Les enfants perdus

Trois établissements scolaires catholiques hors-contrat en Gironde : trois seulement, c’est peu, mais ça fait du dégât auprès des mômes qui y passent. Sud-Ouest s’intéresse aujourd’hui à ces écoles qui échappent en partie au contrôle de l’Education Nationale, en distinguant bien les deux établissements laïcs, honnêtes, qui n’attendent qu’un coup de pouce pour signer les fameux contrats, des trois bahuts intégristes. Deux de ces établissements émanent de la Fraternité Saint-Pie X, mouvance d’extrême-droite pas si mal vue que ça au Vatican d’ailleurs, le troisième est encore pire (c’est l’école Saint-Projet, évoquée dans le documentaire des Infiltrés sur France 2). Revenons aux deux écoles de la Fraternité Saint-Pie X : il s’agit, d’une part, d’une école qui vante ses méthodes d’enseignement dites « traditionnelles », sur les Boulevards, à la limite du Bouscat et de Bordeaux, et, d’autre part, d’un pensionnat de jeunes filles sur la commune de Saint-Macaire, près de Langon. Les effectifs modestes de ces deux écoles s’expliquent notamment par le fait que le paiement des salaires des profs (« profs », en est-on sûr ?) n’est pas assumé par l’Etat, comme c’est le cas des écoles privées sous contrat. En échange, les contrôles de ce qui s’y passe sont ponctuels voire inexistants. On peut laver des cerveaux en toute impunité : après tout, pour former de la mère au foyer enceinte de son 5e lardon à 26 ans, les principaux concepts de la philo ne semblent pas indispensables ! (l’exemple cité existe, je l’ai chopé sur Copains d’Avant). Les enfants qui sortent de ces écoles et qui désirent intégrer l’enseignement public doivent subir un examen. Leurs professeurs ne sont pas non plus habilités à faire passer les examens nationaux que sont notamment le brevet et le bac. Mais ceci n’est pas le plus grave.
Ce qu’on enseigne dans ces écoles, outre les maths et l’orthographe, est élaboré par les esprits fumeux de la fameuse Fraternité Saint Machinchose, cette même Fraternité (galvauder à ce point ce mot me colle la chair de poule …) qui a lancé un appel contre la réception de Simone Veil à l’Académie Française et qui, à ce sujet, a même organisé une manif en région parisienne le 8 mars dernier, les rois de la calote reprochant à cette femme courageuse d’avoir élaboré et fait voter la loi légalisant l’avortement. Toujours au rayon des idées moisies, on peut lire sur le site web de ce groupe maladorant (et oui, j’ai cliqué, mais pour le lien : tintin ! pas question de leur faire de pub !) qu’il est contre le suicide (« mettre fin à ces jours, c’est tuer, et tuer, c’est un crime »), que, dans les écoles françaises, les enfants sont encouragés à l’homosexualité (en rapport avec le court-métrage sur la tolérance intitulé « Le baiser de la lune »), sans parler d’appels plus ou moins clairs à la haine envers les juifs et les musulmans « puisqu’ils sont contre le Christ ».
Jésus, bouge ton cul, y’a des cons qui crachent sur ta tombe !

—> Rebondissement (3 juin) : Sud-Ouest signale que le collège St-Projet, encore plus ultra-catho que les établissements de la Fraternité Saint-Pie-X, et qui avait fait l’objet du reportage des Infiltrés, vient d’être contrôlé par l’Educ’Nat’, preuve que la télé peut faire bouger les choses. Il en ressort que les SVT ne sont pas enseignées et que l’histoire l’est mal. Les enfants ne sont donc pas en mesure de maîtriser le socle commun de connaissances attendu à la fin de la scolarité obligatoire. Les parents doivent les scolariser ailleurs à la rentrée prochaine, sous peine de poursuites judiciaires pour défaut de scolarisation. Sans élève, le collège risque de fermer. C’est une excellente nouvelle.

