formaient « le mur de l’Atlantique », une ligne de défense voulue par l’Allemagne nazie pour empêcher tout débarquement sur les côtes françaises. La construction en a débuté pendant l’été 1942, placée sous la direction de l’organisation Todt (du nom du ministre d’Hitler chargé de l’armement et des munitions, mais qui n’a pu voir son œuvre : il est mort dans un crash aérien quelques mois plus tôt).
Ce soir, France 2 diffuse un documentaire de Jérôme Prieur sur ce sujet. Sud-Ouest en a dit deux mots ce matin. Jérôme Prieur appuie notamment là où ça fait mal, surtout à ceux qui pensaient encore que la France avait les mains propres dans cette guerre. Il démontre ainsi que ces bâtisses de béton armé ont été construites par des entreprises françaises (les seules entreprises allemandes n’auraient pas suffit), qui ont embauché des ouvriers français, souvent volontaires (sans doute plus pour avoir un boulot pas trop mal payé que par conviction idéologique en faveur de l’occupant, mais peu importe).

Il n’y a pas de petites économies

Réforme des retraites, suite. A partir du moment où l’on a bien compris que le but de la réforme n’était pas de faire réellement bosser les séniors (on aura des vieux chômeurs, par contre) mais de grignoter du blé sur les pensions, l’info qui suit prend une certaine importance.
Lorsque un quidam part à la retraite, il cesse d’être payé par son employeur mais reçoit une pension de la part de la sécurité sociale et d’une caisse de retraite complémentaire.
Dans l’Educ’Nat’, on pouvait, et on le peut encore jusqu’au 30 juin 2011, partir en retraite le 1er du mois au soir et être payé par l’employeur tout le mois. Certains trouveront ça injuste, ça l’est peut-être, mais ce n’est pas le problème. A partir du 1er juillet 2011, un prof qui part à la retraite le 1er du mois au soir ne sera pas payé du tout : il n’aura ni salaire ni pension de retraite pour le mois en question. En clair, je te retire d’un côté ce que je ne vais surtout pas te donner de l’autre. C’est mesquin, minable dans la forme, peu efficace sur le fond, et c’est surtout passé assez inaperçu, sauf pour ceux qui suivent de près les infos syndicales ou qui ont le temps et la patience de lire tous les textes réglementaires publiés.

Collection # 73

Des champignons entre les aiguilles de pins
Cap Ferret, 13 novembre 2010



What’s new ? [mardi 16 novembre 2010, 14 h 00]

  • Deux millions d’enfants concernés par la pauvreté en France, et donc plus souvent en difficulté scolaire que les autres enfants et moins bien soignés (Le Télégramme).
  • Au secours, la droite revient ! ironise Denis Delbecq, qui sait bien qu’elle n’est jamais partie. Sur le plan de l’écologie, on se doutait que les déclarations d’intention présidentielles et le Grenelle n’étaient que du pipeau, cette fois, avec la manière dont est traité le ministère en question, on en a la preuve (Effets de Terre).
  • La Chine renforce sa présence au Brésil, par le biais d’investissements massifs, dix fois supérieurs en trois mois à ce qu’ils furent en trois ans (Aujourd’hui le monde).

—> Illustration de la première info de cette note : photo archi-célèbre du film de CHAPLIN, The Kid.

Diaporam’art # 30

Dormir

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Retour au Ferret

Des mois sans être allée sur cette pointe de sable là, au Cap Ferret, parce-qu’il y a trop de monde l’été et que, en ce début d’automne, le temps avait manqué. Le temps dans tous les sens du terme, celui qui passe (on ne peut être à Saint-Malo à regarder des bateaux et sur le Bassin en même temps), et celui qu’il fait (question flotte, on a douillé cette semaine !). Et, bien sûr, la plage avait encore changé de forme :

Du monde ? oui. Premier jour de vrai beau temps depuis … depuis … oui, au moins. Mais l’espace est vaste, et les habituels promeneurs ne se montaient pas sur les pieds, à défaut de pouvoir encore grimper sur des blockhaus de moins en moins visibles (tous à la mer, ou presque) mais toujours tagués :

