Buildings [5/5]

Hearst Tower (2006)

Les années 2000 marquent un double tournant dans la quête du « toujours plus haut », du moins aux Etats-Unis : la construction des gratte-ciel est fortement discutée après les attentats du 11 septembre 2001, ces immeubles étant considérés comme de véritables appâts à avions détournés ; une prise de conscience écologique voit aussi le jour, mettant en évidence les aberrations des anciennes bâtisses sur le plan énergétique.

La tour du groupe de médias Hearst (qui possède, en outre, Cosmopolitan) s’inscrit dans ce contexte précis. C’est le premier grand building construit après les événements du 11 septembre 2001. La course à la hauteur marque le pas : il est bien moins haut que bon nombre d’autres gratte-ciel newyorkais, mesurant à peine 182 mètres (soient près de 30 de moins que notre tour Montparnasse, pour prendre un élément de comparaison facile), ce qui n’enlève rien à son esthétique.

C’est aussi un bâtiment « vert » et labellisé comme tel. La clim’ est beaucoup moins gourmande en énergie que dans un immeuble classique et, utilisant l’air de l’extérieur, elle est moins nocive pour la santé. Les vitres ont été calculées et traitées pour garder la lumière et la chaleur en hiver, et pour renvoyer le tout en été. Une partie de l’eau utilisée provient de réservoirs placés sur le toit, tandis que des capteurs allument et éteignent la lumière des différentes parties du bâtiment en fonction de l’occupation des pièces.

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Buildings [4/5]

Citigroup Center (1977) et CitySpire Center (1987)

Une note relativement brève pour deux buildings d’un coup, n’ayant vu ceux-ci que de loin, en particulier des terrasses du Rockefeller Center.

Facile à reconnaître avec son toit en pente à 45°, le principal immeuble du Citigroup Center dresse ses 279 mètres entre la 53e et la 54e rue :

Sa construction n’a pas été sans heurts, quelques défis techniques à relever apparaissant pendant les travaux, qui ont duré trois ans (lire les détails sur Wikipédia). Son principal architecte, Hugh STUBBINS Jr n’étant pourtant pas un débutant, ni un nain en la matière (parmi ses dernières œuvres se trouve ainsi un casino de Las Vegas qui reprend des pans de l’architecture vénitienne : cliquez ici).

Achevé dix ans plus tard, le CitySpire est moins haut (248 m). Il est à usage mixte : bureaux dans les étages inférieurs, appartements luxueux au-dessus (et même très luxueux dans les derniers étages : un appartement avec une chambre peut ainsi coûter jusqu’à $850 000 ;  pour plus d’infos, cliquez ici). Il se situe sur la 56e rue, donc pas très loin du Citigroup et à proximité de Central Park :

Surplombé d’un dôme, il me semble assez tape-à-l’œil, cependant sans lourdeur, mais la vue depuis les étages les plus hauts doit être inestimable …

Collection # 59

Big Apple on Cow

Dans le cadre de la Cow Parade de Bordeaux (jusqu’au 14 septembre), la vache « La Baroudeuse » présente des morceaux de cartes de divers endroits du monde, dont New York :



Buildings [3/5]

Empire State Building (1931)

Art déco là encore, tout comme pour le Chrysler Building achevé quelques mois plus tôt, et auquel l’Empire State Building ravit durablement le titre de gratte-ciel le plus haut du monde, et, encore aujourd’hui (du moins depuis le 11 septembre 2001), celui de gratte-ciel le plus haut de New-York (102 étages). De fait, on le voit de presque partout, y compris parfois dans une ambiance fort peu « carte postale » :

Le principal concepteur de ce gratte-ciel, l’architecte William LAMB, a du obéir à des contraintes fortes, crise économique oblige : il fallu faire vite (18 mois entre les premiers plans et la livraison), avec un budget étriqué pour ce genre de construction. Plus de 3000 ouvriers travaillèrent en même temps sur le chantier, pour livrer, au final, un immeuble qui ne trouva pas de locataires, le krach d’octobre 1929 ayant produit la plus gigantesque crise économique du XXe siècle : la moitié des bureaux restèrent vides.
C’est d’ailleurs bien le vide qui caractérise encore aujourd’hui cet immeuble : trop gourmand en énergie, des étages entiers sont vides (ce qui lui vaut le surnom d’Empty State Building, « empty » signifiant « vide » in english). Moyennant la coquette somme de 13 millions d’euros, l’Empire s’offre actuellement un lifting écolo qui devrait lui permettre de coûter moins cher en chauffage et en clim’. L’économie réalisée devrait avoisiner les 40% par an et encourager les entreprises à y installer leurs bureaux.