« Les fachos, cassez-vous de là, sinon demain on fait exploser Saint-Eloi »

C’était un des slogans de la manif d’hier, manif qui réagissait au défilé intégriste organisé dans des quartiers passablement plus périphériques. Beaucoup de manifestants, tous âges, toutes convictions confondues, pas seulement des anars en noir qui veulent en découdre, loin de là. Un défilé long, très long, que j’ai quitté sur la place de la Victoire après trois heures de marche. Les dispositifs policiers mis en place étaient surdimensionnés et surtout désagréables, jusqu’à l’hélico qui surveillait la foule et les barrières anti-émeute sur les camions. On était bien loin des manifs interprofessionnels planplans, où, si les keufs ne font pas leurs grilles de sudoku pendant le turbin, c’est uniquement parce-qu’ils n’en n’ont pas le droit. Retour sur événement en moins de deux minutes :

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

—> A cliquer :

  • L’article de Libé-Bordeaux qui relate l’événement.
  • Un bon article d’Aqui sur le même sujet, qui fait notamment allusion à la présence à Bordeaux de Caroline Fourest. Je ne cite volontairement pas Sud-Ouest, pour l’instant totalement à côté de la plaque sur ce point.

—> Rectificatif (30 mai, 17 h 15) : si ce matin relativement tôt, lorsque j’ai parcouru le site de Sud-Ouest, il n’y était question que de la manif des intégristes, la contre-manif étant traitée par dessus la jambe, ce n’est plus le cas actuellement. Le quotidien a mis en ligne un article honnête relatant cette contre-manif, mais sans rien apporter de neuf par rapport aux autres sources.

Diaporam’art # 8

La vie à deux

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ne pas laisser passer

On ne peut pas laisser passer ce qui porte atteinte aux droits humains, notamment la liberté des femmes envers leur propre corps. Demain, à Bordeaux, ces salopiots d’intégristes cathos — véritables insultes aux catholiques honnêtes, il y en a, j’ai des noms —, envisagent sans autre forme de procès de défiler dans la ville en proférant des slogans contre l’avortement. Les assassins, qui salivent de plaisir en bousillant la vie des femmes. Il est vrai que troncher la bonne, dans certains milieux aristocratiques, peut te poser un homme.
Pour lutter contre ces culs-bénits infernaux, une seule solution : être plus nombreux qu’eux et gueuler plus fort qu’eux. Rendez-vous demain à 12 h 30 place de la Comédie à Bordeaux. La manif est initiée par tout ce monde-là : Collectif bordelais pour les droits des femmes, AC! Gironde, APAFED, CIDF, Comité de défense de la Gynécologie médicale 33, Femmes Solidaires, GIROFARD centre LGBT d’Aquitaine, Libre pensée 47, Maison des Femmes, Mouvement Jeunes Femmes, Mouvement le CRI, Ovaires et contre tout, Planning familial, SOS racisme Gironde, UFAL,UR CIDF, CNT FAU, FSU, SUBTP33 CNT Bâtiment, Solidaires 33, Sud étudiant, Sud Emploi, UD CGT 33, Europe écologie/les verts, FASE 33, Gauche Unitaire, Groupe Anarchiste Bordelais, JC33, MJS 33, NPA, Parti de Gauche, PCF 33, PRG 33, PS 33.
J’y serai, soyez-y aussi.

Collection # 49

Prête-moi ta montre, je te donnerai l’heure !




Le nouveau lieu où l’on se baigne

Bordeaux-Plage, c’est connu : c’est la Mare à Canards, que la mairie, les guides touristiques voire les Bordelais s’obstinent à appeler « Le Miroir d’eau des Quais ». Maximum 3 cm d’eau, un bon rectangle bien lisse, des effets marrants (jets d’eau, brouillard), et c’est parti pour une franche partie de rigolade à base de glissades et éclaboussures, sans trop de danger. Bilan : la foule dès que la température extérieure permet de mettre les gosses en maillot sans leur faire courir le risque d’une pneumonie. La foule, c’est bien ça le hic. Va retrouver ton lardon dans une meute pareille ! Sans parler des autres nuisances, comme le piétinage de la serviette, la chaussure gauche séparée tragiquement de la droite, le bruit et même le risque d’être coursé par un chat géant :

D’où une solution alternative, permettant d’allier une piscine certes plus petite mais plus profonde (pas besoin de se rouler par terre pour être trempé), et surtout beaucoup moins bruyante car nettement moins utilisée à ce jour. Il s’agit de la Fontaine du Monument des Girondins, dans laquelle quelques minots un peu ados batifolaient aujourd’hui, les lascars montrant leur bronzage à des chipies qui riaient au soleil :

Voilà pourquoi j’aime le fort de Socoa

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Diaporam’art # 7

Les ponts

Ce diaporama nécessite JavaScript.

