Limousine

En France, dans nos contrées du sud-ouest à peine touchées par la civilisation bling-bling, la limousine, c’est ça :

Une brave bête élevée patiemment pour faire du bon steak. Sa couleur orange sur la photo, prise en Corrèze en décembre 2009, est uniquement liée à la lumière de la fin d’après-midi couplée à un réglage cocasse sur l’appareil-photo, mais je vous promets que cet animal n’est pas un extra-terrestre.

Quand on entre dans la civilisation bling-bling, la limousine, c’est ça (photo shootée quelque part dans Manhattan) :

C’est un abus de langage qui veut que l’on désigne par ce terme une très longue voiture de luxe, dont le seul but pour ceux qui roulent à bord est de se la péter un max en picolant tout autant (ou pas). Pour fabriquer ce genre d’engin, c’est simple : tu prends une voiture normale (pas une smart ou une twingo, faut quand même un peu de matos pour fabriquer un tel joujou), tu la coupes en deux (vas-y petit, sors la tronçonneuse !) et tu rajoutes un morceau fabriqué exprès au milieu. D’où le résultat peu esthétique, aux proportions fâcheuses, mais au moins c’est rigolo. Hors de cette méthode, deux constructeurs seulement, selon wikipédia, fabriquent ce genre d’engin : Lincoln et Cadillac.
Mais voici qu’arrive une nouvelle mode, très laide mais il parait que c’est la classe : la même chose mais version Hummer. Ça donne ça, photographié à Brooklyn :

Si vraiment une balade dans un camion à rallonge vous botte, sachez qu’il vous en coûtera environ 230 € de l’heure à Paris …
Et le Limousin de la limousine dans tout ça ? Il y a une explication dans wikipédia, j’ignore si elle est exacte. Il parait qu’autrefois, il y a longtemps, quand les druides hantaient encore nos forêts et que les elfes gambadaient joyeusement entre leurs jambes, les habitants de cette région portant le nom de Limousin, se couvraient d’une limousine lorsque la bise commençait à souffler. Il s’agissait d’une sorte  de cape  permettant de se protéger de la pluie. De là serait venu le nom des habitants de la région, et, par extension, le nom de la région elle-même et du bovidé qui illustre la première partie de cette note. Le mot serait ensuite passé dans le langage automobile, désignant par là les voitures dont les places arrières étaient protégées par une capote (le chauffeur se mouillant à l’avant). Mais tout cela, bien sûr, reste au conditionnel …

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