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Buildings [2/5]

Chrysler Building (1930)

Mon chouchou, et pas seulement parce-qu’il brille dans la nuit. Tout est dans le raffinement du toit métallique, parait-il en forme de calandre de voiture, et très clairement estampillé « art déco ». L’armature est bien sûr métallique, mais toute une partie du bâtiment est construite en briques. Les gargouilles et autres décorations rappellent les voitures de la marque Chrysler, le tout parfaitement chromé pour flasher dans le soleil.
Après seulement deux ans de construction, le Chrysler Building fut pendant un temps très court (moins d’un an !) le plus haut gratte-ciel de la ville : 77 étages, surmontés d’une flèche en acier inoxydable de 30 tonnes,  mise en place la vieille du krach boursier de Wall Street d’octobre 1929.
La famille Chrysler, qui fit construire la tour, vendit l’immeuble après la Deuxième Guerre mondiale. Depuis 2008, il est pour 75% la propriété d’un groupe d’investissement des Emirats Arabes Unis.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

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Buildings [1/5]

Flatiron Building (1902)

Archi-connu, avec la forme en fer à repasser qui lui a valu son surnom (officiellement, cet immeuble porte le nom de son proprio initial : George A. Fuller), c’est le premier building célèbre au pied duquel nous sommes passés lors de ces vacances à New York. Tu lèves le nez, et tu le reconnais comme un vieux pote croisé la veille au bistrot du quartier.
L’architecte de ce triangle de pierre est un des membres de l’Ecole de Chicago, mouvement architectural de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, qui a surtout produit des bureaux, des magasins, des gares, etc. Il s’agit en l’occurrence de Daniel BURNHAM, qui, avant de dessiner le Flatiron, a conçu en partie les plans d’un des plus vieux gratte-ciel du pays (le Masonic Temple de Chicago).
En dehors de sa forme (qui m’a rappelé l’architecture haussmanienne) et de sa hauteur (au moment de sa construction, il était le plus haut de New York), cet immeuble, quand on se contente de le regarder de loin, n’a rien a priori de révolutionnaire : construction de pierre, rappel des ordres architecturaux grecs classiques, mais cela cache une armature métallique, ce qui était novateur pour l’époque.

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What’s new ? [lundi 9 août 2010, 14 h 10]

Napolé(r)on

Sur la commune de Dolus, sur l’île d’Oléron, se trouve un minuscule pont de pierre qui enjambe de ses pavés disjoints le chenal de La Brande. Ce pont date de 1776 et a été surnommé « Pont Napoléon ». Qu’il s’agisse de Napo The First ou de son neveu portant le numéro 3, la date d’édification du pont montre bien qu’aucun des deux Bonaparte n’a de rapport avec ledit pont. D’où vient alors ce nom ? peut-être de la forme « en chapeau » du pont ? d’une facétie locale ? allez savoir …

Diaporam’art # 16

La ville

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… et immeubles en fonte

Quartier de Soho, pendant les rares heures de pluie qui ponctuèrent notre voyage. D’où photos ternes, pas facile de garder le nez en l’air. Peu importe.
Dans ce quartier aujourd’hui très branché, où nous bûmes bière du coin et café frappé dans un troquet d’habitués avec toiles cirées à carreaux sur les tables, se trouvent des immeubles de hauteur modeste (du moins à l’échelle de Manhattan), datant du milieu du XIXe siècle, et qui ont échappé à la destruction justement parce-qu’ils présentaient un intérêt patrimonial. Ce sont les cast iron buildings, c’est-à-dire des immeubles à armature de fonte.
Cette technique de construction, employée pendant un temps relativement bref (la maîtrise des constructions en acier et l’invention de l’ascenseur, en permettant la construction des gratte-ciel, sonnèrent le glas de ces drôles de bâtisses, un peu lourdaudes il faut l’avouer), est venue d’Angleterre où, paradoxalement, elle a été moins employée qu’aux Etats-Unis. La fonte apparaissait alors comme le meilleur matériau qui soit, étant peu inflammable (surtout par rapport aux constructions de bois), étant très solide (d’où étages supplémentaires) et, surtout, facile à construire : les éléments préfabriqués en usine étaient montés sur place, d’où gain de temps et potentiellement d’argent, ce qui n’était pas négligeable dans un quartier industriel. De même, les murs peu épais et les larges fenêtres, permis par cette fameuse structure de fonte, permettaient de gagner place et lumière, bien utiles pour travailler (non pas parce-que c’est agréable pour les employés, mais parce-que cela permet d’entreposer davantage de matériel — textiles surtout — et de travailler plus longtemps à la lumière du jour, d’où économie d’énergie).