What’s new ? [vendredi 21 mai 2010, 21 h 45]

  • Justement parce-que à l’instant même où je vous blogue, il en passe un au-dessus du jardin : ciel, c’est un avion (photos Magnum publiées par Slate).
  • 14,5 °C : c’est la température moyenne enregistrée en avril 2010 sur terre, ce qui en fait le mois d’avril le plus chaud de l’histoire, du moins depuis que l’humain mesure ce genre de chose. Et moi qui trouvais que, excepté depuis avant-hier, ce printemps nous la jouait glaçon … (Terra-Eco).
  • Ça reste du domaine de l’hypothèse, mais ça fait quand même froid dans le dos : la fin de la vaccination contre la variole a pu contribuer à la flambée de VIH (Sciences & Avenir).

La machine à mesurer la mer

Restons à Socoa, sur une jetée à deux pas du fort. La machine à mesurer la mer n’est pas dans la petite maison visible sur la photo, ou du moins n’est plus, mais juste derrière, planquée, là où des mâles soulagent des besoins physiologiques urgents ; en clair, l’abri qui abrite la machine sent le pipi, donc pas de photo.
Cette machine est d’un fonctionnement simple, du moins en apparence, mais son utilité est majeure : il s’agit d’un marégraphe, c’est-à-dire d’un instrument qui mesure le niveau de la mer au même endroit à heures fixes. C’est ainsi que sont calculés les coefficients de marée.

Collection # 48

Les gardiens de l’église
Bordeaux, église Ste-Eulalie



On dirait du Vauban …

… et c’est bien un peu du Vauban, mais pas seulement. Le fort de Socoa fait partie des ces coins où j’ai du mal à ne pas retourner dès que je mets le peton au Pays Basque, ce qui fut le cas au week-end dernier. Le fort en lui-même n’a rien de bouleversant, d’autant plus qu’il se délite et tombe en ruine vitesse grand V, mais il permet d’avoir une très belle vue sur la baie de Saint-Jean-de-Luz et sur les vagues qui s’écrasent en grands splaouch de colère sur les brise-lames qui protègent la baie. Revenons au fort, on causera vagues ultérieurement (je suis à la bourre côté boulot, please, soyez patients).

Le fort originel n’est pas l’œuvre du grand architecte de Louis XIV pour la bonne raison qu’il a été construit bien avant que Vauban soit né. En fait, l’idée de sa construction a germé dans l’esprit d’Henri IV, qui voulait protéger la frontière avec l’Espagne, celle-ci ayant à l’époque des velléités expansionnistes peu compatibles avec l’intégrité du territoire français. Il faut d’ailleurs attendre la fin de la guerre de Trente ans, au XVIIe siècle, pour que la frontière entre les deux pays soit enfin établie de manière un peu sérieuse, à un mini terrain vague près au beau milieu de la Bidassoa : l’île des Faisans, que la France et l’Espagne dirigent à tour de rôle, mais tout le monde s’en tape puisqu’il n’y a aucun habitant sur le résidu herbeux.
Revenons au fort … C’est donc Henri IV qui a l’idée, mais c’est Louis XIII qui s’y colle. La construction de la petite forteresse n’empêche pas l’Espagne de s’en saisir et de poursuivre les travaux. Puis la bâtisse repasse du côté français, où Vauban, enfin, achève l’œuvre à la fin du XVIIe siècle. L’aspect actuel du bâtiment est, à peu de choses près, ce qu’il était au début du XVIIIe siècle, période à laquelle d’ultimes modifications furent apportées.

Diaporam’art # 6

Lire

Ce diaporama nécessite JavaScript.

What’s new ? [jeudi 13 mai 2010, 15 h 00]

—> Illustration : MC ESCHER, Relativité, milieu du XXe siècle

Quelques nouvelles du lycée et des huîtres

Cette note est un peu bancale, un peu bric et un peu broc, mais je voulais partager quelques infos récentes concernant deux faits dont j’ai parlés ici même et parfois de traviole pour l’un d’eux. Mea culpa et mise à jour concernant d’une part le lycée expérimental d’Oléron (lien vers la note initiale) et la surmortalité des naissains d’huîtres (lien aussi) :

