La vache qui se la pète

Cow Parade de Bordeaux (7 juin – 14 septembre 2010)

On peut adorer le veau d’or et … jeter un œil sur  sa mère : La Diva (c’est son nom), œuvre du Bordelais Fabrice Normand (un homme de goût s’il en est), est réellement en or, du moins son cuir. Dorée à la feuille, la fifille, d’où le cordon de protection, bien utile quand on voit ce dont les cons sont capables pour casser les vaches (il y en a beaucoup qui ne paissent plus en ville pour cause de réparations). La belle est donc là, allongée dans une sensualité toute bovine (quoique …), juste devant son sponsor, The Regent (le Grand Hôtel de Bordeaux, palace de la place de la Comédie) :

De l’or, oui, mais aussi des zigouigouis qui brillent, du précieux, du cher, jusqu’au creux des oreilles. Au final, rien de clinquant, c’est classe, c’est tout :

Collection # 54

La « Belle Poule » dans le port de Bordeaux (17 juin 2010)



What’s new ? [lundi 28 juin 2010, 10 h 50]

—> Illustration : SAÏD, Tangage, 19e siècle.

La vache qui aime les voyages

Cow Parade de Bordeaux (7 juin – 14 septembre 2010)

Sur le plan, cette meumeuh-là devait pâturer dans le centre commercial qui l’a financée. Mais l’herbe devait manquer de fraîcheur, les grands horizons semblaient trop loin à cette vache dont le seul plaisir dans la vie est le voyage. L’œuvre, intitulée La Baroudeuse and Cow, est donc visible sur les quais, ce qui lui sied davantage :

De loin, on voit des tâches roses. On craint même un plan gnangnan, genre grand mix entre fleurs des champs et layettes. En s’approchant, on distingue des formes vaguement géométriques, on sent bien que le « gnangnan petites fleurs des champs » n’est pas à l’ordre du jour :

C’est en s’approchant vraiment que l’on comprend : sur son dos, sur ses flancs, sur ses cornes, partout, l’animal porte des bouts de monde. L’aventure commence bien sûr à Bordeaux :

Et le voyage zappe de lieu en lieu, de l’Atlantique à la Méditerranée, du détroit de Malacca à New-York, de la Corse à Libourne, sous-préfecture de la Gironde, et c’est le jeu des cartes qui se succèdent de façon aléatoire qui fait de cette vache-là un joyeux moment de lecture :

Diaporam’art # 12

La guerre

Ce diaporama nécessite JavaScript.

What’s new ? [samedi 26 juin 2010, 13 h 55]

—> Illustration : d’après C.A. PABST, Noce alsacienne, 19e siècle.

L’avion fait son show

Dans le cadre des festivités liées au centenaire de l’aviation à Mérignac, le plus gros zoiseau d’Airbus est venu présenter ses hommages aux Bordelais aussi nombreux qu’enthousiastes samedi dernier. Que le ciel oscille entre toutes les nuances de gris, qu’il pleuve, qu’il vente, cela n’a gêné personne (ou si peu …). La bête est imposante, et elle le sait : un joli show au moment de repartir à la maison, ce bel A380 de démo faisant des ronds dans le ciel pour montrer à quel point il sait bien voler.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Collection # 53

Trombinoscope bovin
Bordeaux – Cow Parade – Eté 2010



Une ville à vaches

Il y a des mémères à chienchiens. Des hommes qui aiment les chats, des gosses qui aiment les piafs. Bordeaux est une ville à vaches, qui en élève pour de vrai du côté du Parc Floral ; en voici un spécimen photographié au printemps :

Bordeaux aime tellement les vaches que, comme plusieurs autres villes avant et en même temps, elle nous offre sa Cow Parade : près d’une cinquantaine de sister cows en ville, quelques unes à l’extérieur, toutes relookées par des artistes locaux financés par des mécènes, les bestiaux devant être vendus aux enchères fin septembre au profit d’une œuvre caritative.
Depuis mi-juin, c’est safari-meuh dans le patelin. On cherche la vache au détour des rues et des places, c’est plus rigolo que de se fier au plan indiquant les lieux de pâturage. Voici donc une de mes chouchoutes, photographiée avant qu’un connard ne lui bousille sa guitare :

—> A cliquer : le site web de la cow parade de Bordeaux.