—> Source : Guide du Routard « New York » 2010

Maisons en bois …

Avant même d’avoir été saisie par les immeubles imposants de Manhattan, c’est une autre forme d’habitat qui m’a prouvé que j’avais bien atterri sur le sol étatsunien. Le train qui relie l’aéroport JFK à une gare permettant de prendre train ou métro pour entrer en ville proprement dit, longe toute une zone pavillonnaire, plus proche de certaines séries TV que des films de Woody Allen. Maisons assez semblables les unes aux autres avec la grosse bagnole garée dans l’allée, mais pas de ces grosses bicoques façon Desperate Housewives, quelque chose de plus ordinaire, et surtout en bois. Typiquement nord américain. En revanche, rien de tel dans Manhattan, mais nous n’avons pas non plus arpenté toutes les rues. Il a fallu se balader dans le Bronx pour revoir des maisons en bois. Ci-dessous, le quartier proche de JFK à gauche et une rue du Bronx à droite :

C’est finalement dans le quartier des Heights, à Brooklyn, que ces maisons m’ont paru les plus séduisantes. L’une d’elle, un peu branlante, est la plus vieille de Brooklyn et date du début du XIXe siècle (repère A sur la carte à la fin de cette note) :

New York vue de ses gratte-ciel

Il y a plusieurs moyens de voir New York d’en haut : les avions atterrissent et décollent en survolant parfois la ville, des hélicos baladent les touristes (moyennant dollars qui dépassaient le budget, sauf à accepter de se restaurer uniquement au rayon malbouffe pendant huit jours), et, plus simplement, deux des plus emblématiques gratte-ciel de la ville permettent d’accéder à des sommets très appréciables.
Il y a bien sûr l’Empire State Building, le plus haut des deux, le plus connu, le plus couru. Il permet de bien voir toute la moitié sud de l’île de Manhattan ainsi que la baie de New-York. Un peu moins fréquenté et moins haut : le Rockfeller Center (repère bleu sur la carte en bas de cette note). Plus au nord, il permet d’avoir une vue très nette de Central Park et des quartiers proches. Petite balade (muette parce-que le souffle du vent dans le micro donne un résultat peu acceptable) :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Et surtout, le Rockfeller Center permet de voir très nettement l’Empire State :

What’s new ? [mercredi 4 août 2010, 9 h 20]

—> Illustration : Emile BERNARD, Les Bretonnes aux ombrelles, fin XIXe siècle.

Collection # 58

Sur les toits de Manhattan
Photos prises depuis le 86e étage de l’Empire State Building
20 juillet 2010



Se pencher sur New York

Dès le premier matin, avant même que les touristes ne soient sortis de leurs dodos douillets, nous marchions vers l’Empire State Building. C’est là et c’est très brillant dedans, d’ailleurs je me demande avec quoi ils font les sols, là-bas, de vrais miroirs … Peu importe … C’est là, disais-je :

Concentrons-nous sur l’objectif de la balade, vite atteint, parce-qu’il n’y a jamais la queue avant neuf heures du mat’ : le 86e étage du building. Et de là, après avoir regardé le plus loin possible, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, tu brandis ta boite à images au bout de ton bras, dans le vide, tu cliques, et ça donne ça :

What’s new ? [mardi 3 août 2010, 13 h 35]

—> Illustration : une rue d’Albi au printemps 2008.

Marcher le nez en l’air

Premier contact avec Manhattan : nous sortons de la gare Penn Station, jaillissant du train, enquillant les marches de l’escalier qui nous mène vers le grand jour, sac à dos … sur le dos, et trainant la valise. Pas trop le temps de sortir la boite à images, il faut avant tout savoir quelle direction prendre pour poser le barda à l’hôtel.

Nous sortons donc de la gare, en plein soleil, et c’est la verticalité qui me saisit d’abord, ainsi qu’un immense drapeau US sur un hôtel. L’impression d’entrer dans un film. Dès les premiers pas sur le trottoir, j’ai le nez en l’air. Et c’est ainsi ou presque pendant une semaine. Je remercie au passage la municipalité de New York, qui a réellement contraint les propriétaires de chiens à ramasser les déjections des toutous : les trottoirs sont sans danger, et c’est tant mieux.

Le nez en l’air pour des immeubles ordinaires, mais aussi pour les stars, tels le Flat Iron (en haut à droite de cette note) ou l’Empire State (ci-contre à gauche). Le nez en l’air pour choper des bouts d’arbres (il y a quelques terrasses sur les toits), compter les étages, voir le ciel se découper entre les bâtiments, voir tout simplement, jusqu’au vertige :

—> A cliquer : Gainsbourg chantant New York USA (1964)

Diaporam’art # 15

Van Gogh au Metropolitan
Metropolitan Museum of Art, New York

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.