  1. Le CEPMO ne fermera pas. Certes, ce lycée expérimental, sa centaine de lycéens et sa vingtaine de profs sont toujours aussi indésirables sur la commune de St-Georges-d’Oléron, mais, si le maire et ses potes se débarrassent du bébé (que la tempête Xynthia a sottement négligé de noyer avec l’eau salée du bain), le rectorat de Poitiers s’est ému de l’affaire. Après avoir pendant un temps envisagé de déménager lycée, élèves et personnels sur le continent, en l’occurrence à Rochefort, il se pourrait qu’une solution de maintien sur l’île voit le jour sur la commune de St-Trojan. L’affaire n’est pas encore conclue, et l’article de Sud-Ouest lu ce matin reste prudent.
  2. Les huîtres maintenant. J’avais affirmé que les naissains alimentant les autres régions ostréicoles françaises venaient du Bassin d’Arcachon : c’était vrai jusqu’en 2008. Depuis que la mortalité des larves d’huîtres dépasse les normes acceptables, les Arcachonnais gardent leurs bébés huîtres pour eux. Ils ont même importé des huîtres mères pour assurer la reproduction. Un article du Monde, datant d’hier, affirme que cette surmortalité devrait encore être présente cette année. L’IFREMER tâte du génie génétique pour élaborer une huître résistante au germe incriminé, tandis que des mesures dites « de bon sens » sont conseillées aux producteurs. L’AFSSA enfin propose que soit mise en place une traçabilité des huîtres.

Collection # 47

Interdire



Rose mauve

Au début de sa jeune vie de fleur, alors que le bouton la démange encore, la rose semble naïvement … rose ! Autant dire banale, attendue, mais jolie quand même :

En grandissant et en épanouissant ses charmes de jeune adulte, sa couleur devient plus soutenue, elle affirme sa personnalité de fleur pas tout à fait comme ses sœurs. Elle attire le regard par sa teinte atypique, rose sortie d’un film de science-fiction ou d’un roman fantastique, une couleur pas assez vraie pour être celle d’une rose :

C’est lorsque sa maturité s’affirme pleinement, alors que la vieillesse la guette au coin de l’épine, qu’elle prend vraiment cette couleur surprenante, et triste un peu aussi, qu’est le mauve :

Toute une série de rosiers mauves a ainsi été plantée à Bordeaux l’an dernier (ou était-ce il y a deux ans déjà ?) à gauche du miroir d’eau des quais lorsqu’on a la Garonne dans le dos. Certains diront peut-être que c’est une variété banale, qu’ils ont la même chose dans leur jardin, peut-être, mais cette couleur m’a suffisamment surprise pour que j’en dise deux mots ici.

Diaporam’art # 5

Boire un petit coup, c’est agréable

Ce diaporama nécessite JavaScript.

999 années de SMIC

Ce mois-ci, Alternatives Economiques (mensuel qui traite vraiment d’économie, et qui n’en galvaude pas le terme en ne parlant que de pognon qu’il faut grignoter sur le dos des autres et de valeurs boursières), fait sa une sur le thème « Pourquoi les riches doivent gagner moins ». Au milieu du dossier, un tableau intitulé « Sur une autre planète ». Tableau qui me permet de constater, sans amertume aucune tant il s’agit effectivement d’une autre planète, que le footballeur Thierry Henry gagne en une heure l’équivalent de ce que je gagne en presque trois mois, ce qui pour lui équivaut à 999 années de SMIC gagnées en un an. Plus pauvre sur cette planète-là, l’acteur Jean Dujardin qui, sans être nullissime, n’est quand même pas le plus grand comédien de sa génération, récupère en une heure ce que je gagne en six semaines. No comment.