Lentilles en salade

Tu prends une bonne grosse poignée de lentilles vertes du Puy, disons deux grosses poignées, allez : trois, et la messe est dite. Tu jettes les petites graines dans une bonne quantité de flotte salée et poivrée, versée avec vigueur dans ta brave cocotte-minute, et tu ajoutes un oignon piqué de clous de girofle. Si tu es aussi étourdi que moi, tu négliges le bouquet garni, alors que tu as thym et laurier à profusion dans ton jardin.
Tu lances la cuisson sur le programme ad hoc (sur ma cocotte à moi, faut positionner le bitonio sur le logo « petits pois et carottes ») pour 15 minutes.
Une fois la cuisson finie, tu égouttes tes lentilles, et tu laisses refroidir.
C’est alors qu’intervient la préparation de la salade proprement dite, dont je n’ai aucune photo car mon keum et moi-même avons tout boulotté avant. Aux lentilles, j’ai ajouté deux artichauts marinés à l’huile (recette pour antipasti, en bocaux de verre dans une marque d’une enseigne connue de la grande distribution) et trois tiges de cœurs de palmiers coupés en petits bouts, ainsi que cinq tomates cocktail coupées en quatre (c’est comme la tomate-cerise, mais en moins petit) et de la feta grecque (on en trouve de la vraie très facilement dans les supermarchés, et en plus ça soutient l’économie grecque, si ça c’est pas de la solidarité !).
Arrive l’heure de la sauce : poivre mignonette (ou du moulin tout bête), fleur de sel, huile (2/3 de l’huile des artichauts car elle est parfumée avec des herbes, et 1/3 d’huile d’olive), vinaigre de vin parfumé à la mandarine. Pour les dosages, tu fais comme moi : au pif, et tu goûtes !

Diaporam’art # 11

Les musiciens

Ce diaporama nécessite JavaScript.

What’s new ? [jeudi 17 juin 2010, 21 h 45]

Collection # 52

La mare à canards au printemps
Miroir d’eau des quais (Bordeaux), mai-juin 2010




Il ne s’est rien passé à Boyardville

Cette phrase de Marguerite Duras : « il ne s’est rien passé à Hiroshima ». Contexte différent, incomparable à une explosion nucléaire, et pourtant au week-end dernier, j’ai pensé à cette phrase en me baladant à Boyardville, le secteur de l’île d’Oléron le plus touché par la tempête Xinthia, et donc le plus concerné par les destructions autoritaires. 150 maison doivent y passer, et les récents propos des hommes qui nous gouvernent, affirmant qu’aucune destruction ne serait finalement imposée, ne sont que poudre aux yeux. Comité de défense, pétition en ligne, tout est en place pour lutter pied à pied contre des décisions arbitraires. Une bonne connaissance du terrain et surtout quelques travaux sur les digues et quelques mesures de bon sens suffiraient à permettre la totale réoccupation du site.
A part ça, il ne s’est rien passé à Boyardville, pourrait dire un badaud lambda : les pièges à touristes vendent à nouveau glaces à l’italienne et moules-frites, maillots de bain et bateaux gonflables sont aux devantures des boutiques, les bateaux promènent les vacanciers, notamment La Marcelle. Elle est très belle, La Marcelle :

En plus, La Marcelle, surnommée « bateau-pirate », fait le tour du fort Boyard, celui de la télé, regarde bien, regarde mieux, y’a le père Fouras qui relit Duras en haut de sa tour :

Au week-end dernier, les voiliers quittaient leur hivernage pour retourner dans leur milieu naturel. C’est la plaisance, c’est le pied. Ce n’est plus Duras qui écrit, c’est Renaud qui chante. A voir ce bateau proche de la jetée, j’ai pensé au film Liberté-Oléron, réalisé bien avant qu’il ne se passe quoique ce soit à Boyardville :

Il ne s’est rien passé à Boyardville ? c’est vrai, tout est sec, joli, joyeux, parfois même il y a du soleil alors que la météo annonçait un temps pourri. Il ne s’est rien passé ? et pourtant, dans certains jardins en contrebas de la sinistre digue, des meubles, des coussins, des jouets, des vies entières tentent de reprendre la forme et l’odeur qui étaient les leurs. On aperçoit encore, parfois, des traces d’humidité sur les murs, une ligne bien droite. Il faudrait être le roi des charognards pour prendre cela en photo et le coller dans un blog. On n’est pas des voyeurs, on a juste mal au cœur d’un tel gâchis.

Diaporam’art # 10

Crucifixion

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Billi sans souci ?

