John Seward JOHNSON, Double Check, 1982

Si la sculpture de John Seward JOHNSON était réalisée aujourd’hui, je pense que le héros de bronze ne farfouillerait pas dans son attaché-case, mais tapoterait à la manière d’un forcené sur un ordinateur portable qui rendra l’âme dans l’année, assommé par les tapotis-tapotas rageurs à l’heure de la publication des cours de la bourse. Wall Street n’est pas loin, le World Trade Center est à côté. Et le tapoti-tapota rageur, ça existe, nous l’avons vu à l’heure de la pause déjeuner où, dans plusieurs rues, les travailleurs se réfugient dans leurs voitures (avec ou sans la clim, donc avec ou sans moteur, tu en tires les conclusions environnementales de ton choix), sirotant à la paille d’ignobles trucs sucrés dans des grands gobelets cartonnés, engloutissant des sandwiches gras ou des fruits bien frais (si si, des fruits aussi), et, souvent, surfant on the web.
Je reviens à mon bonhomme en bronze. Quartier des affaires, grouillant de gens pressés ou qui en ont l’air, et au milieu : lui. S’il n’était monochrome dans son costard métallique, ce serait un extraordinaire trompe-l’œil, grande spécialité de son créateur : voir à ce sujet une de ses toutes dernières œuvres, assise sur un banc californien.

—> A cliquer :

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