Les huîtres malades de la peste

« Peste », c’est un grand mot, mais j’ai voulu tenter le titre accrocheur. Par contre, « malades », ça c’est vrai. L’huître souffre. Certes cela ne lui fait point bobo puisqu’elle ne dispose pas d’un système nerveux central lui permettant de s’exprimer comme vous et moi par des « aïe ! » de douleur, mais elle souffre néanmoins. Ou plutôt ses petits : les minuscules bébés huîtres que dans le jargon on appelle « naissains ».
Celui qui crie « aïe ! », c’est l’ostréiculteur. Et ça fait un moment que ça dure. Du coup, 300 ostréiculteurs sont aujourd’hui montés à la capitale pour pousser un coup de gueule, parce-que ça commence à bien faire ces naissains qui meurent, jusqu’à 100% d’un stock parfois. Nos amis ostréiculteurs voudraient donc que les pouvoirs publics se remuent le popotin pour activer la recherche sur le sujet et accessoirement identifier et punir comme il se doit les responsables de ces décès. Sortez le goudron et les plumes ! Parmi les coupables désignés, j’entendais ce midi sur Inter le nom d’un organisme pourtant fort sérieux : l’IFREMER. Les uns l’accusent de ne pas mener les recherches qui s’imposent, d’autres envisagent carrément que l’institut en question ait pu, involontairement, empoisonner les bébêtes. J’entendais aussi, il y a un peu plus longtemps et je ne sais plus bien où, que la cause de cette surmortalité des bébés huîtres, très marquée depuis trois ans maintenant, serait liée à l’implantation déjà ancienne d’une huître OGM (dite « huître des quatre saisons » parce-qu’elle ne fait pas de « lait », même dans les mois qui ne sont pas « en R »), plus fragile que ses consœurs. Honnêtement, mon faible bagage scientifique ne me permet pas de trancher.
Par contre, des infos traînent un peu sur le net : cette surmortalité serait ainsi plus ancienne qu’on le dit, même si elle est particulièrement marquée depuis 2007-2008. Depuis 1991, des stocks entiers ont ainsi été décimés par une bactérie apparemment bien identifiée, mais dont l’origine reste encore floue. En ce qui concerne la vague de surmortalité actuelle, elle se caractérise par la très grande rapidité du phénomène : en deux jours, la bête est morte, et ce quelle que soit la région de la zone d’élevage. Le fait d’élever les huîtres dans des claires (anciennes salines aujourd’hui utilisées comme bassins d’élevage dans la région de Marennes-Oléron) les protègerait peut-être mieux que l’élevage en pleine mer, mais les études menées par l’IFREMER restent vagues, beaucoup d’éléments se contredisant. Le lieu où ont éclos les œufs pourrait avoir une incidence, or une large partie des naissains français sont fabriqués, si je puis m’exprimer ainsi, dans le Bassin d’Arcachon. Ça la fout mal pour l’image de la région, mais c’est une réalité. Les pics de mortalité sont généralement associés à une hausse des températures de l’eau de mer, ce qui explique que l’huître meure davantage l’été. A cela enfin s’ajoute l’apport d’eau douce dans les zones d’élevage, chargées en polluants divers : des claires de Marennes trempent dans l’estuaire de la Seudre, le Bassin d’Arcachon reçoit l’eau de plusieurs minuscules cours d’eau et d’un plus gros (la Leyre), originaire des Landes. Un virus pathogène a été identifié ; il est aujourd’hui présent dans la quasi-totalité des lots testés par l’IFREMER, mais est-ce lui et lui seul qui tue les huîtres ?
Bilan à court terme : les huîtres mettent trois ans pour atteindre la taille la plus facile à commercialiser (la taille 3, qui est aujourd’hui la plus vendue). On se dirige donc vers une pénurie pour l’hiver 2010-2011, et un manque à gagner très net pour toute la filière ostréicole. C’est dommage, car les huîtres de Gujan-Mestras, que nous avons achetées dimanche chez mémé (comment ? je ne vous ai jamais parlé de mémé ? c’est pas pooooossssssiiiible !), étaient succulentes (quoiqu’un peu grasses à mon goût, j’ai mis du citron même si je sais bien que c’est péché).

Collection # 46

Les plates

Les ostréiculteurs utilisent ces embarcations pour aller travailler dans les parcs où grandissent les huîtres et rapporter sur la terre ferme les poches pleines du succulent mollusque. Pour tout savoir sur la croissance des huîtres, allez faire un tour chez une copine !



What’s new ? [mardi 4 mai 2010, 17 h 40]

Diaporam’art # 4

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les couettes de l’oiseau

Après la manif de rigueur en ce jour et un chouette déjeuner sur la terrasse, activités de plein air et sous ciel bleu (ou presque) alors que dame météo nous promettait douches et grand frais, nous avons ressenti un fort besoin d’effectuer une vraie marche à pied, à un rythme soutenu et avec du paysage autour. Résultat : la partie du sentier du littoral qui borde une partie du parc ornithologique du Teich, là où il y a des cigognes. La cigogne, c’est banal, je préfère vous montrer un autre zozio, que je ne connaissais que de nom : le grèbe huppé. Assez peu farouche a priori, il est facilement reconnaissable à ses deux petites couettes, façon gamine des années yé-yé allant à sa première suprise-partie :