Billi, c’est le petit nom du nouveau terminal de l’aéroport de Bordeaux, diminutif de « Bordeaux illico ». Après le double terminal destiné aux gros avions, et le petit mais agréable terminal de Régional (la filiale d’Air France qui fait voler des petits coucous, c’est sympa, tu montes dedans à l’ancienne, en passant par le tarmac), voici donc un nouveau bâtiment, destiné aux compagnies low cost. Inauguré aujourd’hui, ce terminal a l’honneur d’un article dans Le Monde. Ce que ne dit pas l’honorable canard, c’est que cette extension de l’aéroport pose un problème environnemental majeur, dénoncé par Les Verts à plusieurs reprises : les eaux de ruissellement du tarmac coulent directement dans la nature, notamment dans une petite rivière (la Jalle de Blanquefort) qui traverse une réserve naturelle (celle du marais de Bruges, déjà en cours de grignotage par l’urbanisation galopante). L’intensification attendue du trafic ne peut qu’aggraver le problème.

Collection # 51

Manif




HP et Epson n’ont qu’à bien se tenir …

… parce-que la concurrence est rude. L’imprimante grosse comme un tracteur, belle comme un camion, qui fonce à toute vibrure, c’est has been. L’avenir est dans le lutin cubique qui fait tout de ses petites mains. Ode à la lenteur et à la couleur avec cette imprimante en Lego, dont la vidéo de la démo a été dénichée sur le site de La Dépêche (vidéo supprimée le 22 juin, celle-ci étant précédée d’une pub au bruit infernal).

Diaporam’art # 9

Soyons réalistes, demandons l’impossible

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Une idée dans le vent

Il est souvent reproché aux éoliennes de faire un boucan d’enfer et de faire moche dans le paysage. Pour le boucan, c’est peut-être vrai, mais les champs de moulins à vent que je connais sont loin de toute habitation. Quant à l’esthétique, je ne vois pas où est le problème, je trouve même que c’est plutôt joli. Moi qui ai l’habitude d’emprunter une des autoroutes les plus monotones du pays, l’A83 entre Niort et Nantes, je vous promets que les éoliennes font une jolie diversion dans un paysage où il n’y a rigoureusement rien à voir, sauf à considérer comme bouleversant d’originalité une usine de quadricycles à moteur (nom légal des voiturettes) ou une fabrique de brioches pâteuses.
Néanmoins, le vent ne donne son maximum qu’en mer, là où rien ne ralentit sa course, d’où les projets de parcs éoliens off-shore, plus complexes à mettre en œuvre techniquement mais plus productifs, notamment parce-que les pâles peuvent être beaucoup plus grandes que sur les éoliennes terrestres.
Une idée vient de germer sur la côte atlantique : celle d’un parc éolien off-shore au large du Médoc. Ce n’est qu’un balbutiement de début de projet, rien ne dit à ce jour que cela se fera, mais Sud-Ouest mesure déjà les avantages évidents d’une telle installation : pas de querelle de voisinage puisque pas de voisin, un vent plus régulier que sur terre, bref, des atouts bien connus, qui compensent le surcoût de l’opération par rapport à l’équivalent terrestre. L’article met aussi le doigt sur un impact en terme d’emplois : la fabrication des pales géantes pourrait constituer un débouché non négligeable pour certaines entreprises locales, comme EADS Astrium, toujours selon Sud-Ouest. Cette fabrication pourrait même se faire sur l’ancien site Ford de Blanquefort, préservant ainsi un nombre important d’emplois.
Le projet est encore embryonnaire et il faut rester prudent, néanmoins cette éventuelle implantation n’aurait que des avantages pour une région où l’électricité provient surtout du nucléaire : la centrale du Blayais a été récemment inspectée ; sans présenter de défaut majeur, certains manquements quant au respect de l’environnement ont été relevés.

What’s new ? [vendredi 4 juin 2010, 19 h 30]

Une arme en sauce

La force d’un piment se mesure de manière objective depuis 1912, date à laquelle un pharmacologue de Detroit a mis au point une technique permettant de diluer le piment afin d’en déterminer la teneur en capsaïcine, molécule rigolote et qui pique : l’échelle de Colville, du nom du pharmacologue en question, était née. C’est ainsi que l’on peut dire sans se tromper que le piment d’Espelette, mon chouchou, pique vingt fois moins que celui de Cayenne. Le piment le plus fort au monde, le Bhut Jolokia, est tout simplement immangeable : il est 25 fois plus fort que le Cayenne. A ce stade, ce n’est plus un condiment, c’est une arme : c’est bien ainsi que l’armée indienne le conçoit. La semaine dernière, dans sa rubrique « Insolites », Courrier International rapportait ainsi que ce piment était désormais utilisé pour la fabrication de grenades lacrymogènes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Collection # 50

Vignes




What’s new ? [mardi 1er juin 2010, 18 h 00]