L’érosion continue son œuvre, rapide et dévorante. La dune se désagrège, la plage recule, et, le chemin qui arrivait en pente douce, se termine aujourd’hui en marche abrupte obligeant clairement à faire un détour :

What’s new ? [jeudi 11 novembre 2010, 21 h 20]

Un banc en cadeau

Je ne suis qu’une pauvre provinciale, limite poule devant un couteau, qui fit son étonnée à Central Park en voyant que des plaques ornaient certains bancs :

Ces plaques, toutes du même modèle, portent le nom de personnes, de familles, des dates, etc. Bref,  ce sont des plaques de ce genre-là :

Je fis mon étonnée, genre « ils sont marrants quand même en Amérique », trouvant la chose, je l’avoue, un peu enfantine, surtout la plaque au petit cœur :

La niaise, c’était moi. Il ne s’agit pas de mettre son nom sur un banc pour faire joli ou faire sa pub (Fesse-Bouc s’en charge), mais de parrainer un banc. Ça coute des sous, ça on s’en doutait, mais surtout ces sous vont ensuite à des bonnes œuvres, selon l’expression désuète en vigueur avant l’invention des SDF et des chômeurs en fin de droit. La chose existe aussi en France, plus précisément au Jardin des Plantes de Paris, où il est possible de parrainer un banc simple pour 1800 euros (ah oui … quand même … et pour le banc double ? ben c’est le double !). Il reste environ un tiers des bancs disponibles, et TerraEco suggère d’y songer comme cadeau pour Noël. Les sous récoltés lors de la nouvelle campagne de parrainage serviront à créer un parcours découverte du jardin pour les malvoyants.

Collection # 72

Volets clos




9 jours 3 heures 14 minutes 47 secondes

Certes, le record de 7 jours et des breloques, datant de la précédente route du Rhum, n’est pas battu. Mais Franck CAMMAS a fait un parcours impressionnant, en tête tout le temps sauf dans les premières heures qui ont suivi le départ de Saint-Malo. Accueilli au son de « Vas-y Francky c’est bon bon bon » par des Gadeloupéens enthousiastes, CAMMAS a mis pied à terre.

Ce que je retiens aussi de cette course, c’est le bateau, impressionnant par sa taille (trop large pour passer les écluses du port de Saint-Malo) et ingénieux façon concours Lépine, avec ce vélo d’appartement fixé sur la coque pour permettre au marin de manier les voiles. Un mat très très haut bien sûr, très large, même sans voile, ça avance. D’où des pointes de vitesse supérieures à 25 nœuds à de multiples reprises. Jolie course, vraiment.

—> A cliquer : le compte-rendu de l’arrivée de Franck CAMMAS sur le site officiel de la Route du Rhum.

—> Illustrations : le bateau de Franck CAMMAS avant le départ, dans le port de Saint-Malo puis devant Dinard, le 30 octobre 2010.

Gag du soir …

Avant de vous proposer un clic marrant, faut que je remercie le papa de Philéas (les vieux blogueurs du Monde, canal historique, comprendront) qui a posté la chose sur Fesse-Bouc. C’est lui qui a tout trouvé tout seul, merci encore. Petite expérience qui ne vous prendra pas 30 secondes :
Allez sur GoogleMaps. Cliquez sur « Itinéraire ». Mettez Japon en A et Chine en B. Lancez le bousin et rendez-vous à l’étape 43 du parcours. Bonne poilade et bonne soirée à tous !

Diaporam’art # 29

Solitude

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Sud-Ouest n’en fait qu’à sa (mauvaise) tête

La PQR est de droite. PQR, ça veut dire « presse quotidienne régionale », je dis ça pour les loulous qui y verraient une allusion scato, y’a pas de papier-Q là-dedans. La PQR de droite. Pas toute. Mais souvent. Sud-Ouest aussi, or c’est un journal que j’apprécie, ses articles tiennent souvent la route, et les journalistes savent  y parler d’autre chose que de foot, même quand c’est Bordeaux qui gagne (promis, parfois ça arrive). Mais là, Sud-Ouest m’énerve.
J’explique : il y a actuellement campagne électorale dans une petite commune proche de Bordeaux. Elections municipales anticipées, dans lesquelles s’affrontent dimanche prochain une liste de gauche et trois listes de droite, dont une menée par le maire sortant. Ce dernier a droit à tous les égards journalistiques alors que, sauf exceptions (un papier bien ficelé sur la liste de gauche ce matin), les trois autres listes sont traitées par-dessus la jambe. Pépère est caressé dans le sens du poil, là où, aujourd’hui encore, le candidat du Modem se fait flinguer en douze lignes (je ne voterai pas pour lui, mais il ne mérite en aucun cas un tel traitement). Toute cette baston locale incite le lecteur de passage à mettre son grain de sel : les commentaires sont faits pour ça. Et pour la liste de gauche, soit le bouton cliquable n’existe pas, soit, comme ce soir, on a droit à ça :

What’s new ? [vendredi 5 novembre 2010, 8 h 45]

—> Illustration : une vieille femme peinte par BRUEGEL au XVIe siècle.

Le gros bateau qui fabrique les petits bâtons

Samedi dernier, Saint-Malo, bateaux du Rhum et bain de foule sous un ciel bleu à rendre jaloux la Méditerranée. Au bout d’un quai, un énorme chalutier :

Il s’agit du Joseph Roty II, armé par la Compagnie des Pêches de Saint-Malo. Un bateau-usine de 90 mètres de long, sur lequel travaillent 59 marins. Les campagnes de pêche durent cinq semaines, ont lieu d’octobre à juin, et se déroulent à l’ouest du Royaume-Uni et du côté des îles Féroës.  Le matériel ultra-sophistiqué embarqué à bord permet à ce monstre de ne pêcher qu’une seule espèce de poisson dont on ne fabrique qu’un seul produit : le merlan bleu dont on fait le surimi. C’est le seul bateau européen qui réalise la mise en filets de ce poisson puis sa réduction en pâte à surimi directement à bord, après l’avoir sorti de l’eau via d’immenses chaluts, hissés à bord par cette énorme béance à l’arrière du navire :

Plus de 10 000 tonnes de merlan bleu sont pêchées chaque année par ce bateau, à des profondeurs oscillant entre 300 et 600 mètres. Tous les poissons sont un peu plus grand que la taille minimum autorisée, la Compagnie des Pêches de Saint-Malo proposant au final un produit dont 73% des ingrédients sont bio (j’ignorais que cela existait pour le surimi, on en apprend tous les jours : il est peut-être meilleur que l’ordinaire, mais il est aussi 50% plus cher). Ce poisson est bien sûr soumis à des quotas de pêche. Pour l’année 2008, la France était ainsi autorisée à en pêcher un peu plus de 19 000 tonnes (on voit tout de suite que le Joseph Roty II se place ici en tête de la flotte !), soit deux fois moins que le Royaume-Uni ou le Danemark. Il faut néanmoins être vigilant sur le stock : la surpêche n’est pas exclue.
Le surimi est donc, contrairement à ce que l’on entend parfois, un vrai poisson transformé (le merlan bleu, dont les filets sont trop petits pour être commercialisés tels quels), selon une très vieille recette nippone : pas de déchets ou de poissons bas de gamme là-dedans. Cela ne change rien au goût, que je trouve fade et sans intérêt, mais ce n’est pas le sujet.

—> A cliquer :

Collection # 71

Les villas de Dinard (Ille-et-Vilaine)
30 octobre 2010



What’s new ? [lundi 1er novembre 2010, 16 h 30]

  • Alors que la flotte s’est élancée de St-Malo vers les Antilles depuis à peine plus d’une journée, un peloton de tête semble se dessiner. Pour l’heure, c’est Thomas COVILLE sur son trimaran sponsorisé par Sodebo (photo ci-contre) qui est en tête, mais talonné de très près par Oman Air Majan skippé par Sidney GAVIGNET, qui a choisi un route nettement plus septentrionale, tandis que le marin qui avait du faire demi-tour pour problèmes techniques a pu reprendre la course : Thomas Coville toujours en tête, Singelin est reparti (Ouest-France, qui remercie les skippers d’avoir offert hier un si joli départ : image de la une ci-dessous).